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Bonsoir
Le titre de ce message figure dans ma liste pour l'oral du bac, dans la catégorie "Questions abordées". Seulement nous ne n'avons pour ainsi dire pas évoqué ce sujet, aussi les rares notes que j'ai dessus laissent sérieusement à désirer... Aussi cette expression demeure pour moi assez obscure. J'ai trouvé la définition suivante sous wikipedia :
On appelle convention théâtrale tout élément dramatique parfaitement irréaliste ou invraisemblable (que ce soit dans les décors, l'interprétation, les dialogues, la distribution, etc.) mais qui est cependant considéré par le public comme tout à fait normal.
Cette convention est l'ensemble des présupposés idéologiques et esthétiques, explicites ou pas, qui permettent au public de recevoir correctement la pièce. C'est une entente entre les spectateurs et les artistes selon laquelle le spectacle correspond à des normes connues et acceptées.
Jacques Copeau disait : J'appelle convention au théâtre l'usage et la combinaison infinie de signes et de moyens très limités, qui donne à l'esprit une liberté sans llimite et laisse à l'imagination du poète toute sa fluidité.
Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention … C3%A2trale »
Le premier paragraphe est tout à fait clair, le second un peu moins, et j'ai peur de ne pas saisir le sens exact de la citation.
Si quelqu'un pouvait m'apporter son aide en me fournissant des exemples précis ou en me donnant une autre définition, cette aide serait la bienvenue !
Bonsoir Rosette,
La convention théâtrale a des composants idéologiques et esthétiques.
Pour les présupposés idéologiques, parlons par ex. des règles de bienséance du siècle classique, ou du mélange des genres pour le drame romantique, ou de la double énonciation…
Les présupposés esthétiques (donc chargés de répondre à une certaine idée du beau ou du convenable ou de l'acceptable) se confondent parfois avec les précédents mais peuvent concerner aussi la manière d'envisager le costume (par ex. le code de la commedia dell'arte, l'introduction du costume en accord avec l'action sous l'influence de Talma), les décors (fixes au début, introduction des peintures au XVIIIe siècle), l'espace théâtral (des tréteaux à une cour d'auberge pour le théâtre espagnol, au théâtre circulaire à ciel ouvert élisabéthain ou à la salle pour le théâtre français…), l'emploi des vers pour la tragédie, de la prose pour la comédie (au siècle classique, mais avec toutes les entorses à cette règle pour la comédie qui prétend avec Molière rivaliser avec le genre noble).
Quant à Copeau, il veut simplement dire que la convention n'est pas une contrainte qui s'impose au dramaturge mais plutôt une sorte de grammaire ou de langue aussi souple que peut l'être la langue vernaculaire… L'écrivain peut combiner à l'infini les conventions théâtrales comme il peut combiner à l'infini les mots de la langue.
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