Les individus se perçoivent principalement entre eux en fonction des codes qui régissent la société à laquelle ils appartiennent. Et dans tous les cas, l'apparence est fondamentale car elle est un facteur d'acceptation de l'individu qui obéit à ces codes ou de rejet dans le cas contraire. Nous comportons-nous vraiment comme nous le dicte notre conscience ou comme ce que les autres attendent de nous. Pourquoi je traîne souvent avec mon vieux pantalon chez moi ou je choisis des vêtements plus "soignés" lorsque je vais travailler ou sortir?
passeur d'aurore a écrit :
1.Les individus se perçoivent principalement entre eux en fonction des codes qui régissent la société à laquelle ils appartiennent.
2. Nous comportons-nous vraiment comme nous le dicte notre conscience ou comme ce que les autres attendent de nous.
3. Pourquoi je traîne souvent avec mon vieux pantalon chez moi ou je choisis des vêtements plus "soignés" lorsque je vais travailler ou sortir?
1. Car la perception (avec les 5 sens) ne peut pas être naturelle? Ta phrase cumule tout ce qui est "acquis", imposé même.
2. Sans doute jusqu'à un certain âge et à partir d'une certaine maturité: oui 
3. Car tu es plus concerné de ton image de marque que certains (vanité cf peintres du XVI-XVIIèmes s.)? Ou peut-être te sens-tu fortifié dans ton armure pour mieux travailler (ça donnerait une valeur estimable au geste) ou mieux t'amuser.
Ina a écrit :
"Chaque homme a trois caratères: celui qu'il a, celui qu'il montre et celui qui croit avoir"
Un exemple bien connu:Basil Hallward,Dorian Gray,Lord Henry...Décidément,un homme (Oscar Wilde) inquiétant...de "triplicité"? 
Dernière modification par DANDY (17/10/2007 20:09)
Étrange citation qui semble exclure l'auteur lui-même!
La notion de l'artiste et la création semble lui avoir échappé.
Il y a aussi des James Vanes dans la vie.....dans la vraie vie;
Selon moi, on ne peut pas se définir soi-même, car en réalité, nous ne nous connaîssons déjà pas nous-même.Il nous arrive parfois dans la vie de faire des gestes, des actes, de dire des choses qui nous étonne , si bien que nous n'arrivons pas à nous cibler réellement: un doute subsiste toujours, et puis comme certain l'ont déjà dit, nous avons aussi tendance à nous complaire à être une autre personne pour nous "protéger" ou alors tout simplement pour ressembler aux autres même si nous avons déjà notre propre personnalité, même si nous y croyons dur comme fer: en effet, certains évènement , des obstacles, des malheurs, des difficultés engendrées par nos vies, font que chacun de nous a sa propre conception des choses et cette conception au fil du temps se modifie, se raffermit jusqu'à trouver celle qui nous correspond le mieux. La question est alors de savoir si on est toujours la même personne qu'on est ou qu'on croit être, car au fil du temps, notre personnalité change, nos habitudes et nous aussi nous changeons sans toutefois le remarquer! C'est ce qui est très complexe, nous croyons être la même personne mais lorsqu'on y réfléchit bien, nous ne le savons nous-même pas très bien. La question qui se pose n'est pas si je suis "moi" mais plutôt suis-je toujours moi?
JSC a écrit :
passeur d'aurore a écrit :
1.Les individus se perçoivent principalement entre eux en fonction des codes qui régissent la société à laquelle ils appartiennent.
2. Nous comportons-nous vraiment comme nous le dicte notre conscience ou comme ce que les autres attendent de nous.
3. Pourquoi je traîne souvent avec mon vieux pantalon chez moi ou je choisis des vêtements plus "soignés" lorsque je vais travailler ou sortir?1. Car la perception (avec les 5 sens) ne peut pas être naturelle? Ta phrase cumule tout ce qui est "acquis", imposé même.
2. Sans doute jusqu'à un certain âge et à partir d'une certaine maturité: oui
3. Car tu es plus concerné de ton image de marque que certains (vanité cf peintres du XVI-XVIIèmes s.)? Ou peut-être te sens-tu fortifié dans ton armure pour mieux travailler (ça donnerait une valeur estimable au geste) ou mieux t'amuser.
Je vais prendre des exemples concrets pour illustrer mon propos:
1. les codes sociaux sont un complément des cinq sens. Je prends l'exemple des femmes musulmanes voilées : leur apparence est à l'opposé des normes de la société occidentale qui a tendance à valoriser les attraits physiques de la femme d'où une sensation de malaise voire de rejet vis à vis de cette apparence qui ne laisse rien paraître.
2. un femme mariée ou non qui n'a aucun désir de maternité, des individus qu n'ont aucun intérêt pour la consommation peuvent quelle que soit leur maturité , agir de façon contraire à leurs convictions personnelles du fait de la pression sociale et du jugement des autres.
3. en toute franchise mon image n'est pas ma principale préoccupation mais elle est sûrement celle de mon patron car par mon apparence c'est aussi l'image de mon entreprise ( et donc sa crédibilité) que je véhicule. Idem pour les sorties : certains restaurants n'accepteraient sûrement pas de me voir débarquer en jogging. C'est tout le problème de vivre dans une société où l'apparence tient une place prépondérante.
hikarisan a écrit :
Selon moi, on ne peut pas se définir soi-même, car en réalité, nous ne nous connaîssons déjà pas nous-même.Il nous arrive parfois dans la vie de faire des gestes, des actes, de dire des choses qui nous étonne , si bien que nous n'arrivons pas à nous cibler réellement
Bonsoir hikarisan!si je ne m'abuse, ton approche de la définition de soi semble typiquement freudienne...La suite de ton message m'apparaît très intéressante;
Exemple:Récemment, un incendie s'est déclaré dans une salle de cinéma. Un policier qui se trouvait dans la salle, pris par la panique, est aller jusqu'à oublier sa fonction en piétinant les autres personnes pour se mettre plus vite hors de danger...Il expliquera par la suite ne pas avoir pu maîtriser son comportement. En effet, comment aurait-il pu dire (consciemment) :"j'ai pleinement conscience que s'il y avait un incendie, je piétinerais les gens pour sortir plus vite".
Je trouve que c'est un exemple parfait de ton idée, à savoir que certain de nos actes (ou du moins de leurs raison!) ne nous sont pas nécessairement intelligibles... 
un exemple parfait^^ mais qui me me semble tiré par les cheveux
,je crois m'être mal exprimée, je voulais dire que, par exemple, il nous arrive de faire des mauvaises choses, sur le coup, on n'y pense pas, ce n'est que par la suite que l'on regrette, étions-nous la même personne quand nous avons fait cette chose et après lorsque nous l'avons regretté ?? Je ne le pense pas et par conséquent, nous ne savons pas vraiment qui nous sommes, car nous changeons sans cesse nos points de vue!
Que veux-tu dire par "freudienne"?
Effectivement, je n'avais pas saisi ainsi le sens de ton message! 
hikarisan a écrit :
Selon moi, on ne peut pas se définir soi-même, car en réalité, nous ne nous connaissons déjà pas nous-même. Il nous arrive parfois dans la vie de faire des gestes, des actes...
Par "approche freudienne",je faisait référence au schéma (freudien!) du psychisme et au fait bien sur qu'il est impossible de se connaître soi-même, ceci du à l'existence de l'inconscient..Je pensait que tu y faisait référence lorsque tu parlais de "certains actes, certaines paroles qui nous étonnes"...Car il est bien connu que certains lapsus (par exemple) sont le reflet d'un désir inconscient... 
ah! J'en avais aucune idée de ce schéma et j' n'en faisais pas référence^^ Je dormirais moins bête ce soir 
Dernière modification par hikarisan (17/10/2007 23:37)