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Je me pose la question de cuber ou non, c'est-à-dire de faire une seconde khâgne.
J'aimerais savoir si quelqu'un ici pourrait me renseigner quant à la possibilité ou non d'obtenir la L3, au moins partiellement, et si c'est le cas quelles épreuves il y aurait à passer.
Si quelqu'un qui est déjà passé par là pouvait m'éclairer sur l'imbroglio du système universitaire...
Merci
On ne peut pas savoir à l'avance si tu pourra accéder directement la Licence 3, cela dépendera surement de tes notes, de la comission pédagogique et de la faculté ou tu postuleras : le systéme universitaire n'est pas unifier tout ce fait au cas par cas pour de tels problémes, chaque université gère comme il le souhaite son petit monde respectant de trés grandes lignes de conduite.
donc, il faut que tu te renseignes directement au sein de la faculté qui t'interesserait, tu n'as pas vrailent d'autres choix...
sachant que les épreuves que tu serais suceptible de repasser serait des matières qui n'existent pas en prépa : ancien français (phonétique, sémantique, morphologie) et lingusitique moderne et générale !
l'imbroglio du système universitaire...
il n'y a pas d'imbroglio normalement, la devise de l'université devant être :
"fait comme il te plait et comme bon te semble pour ton avenir."
mais cet esprit tend à disparaitre :présence obligatoire, méthodologie intempestive et inutile, etc... ceci n'étant nécessaire que pour une infime minorité : les personnes réellement motivées qui ont des difficultés !
voila... pas beaucoup d'éclaircissement, mais on ne peut pas t'en apporter me semble-t-il ?
Merci de ta réponse, mais je voudrais savoir s'il te paraît possible de rattraper les cours non suivis en prépa que tu citais en peu de temps. Est-ce faisable de rattraper assez rapidement les cours de L2+L3 dans ces disciplines pour passer les épreuves dont je n'obtiendrais pas la dispense?
Ou est-ce vraiment insurmontable?
Comment te paraissent ces disciplines, faut-il beaucoup de travail pour y arriver?
Merci
Salut toi, (à quel prénom réponds-tu d'ailleurs ?)
Je m'appelle Fabien, je finis ma première khâgne a Clermont Ferrand cette année, et la certitude d'avoir planté Normale Sup (le concours était "fun" cependant..) me fait revenir l'année prochaine, pour le fun (sic).....
Voila, je suis content de voir que pareil élan masochiste peut être partagé - j'aimerais en outre faire ta connaissance....
Littéraires amitiés,
Fabien
(fabien-champion@caramail.com
ou
ficampin_love@hotmail.com)
cob : oui, tu pourrais rattraper le retard si tu travailles honnêtement toute l'année et en préparant ta rentrée durant les vacances d'été...
il n'y aura pas de souci :
- la linguistique, c'est pas bien compliqué,
- l'ancien français, c'est 70% de bachotage...
Donc tu penses que c'est faisable.
Cependant il faut avoir le courage de travailler les deux programmes, celui de l'ens plus celui de la fac, ça ne va pas être de tout repos!Comme si un ne suffisait pas.
Merci de tes conseils, car mon ufr n'est pas conciliant pour m'accorder la licence.
Je risque de faire appel à tes conseils si je décide de cuber.
A bientôt
question idiote: peut-on cuber même si on n'est même pas sous-a au concours?
Evidemment ! Pas partout, mais on le peut. Mais ce qui est important, c'est de considérer quel profit tu peux avoir à cuber. En général, les profs considèrent (ont-ils raison ou non, je n'en sais rien) qu'il n'est pas profitable de cuber si les exigences du concours sont démesurées par rapport au niveau particulier du candidat. On peut faire une khâgne sans viser le concours, mais cuber implique forcément que le concours est la finalité "suprême". Donc si tu veux cuber parce que tu penses avoir le niveau (même si tu as échoué la première année) pour décrocher l'année suivante une admissibilité voire une admission, fais-le . Mes anciens profs de prépa racontaient toujours le cas d'une fille qui n'avait rien fichu pour sa première khâgne; évidemment elle a échoué lamentablement au concours. Elle les a supplié de cuber (étrangement, car elle n'était absolument pas motivée lors de sa première khâgne, prenant tout à la dérision); ils refusaient au début, n'en voyant pas l'intérêt, puis ont fini par céder. Ils ont bien fait car elle s'est démenée la seconde année, travaillant d'arrache pied, faisant preuve d'excellence. Elle n'a pas eu le concours, mais peu importe:elle était vraiment à sa place en khâgne, et cela lui a été profitable (ainsi qu'au reste de la classe, question d'émulation).
Au niveau pratique, on peut cuber:
- soit dans son propre lycée. Relativement facile, car les profs te connaissent: si tu as raté le concours par "malchance", ils te pousseront à cuber.
- soit ailleurs, dans un plus "grand" lycée par exemple. Là c'est plus difficile. En général, ils ne prennent que les admissibles voire les sous-admissibles (avec de très bonnes appréciations pendant l'année). Les prépas moins ambitieuses peuvent t'accepter s'il leur reste beaucoup de places.
merci de m'avoir répondu!
Disons qu'après une (très) bonne hypokhâgne, j'ai fait une khâgne un peu décevante (pas catastrophique mais je ne suis plus en tête de classe).
Ce n'est peut-être pas une excuse, mais j'ai eu des problèmes familiaux et j'ai eu du mal à m'investir vraiment dans le travail.
Puis comble de malchance, juste avant les vacances de février, une mauvaise grippe m'a cloué au lit pendant près de 2 semaines (impossible de bosser) et j'en suis sorti fatigué et très amaigri.
Bref, après la rentrée, il restait un peu plus d'un mois de cours, les concours arrivent bien vite et je ne suis franchement pas prêt...
J'ai toujours adoré les lettres, je pense que je vais demander à cuber pour tenter de faire une vraie bonne année. Même si j'échoue après ça, j'aurais au moins tout fait pour réussir...
Bonsoir,
1) Cuber n'est pas la seule option qui s'offre aux khâgneux : à moins de vouloir retenter le concours de Normale Sup, ils peuvent aussi rejoindre un cursus universitaire pluridisciplinaire, proche des CPGE. Beaucoup de khâgneux pensent qu'ils vont nécessairement passer d'un cursus pluridisciplinaire (la prépa) à un cursus monodisciplinaire (la licence à la fac), ce qui n'est plus vrai.
J'ai décrit la Licence Humanités de Paris X - Nanterre dans le forum "Humanités à la fac de Nanterre (Paris 10)" (message 4# et suivants, notamment). Vous verrez, c'est très proche d'une CPGE littéraire, ce qui explique que 48 élèves de CPGE soient inscrits en cumulatif en première année, par exemple.
2) Si vous cubez, informez-vous des conditions d'équivalence de l'Université où se trouve votre dossier. Je peux vous dire ce qui se passe à Nanterre, par exemple, puisque j'y enseigne.
-Prenez une inscription administrative cumulative à la ou les Licences que vous avez choisies.
-Durant votre troisième année en CPGE, vous êtes dispensé(e) d’assiduité et des épreuves d’examen.
-Vous bénéficiez de la procédure de VES (Validation des Etudes Supérieures) : vous envoyez à l’Université Paris X un dossier comprenant vos bulletins scolaires des 3 années de CPGE, ainsi qu’un « rapport », où vous expliquez en quoi les études en CPGE vous ont permis d’acquérir les savoirs et les savoir-faire visés par le diplôme où vous êtes inscrit(e). Dans un second temps, ce rapport est soutenu à l’Université Paris X, soit en juin, soit en septembre.
-Sur la base du dossier, de ce rapport et de la prestation orale, le jury (commission pédagogique) décide de valider tout ou partie du diplôme de Licence. Si tout le diplôme est validé, l’Université délivre ce diplôme.
Voilà.
Chr. Bréchet (Univ. Paris X - Nanterre)
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