Cependant, l'homme serait a sa naissance, non seulement incomplet physiquement mais aussi spirituellement, je veux dire que se poser les question fondamentales n'est pas quelque chose qui va de soit...
Galain, je vois vraiment pas pourqoui, il me semble que tout le monde se les pose naturellement, ces questions ? Qui ne s'est jamais demandé ce qu'il faisait là sur terre ?
Je m'étonne de voir réduire l'humain à celui qui a et celui qui veut avoir: des exemples flagrants du contraire nous crèvent les yeux sans que nous voulions les voir.
Le terroriste qui se fait sauter avec sa bombe est un exemple du contraire; les communautés religieuses, les ascètes, en sont d'autres, et je ne parle pas des nombreuses guerillas qui existent de par le monde. L'occident n'est pas le monde!
Evitons de ne voir que ce qui nous arrange: cela ne fait pas avancer la discussion.
Ceci étant dit, je crois que Galain a dit:
-"croire pour vivre.."
Là, je crois qu'il y a, à tout le moins, une erreur d'interprétation!
Croire fait partie du vivre et le vieux parpaillot que je suis, s'il déteste les églises, respecte les religions et croit en un certain nombre de valeurs sans lesquelles il ne saurait que survivre...
Dernière modification par lebeau (05/09/2007 01:22)
Moi je trouve que la recherche spirituelle se perd en quantité même si elle gagne en qualité.
Au moyen-âge, tout le monde croyait de la même façon à la même chose. La croyance était institutionnalisée, et c'était des "êtres supérieurs" qui "connaissaient la Vérité" qui vous disaient quoi croire et quoi faire. Bref, tout le monde croyait à la même chose, mais je pense qu'ils ne devaient pas beaucoup se poser de question. Et lorsque ça leur arrivait, la difficulté de leur vie les sortait de leurs pensées. De plus, seuls peu d'entre eux avaient accès aux pensées de leurs prédécesseurs, ce qui est, je pense, nécessaire pour construire une spiritualité non primaire (digne de son époque)
Bon, je généralise un peu mais j'essaie juste d'exprimer une idée générale.
Aujourd'hui, après beaucoup de changements (séparation de l'Eglise et de l'Etat, mai 68...) la responsabilité de notre spiritualité nous revient à chacun. Il devient de plus en plus rare de grandir dans un environnement totalement croyant, pratiquant. La vie étant devenue plus agréable, la spiritualité n'est plus autant un refuge qu'avant ("bon, je souffre mais ça me fera aller au paradis..."), cette fois-ci, elle ne découle que des questions que l'on se pose.
Bon encore une fois, je généralise un peu, mais je pense qu'il y a du vrai là dedans.
Donc, la spiritualité d'aujourd'hui ne se base plus que sur la volonté de chacun. Certes, tout le monde se pose des questions, mais seule une minorité s'engage vraiment dans une voie spirituelle. Je suis plutôt d'accord avec Galain sur un point : l'influence de la société ne se fait plus par la doctrinatisation des croyances, mais par l'appât du plaisir : la consommation. Un désir a été créé, des moyens pour atteindre ce désir sont là. Le résultat : soit on ne se pose pas (peu) de questions, soit on se dit "ok pour la spiritualité, mais d'abord je bosse pour payer la voiture, et après je prends des vacances pour me reposer..."
Beaucoup de personnes ont pour but d'avoir un bon métier, de trouver l'amour, de fonder une famille, de voyager dans des pays inconnus. Tout cela étant devenu possible, on met ces objectifs en première place dans nos pensées et on met la spiritualité de côté.
D'un autre côté, ceux qui se lancent dans une voie spirituelle sont plus actifs et plus investis qu'autrefois. En effet, suivre une voie spirituelle demande un réel effort aujourd'hui, c'est un travail. Ces personnes ont la volonté de s'engager, ils sont convaincus que c'est pour leur bien, et c'est à eux de trouver ce qui leur convient, de réfléchir et non d'accepter bêtement ce qu'on leur dit (ou tout du moins, ils choisissent à qui ils vont faire confiance, et gardent souvent un esprit critique)
Donc, oui notre société de consommation détourne une certaine quantité de personnes de leur spiritualité. Notez que j'ai bien utiliser le verbe "détourner" et non "remplacer". La spiritualité est ce qu'elle est, si on commence à entrer tous les "objectifs" humains dans ce terme, alors vivre et spiritualité deviendront synonymes...
zed_protect a écrit :
D'un autre côté, ceux qui se lancent dans une voie spirituelle sont plus actifs et plus investis qu'autrefois. En effet, suivre une voie spirituelle demande un réel effort aujourd'hui, c'est un travail. Ces personnes ont la volonté de s'engager, ils sont convaincus que c'est pour leur bien, et c'est à eux de trouver ce qui leur convient, de réfléchir et non d'accepter bêtement ce qu'on leur dit (ou tout du moins, ils choisissent à qui ils vont faire confiance, et gardent souvent un esprit critique)
Donc, oui notre société de consommation détourne une certaine quantité de personnes de leur spiritualité. Notez que j'ai bien utiliser le verbe "détourner" et non "remplacer". La spiritualité est ce qu'elle est, si on commence à entrer tous les "objectifs" humains dans ce terme, alors vivre et spiritualité deviendront synonymes...
Bonjour zp,
jusque là je trouvais ton écrit beau, logique et pas trop controversable. Mais là: je flippe!
Quel baromètre socialo-historico-spirituel te permet de remonter le temps pour affirmer: "plus actifs et plus investis qu'autrefois"?
Il est possible qu'aller à une église et dire un Notre-Père sans trop réfléchir au texte ne demande pas beaucoup d'effort, mais CROIRE , vraiment, a toujours demandé un effort!
Jusqu'à la preuve du contraire, lé seul personnage spirituel dont j'ai connaissance qui a réussi sa vie spirituelle en réfléchissant tout seul, sans lire, sans écouter que lui-même est BOUDHA; Et quand même, si on veut suivre son chemin, il nous faudrait bien faire appel dans un premier temps à un Maître, avant la libération de l'Éveil.
Quel est ton exemple d'une personne spirituelle qui a tout appris tout seul en n'écoutant personne et en lisant rien? A-t-elle beaucoup de succès chez des fièles? (Latin fides=confiance).
La question "faut-il croire pour vivre" est plus globale que tu ne lui prennes. Il existe bien nombreuses sociétés sur cette planète qui ne sont pas entrées dans ce consumérisme qu'il est à la mode de décrier.
"La spiritualité est ce qu'elle est" et un livre est ce qu'il est, et JSC est ce qu'il est.....
il serait utile peut-être de définir ce que tu entends par spiritualité. Au secours, Petit Robert?
Ton "notre société de consommation détourne une certaine quantité de personnes de leur spiritualité" implique la pensée intéressante suivante: est-ce que la spiritualité est commune à tous et innée?
Dernière modification par JSC (24/09/2007 10:42)
Croire ne demande aucun effort, c'est une intime conviction (quelle que soit la croyance)
Tu confonds croire et progresser sur la Voie (quelle que soit la voie)
Et le BOUDDHA, pas Boudha
Parfois nous avons un effort à faire pour nous croire, Léah!
Puis l'effort de faire une démarche....même d'admettre qu'on a besoin de chercher une spiritualité...
Étymologiquement parlant, pourquoi deux D?
Je demande une réforme!
Trouvé sur TLF comme variante:
Seule transcr. dans BARBEAU-RODHE 1930 [bud(d)a]. Lar. 19e et GUÉRIN 1892, s.v. Boudha, Boudhisme, Boudhique avec un seul d
Dernière modification par JSC (24/09/2007 11:12)
Le Bouddha est traduit du sanscrit, je ne saurais t'en expliquer l'étymologie, je sais seulement qu'il signifie L'Éveillé. On le dénomme parfois L'Honoré du Monde ; quant à son vrai nom (dans le civil) c'est le Prince Siddharta.
Bonjour JSC,
Bonjour zp,
jusque là je trouvais ton écrit beau, logique et pas trop controversable. Mais là: je flippe!
N'exagérons rien... pas de quoi flipper
Quel baromètre socialo-historico-spirituel te permet de remonter le temps pour affirmer: "plus actifs et plus investis qu'autrefois"?
Il est possible qu'aller à une église et dire un Notre-Père sans trop réfléchir au texte ne demande pas beaucoup d'effort, mais CROIRE , vraiment, a toujours demandé un effort!
Je n'ai jamais dis qu'autre fois les gens n'étaient pas actifs. J'ai dis qu'aujourd'hui ils l'étaient plus. En effet, je suis d'accord avec toi, croire demande un effort. On ne naît pas avec nos croyances, nous choisissons nos croyances après avoir réfléchi, comparé. Sinon, ça veut dire qu'on ne croit pas vraiment, car notre croyance s'appuierai sur elle même, elle ne s'appuierai sur AUCUNE forme de logique.
Mais je maintiens que croire est d'autant plus difficile aujourd'hui, car la plupart d'entre nous ne grandissent pas dans une atmosphère aussi pieuse qu'autrefois.
En gros, avant = très jeune, tu vivais dans la religion, ensuite tu te posais quelques questions, mais la religion à laquelle tu adhérais te donnais les réponses
aujourd'hui = tu évolues dans une société a caractère principalement athée, ensuite tu te poses des questions. Si ces questions ont une grande importance pour toi, tu réfléchis, tu lis et tu choisis. La spiritualité n'est plus aussi normalisée qu'autrefois.
Jusqu'à la preuve du contraire, lé seul personnage spirituel dont j'ai connaissance qui a réussi sa vie spirituelle en réfléchissant tout seul, sans lire, sans écouter que lui-même est BOUDHA; Et quand même, si on veut suivre son chemin, il nous faudrait bien faire appel dans un premier temps à un Maître, avant la libération de l'Éveil.
Quel est ton exemple d'une personne spirituelle qui a tout appris tout seul en n'écoutant personne et en lisant rien? A-t-elle beaucoup de succès chez des fièles? (Latin fides=confiance)
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Alors là, je ne comprends pas pourquoi tu dis ça. Je n'ai jamais dis que les gens d'aujourd'hui se développaient tout seuls, j'ai même mentionner le fait qu'il était nécessaire d'avoir accès aux enseignements (philosophiques, spirituels...) pour avoir une spiritualité digne de notre temps.
La question "faut-il croire pour vivre" est plus globale que tu ne lui prennes. Il existe bien nombreuses sociétés sur cette planète qui ne sont pas entrées dans ce consumérisme qu'il est à la mode de décrier.
"La spiritualité est ce qu'elle est" et un livre est ce qu'il est, et JSC est ce qu'il est.....
il serait utile peut-être de définir ce que tu entends par spiritualité. Au secours, Petit Robert?
Quand j'ai dis que "la spiritualité est ce qu'elle est", si tu relis mon post tu verras que c'était pour préciser à Galain qu'on ne peut pas changer la définition de spiritualité tel qu'il voudrait le faire, ça retirerai tout sont sens au mot...
Sinon je suis tout à fait d'accord avec toi pour ces "nombreuses sociétés", je me suis totalement axé sur la notre en réponse aux questions sur le matérialisme de Galain, mais aussi parce que je ne connais pas assez les autres civilisations. Mais c'est vrai que j'aurai dû le préciser...
Ton "notre société de consommation détourne une certaine quantité de personnes de leur spiritualité" implique la pensée intéressante suivante: est-ce que la spiritualité est commune à tous et innée?
Je pense que chacun d'entre nous a la faculté de se poser des questions existentielles. C'est de ses questions que la spiritualité née.
Cette faculté est innées, la spiritualité est une conséquence de cette faculté qui ne se développe pas toujours.
Mais pour la personne qui n'a vécu aucune spiritualité de sa vie, je pense qu'il existe au moins un environnement dans lequel il aurait développé une spiritualité s'il y avait vécu.
Dernière modification par zed_protect (24/09/2007 18:40)
J'aimerais revenir sur la question de "faire un effort pour croire". Je pense effectivement Léah , que croire est une intime conviction mais qui n'est pas à l'abri du doute.
J'ai pour ma part passé une grande partie de ma scolarité dans une écolé privée catholique et ai grandie dans une famille assez pratiquante; arrivée à certain moment ( contrainte de vivre dans le secret une relation avec un cousin car cela aurait été vivement condamné par l'entourage) je me suis mise à douter ( comme beaucoup de croyants de n'importe quelle religion, et dans n'importe quelle circonstance), je suis même allée jusqu'à penser que tout ceci n'était vraiment que n'importe quoi. Mais arrêter de croire du jour au lendemain est impossible.
Je voulais simplement dire donc que la conviction est toujours susceptible d'être ébranlée, elle n'est jamais radicale et défintive . On peut prendre également l'exemple de prêtres ou soeurs qui renoncent au plaisir charnel, même si c'est de moins en moins le cas
, ces derniers, sont forcément contraints de faire un effort sur eux,car le désir est chose naturelle, nul homme n'en est exempt ;pour ne pas abandonner la croyance.
Donc croire( en Dieu ou autre...évidemment) est tout sauf un acquis indestructible à mon sens.