passeur d'aurore a écrit :
La question est : as tu besoin de contraintes, la structure d'un sonnet en l'occurence, pour exprimer ces choses que tu considères comme véritables?
Je te conseille juste de relire ton argumentation sur les différents sujets du forum, en commençant par celui-ci.
Déliée, hors du carcan stylistique ,ton écriture gagne à la fois en finesse et en profondeur ,réhaussant ainsi la jutesse de tes propos. Je ne sais pas si la rhétorique de Démosthène se basait sur des méthodes similaires ; le fait est que, malgré l'orthographe, le niveau TL si j'ai bien compris,et un manque incroyable de fatuité , tu possèdes une maturité littéraire évidente; Continue à "cultiver l'authentique", y a que ça de vrai
.
Je voulais tout de même m'essayer à la forme fixe qu'est le sonnet et qui, quand il est réussi peut allier la forme et le fond en une "ronde" parfaite.
Pour ce qui est de mon manque de fatuité, qui peut paraître ridicule et même grossier (dans le sens d'une fausse modestie) n'est en fait qu'une propension assez grande à la remise en question. Mais (hop, je me lance quelques fleurs) c'est une qualité dans le sens ou la remise en question est, je pense, le moteur de toute acte puisque l'acte est une fuite contre l'immobilisme. L'acte poétique (pour être un peu pompeux) ne peut se faire, selon moi, que si le poète (ou celui qui tente de l'être) tend vers un but autre que ce qu'il connais et pratique habituellement. Autrement dit, la poésie ne dois pas s'enfoncer dans sa propre création...
L'Art, qu'elle que soit sa forme, est une remise en question perpétuelle. Certains auteurs se contentent de maintenir leurs créations dans un espace restreint,familier, sans risque; d'autres tentent ,par des voyages inédits ,d'exprimer l'alchimie du verbe à la lueur de nouvelles aurores^^.
Dernière modification par passeur d'aurore (03/01/2008 01:20)
Soupir
Suintant par les murmures,
Aux murs des doux visages,
Sonore par le silence,
Plume de cendre douce.
Cintré par l'inerte,
Aux ondulantes voyelles,
Simple lèvre ouverte,
Musicale citadelle.
L'iris semble distrait,
Vaguement trouble,
La voix marque un arrêt,
Claque le fouet Soupir.
Je reviens aux formes anarchiques, sans ataches en quelque sorte et vous livre mon dernier poème. Qui fut long à écrire, voulant trouvé les mots justes, voulant être leger, mousseux.
Je ne sais pas si c'est réussi...
Ce n'est point un poème, enfin pas vraiment, mais je le met ici quand même. Histoire de...
Tous, en une masse transpirante, scrutions les limbes boisées de la scène rouge. Fendant de nos iris les lames lumineuses, nous étions sous l'hypnose des ombres monstreuses, que formait les monceau de décors, les ruines du futur et de l'inexistant.
Nous étions les témoins, tel des dieux rustres et laids, d'un Big-bang à venir, d'une création prochaine.
Nous entendions les goutes silencieuses, les soupirs, les palabres lointaines, comme un renflement de l'air, une bulle sonores dans les eaux plates et nauséabondes d'un marais animé.
Une série de coup, frénétiques, impatients, puis trois frappes lentes, cérémonieuses comme les prophétes venu d'un autre monde, et sachant tout des gestes, des temps, des paroles à venir.
Instant supreme, supplice délicieux.
Que de froides âmes ont fondus sous les feux, lent et savoureux, des lumière divines, des projecteurs exquis.
Silence.
Les pas s'approche. Nous ne voyons rien, les esprits s'agitent, se révoltent, hurle par les yeux. Puis la délivrance, une plainte unique, comme une vague sussurante, emporte les débris, les morceaux ultimes, angoisse de l'entracte.
Dernière modification par Galain (09/01/2008 20:16)
je croyais que Galain était sculpteur , pas metteur en scène ^^ un beau texte en tout cas, riche, imagé, imaginatif, .Il ya quelques tournures de phrases à retravailler à mon avis afin de diminuer la sensation de lourdeur et surtout une indéniable traîtresse : l'orthographe, entre autres :p
Tous, en une masse transpirante, scrutions les limbes boisées de la scène rouge. Fendant de nos iris les lames lumineuses, nous étions sous l'hypnose des ombres monstreuses, que formaient les monceaux de décors, les ruines du futur et de l'inexistant.
Nous étions les témoins, tel des dieux rustres et laids, d'un Big-bang à venir, d'une création prochaine.
Nous entendions les gouttes silencieuses, les soupirs, les palabres lointaines, comme un renflement de l'air, une bulle sonore(s ) dans les eaux plates et nauséabondes d'un marais animé( eaux plates/marais animé?)
Une série de coups, frénétiques, impatients, puis trois frappes lentes, cérémonieuses comme les prophétes venus d'un autre monde, et sachant tout des gestes, des temps, des paroles à venir.
Instant suprême, supplice délicieux.
Que de froides âmes ont fondu(s) sous les feux, lents et savoureux, des lumière divines, des projecteurs exquis.
Silence.
Les pas s'approchent. Nous ne voyons rien, les esprits s'agitent, se révoltent, hurlent par les yeux. Puis la délivrance : une plainte unique, comme une vague sussurante, emporte les débris, les morceaux ultimes, angoisse(s?) de l'entracte
Dernière modification par passeur d'aurore (11/01/2008 01:10)
Oui, belle mise en scène 
La chute gagnerait à voir supprimer la vague sussurrante
Léah a écrit :
Oui, belle mise en scène
La chute gagnerait à voir supprimer la vague sussurrante
S'était une ptit boutade, je m'excuse
.
L'orthographe sans aucun doute, cela commence à me tuer cette histoire...
Les lourdeurs aussi. Sa viendra, j'espere avec le travail. On verra.
Merci pour vos commentaires
.
Edit: Merci JSC 
Dernière modification par Galain (11/01/2008 19:00)
Galain a écrit :
*je m'en excuse
.
L'orthographe sans aucun doute, sa comment à me tuer cette histoire...
* Si c'était possible que l'on s'excuse, on ne demanderait plus pardon à personne, Galain. 
Dernière modification par JSC (11/01/2008 18:49)
Frissons,
Sonore bousculade,
Rayon de souvenir,
En des notes balancées.
Mémoire,
Symphonie grise,
Brume de peut-être,
D'un flou oscillant,
Aux rhizomes de mon âme.
Amnésie,
Silence sans passerelle,
Meute de visages,
Lacérant, tordant, suintant,
De la mort des âges.
Dernière modification par Galain (12/01/2008 20:34)
L'homme, l'échine, le vent,
Pieds de Terre
Et, creusant.
Leurs têtes,
Leurs membres,
Courbes et déchirés.
Courbes,
Déchirés.
L'échafaud, murs contre l'astre,
L'ombre s'étend,
Les échines, les échines,
creusent, creusent,
face et contre le temps.
L'homme, l'échine, le vent,
Pieds de Terre
Et, soufflant,
Les murs grandissent.