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je trouve que la seule chose que le poème rend bien, c'est le déséquilibre créé par les vagues toujours très fortes (une mer bleue et froide) face à un ciel rose (donc chaud) et beaucoup calme. Il y a comme une incompatibilité entre le ciel et la mer, entre ce bateau géant au loin et cet homme seul au premier plan. Le déséquilibre est bien rendu par l'absence totale de musicalité, et de rimes ! Le nombre de syllabe tel qu'elles sont réparties ne permet pas de rebond, pas d'échos entre les mots. J'ai presque l'impression de lire un poème surréaliste. Bon c'est mon avis et ça n'engage que moi, il y a encore du travail mais sans doute peut-on avoir beaucoup de choses par le travail...
Je suis un peu dure mais c'est ce que je ressens. En retravaillant encore et encore ça ira de mieux en mieux.
Bon courage
L'idée est pas mal et j'aime bien cette image.
Ce n'est qu'un premier jet, je viens tout juste de l'écrire, ce n'est donc que très imparfait.
Pour ce qui est du raport entre image et poème, le but n'est pas de se fier le plus fidelement au tableau lui même mais de faire une histoire autour de la base qu'est la peinture.
Je vais retravailler ça, je vous montrerais ce que sa donne.
La houle sussurante,
Le joug de l'orbe,
Les poudreuses acceuillantes
Des forteresses de l'azur,
Aux ronflements funestes
Des alizés qui sommeillent,
Et le corsaire résigné
Sous cet habit vermeil.
je ne sais si c'est mieux comme première strophe.
Dernière modification par Galain (21/11/2007 13:01)
c'est mieux. Mais pour moi les poèmes doivent avoir un sens. Je sais j'ai besoin de didactique, que tout soit bien expliqué pour comprendre et sans doute n'ai-je aucune subtilité, mais je n'arrive pas à comprendre ce qui ne veut rien dire. Du coup y'a pas mal de poèmes (même de grands auteurs) que je n'aime pas. Mais enfin c'est mieux là quand même.
sommeillent
C'est moins pire 
Mais cette fois je sens une agitation qui n'est pas présente dans l'image.
Les consonances et assonnances sont assez musicales, mais un peu trop recherchées.
Vermeil et nacre ne sont pas si différents....je crois de les avoir vus avant dans tes poèmes.
Le Petit Robert contient des dizaines de milliers de mots.....
JSC a écrit :
sommeillent
C'est moins pire
Mais cette fois je sens une agitation qui n'est pas présente dans l'image.
Les consonances et assonnances sont assez musicales, mais un peu trop recherchées.
Vermeil et nacre ne sont pas si différents....je crois de les avoir vus avant dans tes poèmes.
Le Petit Robert contient des dizaines de milliers de mots.....
Hehehe, je n'ai pas rechercher d'effet d'assonance ni de consonance...
J'ai du le faire sans m'en rendre compte.
Angelusia, je peut t'expliquer la strophe si tu veux mais sa perd un peu d'interet. La poésie c'est un foyer de libre interprétation c'est pour ça que quelque de trop "didactique" ne me plait pas particulierement parce qu'il limite l'interpretation du lecteur et dans une certaine mesure met des barrières au ressenti...
Pour répondre à ton intérogation sur le sens de vermeil et nacre.
Nacre : Qui a l'aspect de la nacre
Vermeil : D'un rouge vif un peu plus foncé que l'incarnat
La nacre c'est blanc et légerement irrisée.
Le vermeil c'est rouge vif.
Il n'y à donc pas, a mon sens, de similitude dans ces deux termes, termes que je n'utilise que rarement qui plus est.
Galain
N'explique rien, surtout ! la poésie se ressent, et ne s'explique pas, c'est ce qui en fait tout le charme
Mais si, Galain, ce sont des couleurs toutes les deux ainsi que des mots peu communs.
La houle sussurante,
Le joug de l'orbe,
Les poudreuses acceuillantes
Des forteresses de l'azur,
Aux ronflements funestes
Des alizés qui sommeils,
Et le corsaire résigné
Sous cet habit vermeil.
J'admets de ne pas être fin critique de la poésie, mais
- un mouvement ondulant, peut-il susurrer? Il peut créer plutôt des effets susurrants chez les galets, sur les flancs d'un bateau....
- "le joug de l'orbe" je 'traduis' par "le devoir des princes", car autrement un orbe orbite et je ne vois rien dans l'image qui orbite. Ou alors quel joug s'exerce sur un orbe? Ou alors quel est le joug que l'orbe impose?
- SOMMEILLENT!!!
- résigné à quoi, cet aventurier?
- un habit vermeil me fait penser aux chasseurs de renard.
Suggestions: la houle comparse; cet habit alizés compatissants; corsaire chiffonné; habit colporté.
Mais, évidemment, c'est une autre vision.
C'est quoi, ressentir, Léah??
Dernière modification par JSC (21/11/2007 12:28)
JSC
Ressentir en poésie, c'est lire avec son cœur et non avec sa raison
La raison dit que la houle ne sussure pas
Le cœur entend ce bruit...
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