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Au nom du "principe de précaution maximum", au nom de la "sécurité", nos sociétés occidentales modernes semblent vouloir limiter strictement l'exercice individuel de la liberté, à charge pour chaque citoyen de dégager les espaces où il pourra exercer sa propre liberté.
Jusqu'où peut aller une société, qui se déclare démocratique, dans l'interdiction, avant qu'elle ne se transforme en société " non démocratique"?
La liberté me paraît admettre deux conditions sine qua non : la SECURITE (car l'on n'est pas libre en vivant sous une épée de Damoclès de laquelle il faut constamment se protéger) et l EGALITE (sinon les plus démunis sont sous le joug des plus riches et ceux-ci sous le joug de leurs propres désirs qu'ils ne choisissent pas, désirs accrus par la possibilité d'une réalisation par les exploités.).
Il a existé (et existe encore) un régime qui est tombé dans l'égalitarisme extrémiste et univoque au détriment de la liberté : le communisme.
J'ai très peur que l'on tombe dans un extrémisme similaire avec la sécurité.
Il vaut mieux rester modéré et raisonnable, tenter d'assurer ces deux conditions du mieux possible sans pour autant leur conférer quelque primauté que ce soit sur la fin politique par excellence : la liberté.
lebeau a écrit :
Au nom du "principe de précaution maximum", au nom de la "sécurité", nos sociétés occidentales modernes semblent vouloir limiter strictement l'exercice individuel de la liberté, à charge pour chaque citoyen de dégager les espaces où il pourra exercer sa propre liberté.
Jusqu'où peut aller une société, qui se déclare démocratique, dans l'interdiction, avant qu'elle ne se transforme en société " non démocratique"?
Difficile comme question.
Je crois que notre société peu aller aussi "loin" qu'elle veut a partir du moment ou les membres qui la compose donne un accord explicite ou tacite. Soit en plussoyant soit en ne faisant rien.
Autrement dit, c'est nous qui fixons les limites, il suffit juste de le vouloir. Le problème c'est que aujourd'hui, sous le couvert du fameux "principes de précaution maximum", les autorités augmente peu à peu la surveillance dans la rue, des communications, ce qui réduit peu à peu notre liberté individuelle, notre droit a la vie privée. Cela est fait sans que nous nous posions trop de question, parce que les médias, l'ambiance générale dans laquelle baigne la société justifie en quelque sorte ces dispositions.
Le problème c'est que plus tard, lorsque on se rendra compte (si on se rend compte un jour) que toute ces mesures entrave notre liberté, il sera sans doute trop tard pour agir, le mal aura été fait.
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