j'avoue ne connaitre absoluement rien des écrits chinoix et japonais.
Tout d'abord je me demande si les idéogrammes permettent tt comme le permet les lettres latines de faire du style, de l'esthétisme...
Ensuite, j'aimerai connaitre autres chose que Confucius et Long Tseu ... quels sont les grands livres et auteurs de la littérature asiatiques ? en espérant que je puisse ensuite, si l'envie me prend et Dieu sait combien j'espère qu'elle le fera, me le fournir.
merci 
Oh ! Xavier,
tu demandes si une des plus anciennes et plus raffinées civilisations humaines est capable de produire des nuances, des effets de style et d'esthétisme ? C'est un peu le monde à l'envers ...
Concrètement, je connais mal ces littératures, sauf par des oeuvres "de rencontre" (je veux dire par là que je suis incapable d'en dire plus que ce qui suit).
J'ai lu un long roman chinois contemporain, passionnant (non pas, en soi, par son intrigue, mais par son humour et la culture qu'il nous apporte) : La capitale déchue, de Jia Pingwa, Stock 1997 (traduction : Geneviève Imbot-Bichet).
Si tu préfères les nouvelles, tu peux lire deux recueils vietnamiens remarquables, d'auteurs contemporains très connus dans leur pays et à l'étranger : Conte d'amour un soir de pluie, de Nguhyên Huy Tiêp (L'aube poche, au Seuil, 2001, traduction de Kim Lefèvre), et La petite marchande de vermicelles, de Nguhyên Quang Thiêu (même éditeur, 2001, traduction de Janine Gillon).
Ce dernier surtout est une pure merveille, qui nous entraîne dans les modes de pensée de ce peuple millénaire, cultivé et si proche de la nature : tu en veux du style et de l'esthétique, des émotions, des nuances ?
Sei Shônagon, une Japonaise, a écrit "Notes de chevet" au XIe siècle. Ce sont des textes très courts, poétiques, très faciles à lire. Ces textes portent des titres comme "Choses qui font battre le coeur", Choses qu'il ne valait pas la peine de faire"...
Je vais un peu jouer au vieux ronchon mais il me semble tout à fait superficiel de lier les deux littératures car, bien que soucieux d'égaler dans un premier temps la brillante Chine des Han, le Japon a su très tôt se fortifier une littérature sans pareille.
Je connais peu la littérature Chinoise mais assez la littérature Japonaise, j'en ai lu la plupart des classiques qu'ils soient de l'époque de Nara, de Kamakura ou de Meiji.
Il va de soi que le Japonais permet une grande palette de nuances (dont beaucoup n'existant pas même dans notre langue et qu'il faut traduire soit en forçant le trait soit en les ignorant ) et des styles aussi inombrables qu'il y a de japonisants.
Si tu as des envies de lectures particulières, n'hésite pas à me demander conseil.
NB : Les notes de Sei Shônagon, suivante d'une grande dame du palais impérial de l'époque de Heïan sont en effet faciles d'approche et très agréables. Mais encore faut-il s'intéresser aux canons esthétiques, poétiques et courtois du Japon du XIème siècle (soit un univers à part entière, et si jamais l'intérêt est allumé après cette lecture, il faudra lire le Genji monogatari de Murasaki Shikibu, oeuvre essentielle de la littérature japonaise et dont il existe deux traductions en français [ évite celle de Sieffert, bien qu'il fût le plus grand japonisant français, sa traduction est si alambiquée qu'elle en devient fastidieuse] ).
Dernière modification par Rodolphe (23/08/2007 15:43)
pierrot11 a écrit :
Oh ! Xavier,
tu demandes si une des plus anciennes et plus raffinées civilisations humaines est capable de produire des nuances, des effets de style et d'esthétisme ? C'est un peu le monde à l'envers ...
pr répondre à ton inssurection : on entend svt dire que certains auteurs classiques français connaissent un succès fou en asie, ntmt en chine et au japon. J'avais l'impression que ce n'était pas réciproque. En ce cas pourquoi ?
Merci pr vos conseils et vos observations.
Rodolphe, rassure toi, je ne liais pas ces 2 littératures, sinon je me serait contenté d'un bref et affreusement englobant "littérature asiatique". Au lieu de distinguer la Chine du Japon.
Je vais suivre ton exhortation en te posant la question suivante : que pense tu de la littérature de la République de Vanuatu et de la République de Gambie ?
ahah tu la ramène moins avec ta culture là !


n entend svt dire que certains auteurs classiques français connaissent un succès fou en asie, ntmt en chine et au japon. J'avais l'impression que ce n'était pas réciproque. En ce cas pourquoi ?
Ho la vilaine question insidieuse.
Mais pas de mécompréhension ni de conclusions hâtives.
C'est lié à l'Histoire du Japon, j'expliquerai plus en détail plus tard, c'est promis, mais avant ça, dodo.
Pour ma part, je ne connais la littérature japonaise qu'à travers Hiroshima et Nagasaki, car c'était mon sujet de tpe : en plus mes notions ne sont pas très touffus, mais je vais te donner des références, si cela t'intéresse :
Hida Shuntaro, Souvenirs des jours d'Hiroshima : c'est un court témoignage d'un médecin ayant subi le bombardement nucléaire , et comment il s'est débrouillé pour aider les malades, et à survivre parmi cette véritable boucherie
Il ya aussi Notes d'Hiroshima de Kenzaburô Ôé, c'est un essai sur les progrès sanitaires, sociaux qu'a fait le japon envers les hibakushas, c'est à dire les susrvivants, le climat et la politique antinucléairre du Japon du début des années soixante. On peu aussi citer trois récits d'Hara Tamiki regroupés dans un recueil qui s'appelle Fleurs d'été, chauqe nouvelle raconte respectivement la ville d'Hiroshima avant, pendant, et après la catastrophe.
Il y a aussi La tombe des Lucioles et Les Algues d'Amérique de Nosaka Akiyuki, mais je n'ai pas encore lu, vu que je viens juste de l'acheter.
De plus, je connais un auteur des années 20, Edogawa Ranpo , qui écrit des nouvelles pas policières, mais assez intriguante qui font une drôle d'impression quand on les lis, quelques-une sont regroupés dans un recueil, chez picquier poche je crois, qui s'appelle La chambre Rouge. D'ailleurs, ma préféré est La chaise humaine, l'histoire d'un fabricant de fauteuil qui fabrique un fauteuil pour un grand hotel japonais, et s'y cache à l'interieur. J'ai d'ailleurs lu une autre nouvelle de cet auteur dans un recueil de nouvelles japonaise, le titre ce cette nouvelle est L'enfer des miroirs, que j'ai adoré, et qu ej trouve très bien écrite. C'est l'histoire d'un homme, fasciné parles miroir, et fini par devenir fou. Et si tu veux un roman de lui il y a La bête aveugle, et Le lézard noir, que je n'ai pas lus, car je n'arrive pas à les trouver pour l'instant.
Sinon, en ce qui concerne la littérature chinoise, je ne connais presque rien hormis un recueil de récits fantastiques de la chine médiévale que j'ai emprunté à la bibliothèque de toulouse, qui s'intitule Aux portes de l'enfer, chez picquier poche. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé, même si ces récits ne font généralement pas plus de une page, voir quelquefis ne font que quelques lignes, mais il est néanmoins très intéressant je trouve.
J'espère t'avoir aidé un petit peu
Les littératures chinoise et japonaise sont différentes, simplement, même si par périodes la japonaise s'est basée sur la chinoise (comme au niveau de l'écriture : ils l'ont reprise, mais en la modifiant, l'enrichissant de termes phonétiques).
Au niveau chinois, il serait bien de commencer en se procurant un manuel de littérature (c'est difficile de se lancer sur un auteur qu'n ne connaît pas, une œuvre dont on ne connaît pas le contexte, et lue à travers une traduction...) pour situer les grades périodes.
Sinon, quelques livres peuvent se lire d'abord par divertissement :
• L'Epopée des trois royaumes de Luo Guanzhong (récit des batailles légendaires, plein de stratégie et d'humour, c'est passionnant, mais très long... il vaut mieux le lire en été)
• Chroniques de l'étrange, Songling Pu. Un recueil de petites nouvelles. Ca ça peut se lire ts les jours.
Concernant la littérature japonaise, je connais en grand amateur aussi, mais il y a un auteur incontournable : Yukio Mishima. De contemporain, j'ai beaucoup aimé Murakami (mais c'est pas trop fleur bleu).
xavier grenet a écrit :
[...] ... quels sont les grands livres et auteurs de la littérature asiatiques ? [...]
Je te conseille Tchouang-Tseu pour les chinois, et Kawabata pour les japonais.