Bonjour,
lebeau a écrit :
Notre société utilise de nombreux mots en se gardant bien de les définir. Bonheur est un de ces mots-là.
En effet, au cours de cette conférence, Étienne Klein dit, parlant de la définition du mot temps :
[...] Il est toujours très difficile de définir les mots importants, et c'est peut-être même impossible, parce que si ces mots sont vraiment fondamentaux, on ne peut pas les rapporter à autre chose qu'eux-mêmes. Parce que définir, c'est ramener une conception donnée à une autre conception jugée plus fondamentale, alors qu'y a-t-il de plus fondamental que ce qui est fondamental ?
Mais le mot bonheur fait-il partie de ces « mots importants », « fondamentaux » ?
JSC a écrit :
Ina a écrit :
Le bonheur n'a pas de définition car il est impossible de le définir.
Et il est impossible à définir car il n'a pas de définition?
Pourtant, les lexicographes définissent ce mot. Quelques exemples :
Le Grand Robert a écrit :
État de la conscience pleinement satisfaite.
Le Dictionnaire de l'Académie a écrit :
État de parfaite satisfaction intérieure.
Le TLF est un peu plus loquace :
État essentiellement moral atteint généralement par l'homme lorsqu'il a obtenu tout ce qui lui paraît bon et qu'il a pu satisfaire pleinement ses désirs, accomplir totalement ses diverses aspirations, trouver l'équilibre dans l'épanouissement harmonieux de sa personnalité.
Allez, pour finir, j'ajoute cette petite citation tirée du Manuel d’Épictète :
N’attends pas que les événements arrivent comme tu le souhaites ; décide de vouloir ce qui arrive et tu seras heureux.
Bonne journée !
Merci pour ces définitions differentes...
Pour ma part je viens de chercher dans
Wikipédia FR : "Le bonheur (étymologiquement la bonne fortune [entendre dans "fortune" : ce qui arrive de bien ou de mal]) est un état durable de plénitude et de satisfaction, état agréable et équilibré de l'esprit et du corps, d'où la souffrance, l'inquiétude et le trouble sont absents."
J'ai également traduit la définition de
Wikipedia DE en FR : La chance peut etre traduite comme une sorte de pricessus, dans lequel il arrive quelque chose d'inatendu("avoir de la chance" ). Un moment du sentiment de bien-être. Ou bien une réussite dans la vie, que l'on a longtemps attendu !
je pense que le bonheur réside dans le fait de partager les sentiments des autres dans les moments de malheur ou le bonheur. le bonheur n'a pas de sens si les gens qu'on aime bien sont tristes. donc le bonheur ne concerne pas des individus mais des groups, cela est étroitement lié avec la discussion"le rapport de l'homme avec son société";c;est un rapport de nécessité et de complémentarité car l'homme est une créature sociable par nature. memes les animaux ne vivent qu'en groupes 
Merci pour vos réponses;
Cependant, elle m'inspire cependant ceci:
vouloir garder un état de bonheur semble nécessiter un figement du temps, puisque rien ne doit troubler cet état. Cela implique aussi, pratiquement, de ne rien faire, ou à tout le moins de fortement limiter ses actes, dans le même but.
est-ce si souhaitable?
Bonjour tout le monde,
Moi, je crois que le bonheur de quelqu'un n'est pas forcément dépendant du bonheur des autres. Tout un chacun cherche son bonheur propre prioritairement. C'est un état individuel. Par nature. Tu es heureux parce que tu as réussi, alors que ton ami est malheureux parce qu'il a échoué, tu peux partager son malheur en le consolant, mais dans ton for intérieur tu n'es pas malheureux.
"Bonheur : faire ce que l'on veut et vouloir ce que l'on fait."
Françoise Giroud.
Quelle question?
Selon moi, le bonheur est un état de comble que l'on peut vivre souvent, comme rarement, mais celà reste souvent ephèmère et à l'état présent, et vouloir vivre dans le bonheur est un refus d'avancer, une peur que cet état ne puisse pas durer et que oui, l'on voudrait figer. Le bonheur c'est une photographie que l'on voudrait rendre éternelle. Malheureusement le bonheur est intense et comme toute chose intense, elle est ephèmere et si on persiste à s'y accrocher, on finit par retomber de haut, surtout lorsqu'on est idéaliste. Ca fait encore plus mal. Alors il vaut mieux être lucide et vivre au jour le jour, comem dit l'expression en anglais "you go with the flow" et le bonheur viendra de temps en temps, il pointera le bout de son nez. On mourira et on aura vécu, plutôt que de chercher à comprendre pourquoi on vit.
Ce genre de questions me donne mal au crâne.. le but.. c'est d'être heureux, et pas savoir pourquoi.. Si tu te demande si tu l'es, soit.. bein tu resteras heureux, soit tu prendras conscience que tu ne l'es pas...
Masochistes...
Sérieux quoi.. dire "ouiii le bonheur c'est la sensibilité de l'Homme ! C'est pur, c'est beau ! C'est quelque chose de profond" Nan mais franchement, vous y croyez a ce que vous dites?
Un peu de sérieux !
Dernière modification par Loliny (07/11/2008 20:58)
Petit nouveau sur le forum, j'ai 15 ans, je suis en 1ere L et passionné de lettres et de langues. Je vais essayer de ne pas débiter trop d'inepties des mon arrivée mais j'aimerais prendre part a cette conversation.
Pour moi le bonheur c'est une sorte d'idéal qu'on cherche a atteindre sans jamais le toucher vraiment, car le propre de l'idéal c'est d'être plus meilleur, en quelque sorte que la réalité. Ce débat me fait penser a une passage de La Confession d'un enfant du siecle de Musset : "La perfection, ami, n'est pas plus faite pour nous que l'immensité. Il ne faut la chercher en rien, ne la demander à rien, ni à l'amour, ni à la beauté, ni au bonheur, ni à la vertu ; mais il faut l'aimer pour être vertueux, beau et heureux autant que l'homme peut l'être "
Le bonheur parfaitserait donc par définition inaccessible, et l'idée qu'on se fait d'une situation dont on pense qu'elle nous satisfera pleinement est nécessairement meilleure que cette situation véritable. On ne peut donc attendre de la réalité que des déceptions par rapport aux idéaux qu'on s'en faisait.
Cela dit mon discours est très pessimiste, il y a un bonheur d'exister dont on ne se rend que rarement compte quand on le vit quotidiennement, quand aucun malheur ne vient le troubler.
Donc deux sortes de bonheur : le bonheur idéalisé que l'on aimerait atteindre en sachant pertinemment (ou pas ^^) que c''est impossible, et le bonheur qui se définirrait par une absence de malheur particulier et qu'on expérimenterait sans le réaliser au bon moment mais seulement après, d'où un sentiment de nostalgie quand on repense aux bons moments passés.
Voila, j'espere n'avoir pas trop pollué le débat et vous demande votre indulgence envers mes propos 
15 ans, en première L ? Les ressemblances s'installent...
Si c'est un idéal, peut-on réellement le définir, en es-tu vraiment sûr ? L'Homme peut-il comprendre ce qui le dépasse, ce qui traite du spirituel, et tout simplement de ses désirs... S'il ne peut 'jamais l'atteindre', c'est certainement, à en croire tes dires, qu'il ne pourra jamais le comprendre.
C'est bon, que tu es 15 ans ou 45 ans, que tu sois en 1ere ou à la retraite, on en a rien à faire. Assume ce que tu dis ! Sois un Homme ! Assume !
Dis pas ! "excusez moi... est ce que je vous dérange? Je peux émettre un avis??" Aller ! Lance toi ! Assume le, défends ton point de vue. Ce qu'on veut ici c'est ton point de vue, pas le contexte dans le quel tu le dis.
Et puis dire "je pollue pas trop?" Si tu pollues on te le diras, et alors? Qu'est ce que tu risques? Prends toi en main un peu t'as 15 ans ! Dans deux ans t'entres dans la "vrai" vie, sois pas une larve quoi !
Deuxième chose, bon sur ce type de forums c'est pas grave, mais pense à prendre un pseudo correct, le tiens est bien mais mets une majuscule. Ensuite, mets pas de smiley "
" Sauf quand tu veux dragué
. Tu sais bien structuré ton texte, c'est un bon point, pense à pas faire trop long (comme moi) sinon on te lira pas forcément. Fais des phrases courtes et claires, et exposes brièvement ton point de vue. Si on te contredit ou fait des remarques tu le développes. Stoo HF.
Dernière modification par Muriel H. (07/11/2008 22:26)