Bonjour,
J'ai écris un texte et j'aimerais avoir votre avis .
Surtout n'hésitez pas à critiquer pour que je puisse m'améliorer ( et à mon avis il y a du boulot
)
Voici le texte :
Tuer. Un mot si simple. Ouvrir un tiroir, saisir un couteau, le dissimuler dans sa manche et s’en aller longer les boulevards aux heures d’affluence… L’acte est aisé, il est à la portée de chacun d’entre nous. Attraper la personne par l’épaule et lui enfoncer le couteau dans la gorge lorsqu’elle se retourne ne comporte aucune difficulté. Nous en avons tous rêvé un jour et nous pouvons tous le faire un jour.
Au fait, je ne me suis pas présenté, voyez-vous, votre âme est un plateau d’échecs, le bien contre le mal, les blancs contre les noirs ; j’en suis les pièces noires.
Ce jeu n’admet pas le hasard, tout est calculé et prévu à l’avance, vous ne pouvez compter ni sur la providence, ni sur une aide extérieure. Il n’y a que vous et moi.
Je vais vous rappeler quelques règles élémentaires, et lorsque vous serez prêt, nous commencerons la partie.
Merci!
J'aime beaucoup!
Une ou deux remarques plus-ou-moins formelles:
et lui enfoncer le couteau dans la gorge
=> Il y a un peu répétition... Pourquoi pas un terme générique, comme << objet >>, << arme >>... ?
pas présenté, voyez-vous, votre âme
=> Je préférerais: << (...) présenté, voyez-vous?, votre (...) >>, ou << (...) présenté - voyez-vous? - votre (...) >>...
élémentaires, et lorsque vous serez prêt, nous
=> La virgule après << prêt >> ne peut logiquement que fonctionner en corrélation avec une autre, placée entre << et >> et << lorsque >>... Il vaut mieux en mettre deux ou n'en mettre aucune, ici...
Très superficielles, comme remarques! D'autres en diront beaucoup plus, mais c'est déjà ça de pris!
Sinon, très joli texte!
À plus!
"Nous en avons tous rêvé un jour et nous pouvons tous le faire un jour."
Là il y a "un jour" de trop .
"Au fait, je ne me suis pas présenté, voyez-vous..."
Mets un point entre "présenté" et "voyez-vous". Il vaut mieux, quand c'est possible, ne pas faire de phrases trop longues, sauf si t'as le talent de proust ^^ .
Sinon c'est sympa comme début, un peu court, j'attends la suite 
Je suis d'accord pour un << . >> ou un << ; >> comme le propose julp.
Je ne crois pas que la répétition que vous citez répétition soit nocive, julp. J'y vois plutôt un rythme binaire, ça me plait bien...
Quelques remarques générales tout d'abord :
- j'aime bien l'introduction directe, presque brutale, dans la pensée du sujet : il y a incontestablement accroche de l'attention du lecteur. Nous savons (ou nous pensons savoir) de quoi il va s'agir ;
- n'abuse pas de la parataxe (les juxtapositions de phrases averbales) ; soutenir ce rythme de lecture va rapidement devenir essoufflant pour le lecteur : laisse reposer, pour mieux remettre du rythme ensuite. Il vaut mieux que ce soit toi qui choisisses les ruptures de rythme que le lecteur.
Sur les remarques ci-dessus (notamment la ponctuation) et après réflexion :
- et lui enfoncer le couteau dans la gorge => je garderais couteau, parce que la répétition n'est pas si proche et que objet, arme, manque de précision : il faut voir le geste !
- Je vais vous rappeler quelques règles élémentaires, et lorsque vous serez prêt, nous commencerons la partie. La 1ère virgule est mal placée : elle doit être après et.
- je propose : Au fait, je ne me suis pas présenté : voyez-vous, votre âme est un plateau d’échecs, le bien contre le mal, les blancs contre les noirs. J’en suis les pièces noires.
- et à l'inverse : Ce jeu n’admet pas le hasard, tout est calculé et prévu à l’avance, vous ne pouvez compter ni sur la providence, ni sur une aide extérieure, il n’y a que vous et moi.
Enfin, dans la construction-même, je verrais volontiers le § « Au fait, je ne me suis pas présenté, [...] j’en suis les pièces noires. » complètement à la fin de cet extrait => laisser le lecteur exercer sa part de créativité en essayant de se représenter la suite, le laisser partir (dans la bonne direction ou non) : s'il a bien vu, il sera content et d'autant plus captivé, s'il a mal vu il sera surpris et donc motivé pour lire la suite.
Ceci fonctionne bien à condition que la vraisemblance soit toujours conservée, que ce ne soit pas hyper-prévisible et en même temps qu'il n'y ait pas de chausses-trappes sur le parcours, des pièges malhonnêtes (un double sens sémantique est un piège honnête). Pense aux définitions de mots croisés à double sens ...
Ton texte me plait énormément c'est tout ce que j'ai à te dire ! 
Merci beaucoup pour toutes vos réponses
, je vais retravailler le texte en tenant compte de vos remarques .
La suite est en préparation, je la mettrai des qu'elle sera finie.
Dernière modification par coffee (29/06/2007 20:29)
n'abuse pas de la parataxe (les juxtapositions de phrases averbales)
Peux-tu préciser à l'aide d'un exemple (la grammaire et moi...
).
Enfin, dans la construction-même, je verrais volontiers le § « Au fait, je ne me suis pas présenté, [...] j’en suis les pièces noires. »
Le problème, c'est que le lecteur a besoin de cette phrase ( annonce du jeux d'échecs) pour comprendre la suite.
Merci à toi Pierrot !
Trois choses :
1) j'ai oublié un jour ... un jour : je pense qu'il faut garder les deux. Pourquoi ? parce que, comme le souligne Bâ, le rythme binaire n'est pas une répétition : j'y vois même un double sens sur "un jour" => un seul jour / un jour quelconque, et je pencherais pour comprendre (en tant que lecteur) « Nous en avons tous rêvé un jour [au moins un seul jour] et nous pouvons tous le faire un jour [un jour ou l'autre, voire plusieurs fois]. »
Bien sûr, cette interprétation n'engage que moi mais si, justement, quelqu'un d'autre y lit autre chose, ou si l'auteur y a mis une autre intention, c'est la preuve qu'il faut conserver les deux locutions.
2) au sujet du renvoi de la phrase Au fait, je ne me suis pas présenté ... en fin de §, je suis d'accord avec toi pour dire que le lecteur a besoin de cette explication ; mais en a-t-il absolument besoin d'emblée ? c'est la question que je pose : ne peut-il attendre encore quelques phrases ?
Il ne me déplaît pas que le lecteur, emporté par le texte, fasse de temps à autre un bref retour en arrière pour reprendre ou comprendre mieux un passage.
Il suffirait de modifier le début de la phrase suivante : au lieu de Ce jeu n'admet pas ... écrire C'est un jeu qui n'admet pas ... Le lecteur se demandera probablement "de quel jeu parle-t-il ?" et c'est gagné ! il est parti dans sa pensée. Mais c'est un point de vue que nul n'est obligé de partager.
Sur ce point encore, additif : ramasser davantage l'expression la renforcerait : « Je suis les noirs. »
3 ) « Tuer. Un mot si simple. Ouvrir un tiroir, saisir un couteau, le dissimuler dans sa manche … » est un bel exemple de parataxe, mais ma remarque est excessive car la suite n'est pas construite de la même manière.
Non, la critique n'est pas justifiée : effectivement le rythme que tu imprimes à ton récit saisit d'emblée à la gorge et m'a égaré dans mon analyse 
Dernière modification par pierrot11 (29/06/2007 21:15)