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Bonjour à tout le monde, j'ai mon oral demain et je viens de m'apercevoir que je n'ai pas trop compris ce que voulait faire passer comme message La Fontaine dans sa fable Les deux coqs. Je ne vois pas ce que représentent ces deux coqs, peut-être que l'auteur défend les classes sociales inférieures... J'avoue que je reste perplexe devant cette fable qui paraît enfantine.
Voici le texte en question :
Deux coqs vivaient en paix: une poule survint,
Et voilà la guerre allumée.
Amour, tu perdis Troie;et c'est de toi que vint
Cette querelle envenimée
Où du sang des Dieux même on vit le Xanthe teint.
Longtemps entre nos coqs le combat se maintint;
Le bruit s'en répandit par tout le voisinage:
La gent qui porte crête au spectacle accourut.
Plus d'une Hélène au beau plumage
Fut le prix du vainqueur. Le vaincu disparut:
Il alla se cacher au fond de sa retraite,
Pleura sa gloire et ses amours,
Ses amours qu'un rival, tout fier de sa défaite,
Possédait à ses yeux. Il voyait tous les jours
Cet objet rallumer sa haine et son courage;
Il aiguisait son bec, battait l'air et ses flancs,
Et, s'exerçant contre les vents,
S'armait d'une jalouse rage.
Il n'en eut pas besoin. Son vainqueur sur les toits
S'alla percher, et chanter sa victoire.
Un vautour entendit sa voix;
Adieu les amours et la gloire;
Tout cet orgueil périt sous l'ongle du vautour
Enfin, par un fatal retour
Son rival autour de la poule
S'en revint faire le coquet:
Je laisse à penser quel caquet;
Car il eut des femmes en foule.
La fortune se plaît à faire de ces coups;
Tout vainqueur insolent à sa perte travaille.
Défions-nous du Sort, et prenons garde à nous
Après le gain d'une bataille.
Je pars pour une bonne partie de la journée donc je lirai vos suggestions à mon retour. Merci d'avance.
Dernière modification par xchocolinex (24/06/2007 12:12)
Tu dois d'abord nous dire les pistes, expressions, sensations que tu as sur ce texte.
Dernière modification par Forever-L (24/06/2007 11:54)
Bonsoirs tout le monde, 
Je doit faire une étude linéaire sur une des Fables de Fontaine: Les deux coqs
En faite je comprend pratiquement tout le texte, mais je n'arrive pas à faire son étude. 
Voila le texte:
Les deux Coqs
Deux Coqs vivaient en paix : une Poule survint,
Et voilà la guerre allumée.
Amour, tu perdis Troie ; et c'est de toi que vint
Cette querelle envenimée,
Où du sang des Dieux même on vit le Xanthe teint.
Longtemps entre nos Coqs le combat se maintint :
Le bruit s'en répandit par tout le voisinage.
La gent qui porte crête au spectacle accourut.
Plus d'une Hélène au beau plumage
Fut le prix du vainqueur ; le vaincu disparut.
Il alla se cacher au fond de sa retraite,
Pleura sa gloire et ses amours,
Ses amours qu'un rival tout fier de sa défaite
Possédait à ses yeux. Il voyait tous les jours
Cet objet rallumer sa haine et son courage.
Il aiguisait son bec, battait l'air et ses flancs,
Et s'exerçant contre les vents
S'armait d'une jalouse rage.
Il n'en eut pas besoin. Son vainqueur sur les toits
S'alla percher, et chanter sa victoire.
Un Vautour entendit sa voix :
Adieu les amours et la gloire.
Tout cet orgueil périt sous l'ongle du Vautour.
Enfin par un fatal retour
Son rival autour de la Poule
S'en revint faire le coquet :
Je laisse à penser quel caquet,
Car il eut des femmes en foule.
La Fortune se plaît à faire de ces coups ;
Tout vainqueur insolent à sa perte travaille.
Défions-nous du sort, et prenons garde à nous
Après le gain d'une bataille.
La Fontaine, Les fables, livre VII.
La Fontaine fait un parallèle entre ce banal combat de coq et la guerre de Troie, on remarque plusieurs références à la guerre de Troie comme aux vers 3 à 5 : "Amour, tu perdis Troie ..." puis La Fontaine y refait référence au vers 9 : "Plus d'une Hélène ..." (périphrase pour désigner les poules). En effet, dans l'Iliade d'Homère, la guerre de Troie éclate suite à la fuite d'Hélène - épouse de Ménélas - à Troie où elle trouve Pâris, prince de Troie. Les deux coqs se battent suite à la venue de la poule.
Mais voila je ne vois pas trop grand chose à dire. 
J'aimerai que vous me donniez quelques idéés, svp.
Merci d'avance.
Dernière modification par webmestre (05/02/2008 23:06)
Et la morale ? elle est habilement amenée :
Son vainqueur sur les toits
S'alla percher, et chanter sa victoire.
Tout cet orgueil périt sous l'ongle du Vautour.
Enfin par un fatal retour
Son rival autour de la Poule
S'en revint faire le coquet :
Je laisse à penser quel caquet,
Car il eut des femmes en foule.
La Fortune se plaît à faire de ces coups ;
Tout vainqueur insolent à sa perte travaille.
Le parallèle avec Parîs continue-t-il ?
Poursuit-il le parallèle avec la guerre de Troie jusqu'au bout ?
Comment sont morts Parîs, Patrocle, Achille... etc...
Bonjour,
Tu voulais quelques idées, en voici :
La source de cette fable est évidemment Esope (Les deux coqs et l'Aigle). Voici la traduction française extraite du Millot reprise sous le titre «Les coqs» ( page 160) :
« Deux coqs se combattaient pour savoir qui demeurerait le mari des poules, l'un tourna l'autre en fuite, et le vaincu s'alla cacher dans un couloir obscur. Mais le vainqueur, se dressant sur ses ergots, et s'en allant percher sur une muraille haute, criait à haute voix, et au même instant, un aigle qui passait par là le ravit. Dès lors, celui qui y était caché ès ténèbres jouit des poules sans crainte ni danger. Le sens moral: la fable signifie que Dieu résiste aux superbes et donne grâce aux humbles.»
Si je t'ai joint le modèle dont s'est inspiré La Fontaine, c'est pour que tu puisses percevoir l'écart par rapport à l'original. Il existe une anomalie à l'apologue (récit + morale) dans la réécriture de La Fontaine : la morale retenue (la même leçon que dans le Lion et le moucheron ne s'applique que partiellement au récit). C'est moins l'orgueil humain puni par les dieux qui intéresse La Fontaine que la relation homme/femme qu'il veut satiriser. Voilà pourquoi cette fable est essentiellement plaisante. En effet, là ou Esope évoque, La Fontaine réalise un ajout significatif : celui du portrait du coq revanchard brasseur de vent, et la parade qui suit le retour du vaincu sur le devant de la scène. La focalisation n'est plus sur le châtiment de l'orgueilleux vainqueur mais sur la satire des moeurs sociales qui lui succède.
Quelques questions utiles :
En quoi pouvons-nous dire que cette fable est une parodie ?
En quoi ce texte est-il une fable ?
Montrer que cette fable est un apologue. Quelles en sont les morales ?
Montrer que dans cette fable la dimension poétique se met au service de l’argumentation
Comment l’auteur tire-t-il parti du registre épique dans cette fable ?
Comment différentes formes de comique rendent-ils cette fable convaincante ?
De quelle manière et dans quel but l’auteur recourt-il à l’épopée ?
Quelques pistes pour te débloquer à rechercher dans l'art du récit vivant et animé :
1. Le registre burlesque ou contre-épique
a. Évocation de la guerre de Troie pour décrire un combat de poulailler
Utilisation d'un ÉPIPHONÈME : Remarque de portée générale formulée par un auteur au début, à la fin, ou dans le cours d'un récit qui en illustre la justesse.
« Deux coqs vivaient en paix: une Poule survint,
Et voilà la guerre allumée.
Amour, tu perdis Troie ; et c'est de toi que vint
Cette querelle envenimée,
Où du sang des Dieux même on vit le Xanthe teint.
Longtemps entre nos Coqs le combat se maintint » …
b. l'aigle jupitérien qui vient punir l'orgueilleux coquelet
2. Le registre comique
a. Une analyse traditionnelle et populaire des psychologies
i. l'homme infatué et bagarreur
ii. La femme sotte, bavarde et fauteuse de troubles
b. Un portrait satirique du jeune beau revanchard
Un tableau de genre très réussi parce que enlevé et plein de rebondissements.
Dans cette fable La Fontaine s'en prend (pas si discrètement que cela) à la coquetterie féminine provocante et au duel, pratique dévastatrice chez les jeunes nobles désoeuvrés. Remarque que la critique s'exprime par la référence à la guerre de Troie ce qui permet un traitement burlesque ou contre-épique.
Léah a écrit :
Et la morale ? elle est habilement amenée :
Son vainqueur sur les toits
S'alla percher, et chanter sa victoire.
Tout cet orgueil périt sous l'ongle du Vautour.
Enfin par un fatal retour
Son rival autour de la Poule
S'en revint faire le coquet :
Je laisse à penser quel caquet,
Car il eut des femmes en foule.
La Fortune se plaît à faire de ces coups ;
Tout vainqueur insolent à sa perte travaille.
Le parallèle avec Parîs continue-t-il ?
Oui en effet, le parallèle continue. Vu que c'est Paris qui a "voler" Hélène.

Bonjour Plinky,
As-tu lu ma réponse ?
Que signifie contre-épique ?
salut
Je sait seulement ce que veut dire épique, on parle de registre épique:
ce registre est miS en oeuvre dans les récits d'actions héroîques.
Mais contre-épique, ne me dit Rien...
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