Il m'est arrivé à Strasbourg d'aider des lycéennes, filles des amis, à comprendre le monde qui entourait Wifred Owen quand il écrivait ses poèmes. Car, hors contexte, la traduction mot pour mot n'avait pas beaucoup de sens. Les images utilisées n'étaient pas toujours monnaie courante pour ceux qui n'ont pas une culture anglosaxonne.
Les Brontës?? Wouah...c'est mon pays de mon pays!! Le Yorkshire. La cure rurale du père au bord des landes et la chaine des 'montagnes' les Pennines. Quel isolement! Qu'est-ce que ces filles (et un fils, lui aussi auteur) auraient pu comprendre de 'la Société'? Uniquement ce qu'elles ont lu ou imaginé.
Bonjour JSC,
Content d'apprendre que ma traduction t'ait plu mais j'avoue que pour "meat" j'ai hésité aussi.
Finalement j'ai opté pour "viande" plutôt que "chair" car ce dernier a une connotation "sexuelle" que n'a pas le premier et que nous sommes en présence d'êtres immatériels.
Je sais, "viande" a aussi une connotation "étal de boucherie" mais il m'a bien semblé que ce texte était imprégné d'un humour noir dont les britanniques sont passés maîtres et, entre autres subtilités, j'ai beaucoup aimé "We're supposed to talk to meat".
Par ailleurs, je partage entièrement ton analyse sur la morale de cette histoire.
Bonne fin de semaine et cordialement, 
Jean
Léah a écrit :
Et pourtant, quelle connaissance des ressorts du cœur !
J'ignorais que le frère (Branwell, je crois ?) ait écrit ! il est mort très jeune non ?
Réaction stupide de ma part (car sans connaissance de cause*, mais avec les connaissance des autres auteresses de l'époque) ressorts du coeur = excès émotionnels?
Branwell, en effet (1817-48). Personnage violent et tragique -alcoolique - (pt-âtre aurait-il inspiré le personnage de Heathcliffe "les Hauts de Hurlevant").
Mort jeunes? Mais Anne et Emily aussi sont mortes à la trentaine. Charlotte uniquement a survécu jusqu'à ses 39 ans.
Le contraste avec les écrits d'une Jane Austen (fille également d'un Pasteur) est frappante. Mais elle connaissaient bien les moeurs de Bath et de Londres.
*...faut que je cherche ces poèmes....
Jean a écrit :
Bonjour JSC,
Content d'apprendre que ma traduction t'ait plu mais j'avoue que pour "meat" j'ai hésité aussi.
Finalement j'ai opté pour "viande" plutôt que "chair" car ce dernier a une connotation "sexuelle" que n'a pas le premier et que nous sommes en présence d'êtres immatériels.
Je sais, "viande" a aussi une connotation "étal de boucherie" mais il m'a bien semblé que ce texte était imprégné d'un humour noir dont les britanniques sont passés maîtres et, entre autres subtilités, j'ai beaucoup aimé "We're supposed to talk to meat".
Par ailleurs, je partage entièrement ton analyse sur la morale de cette histoire.
Bonne fin de semaine et cordialement,
Jean
Bonjour Jean.
Vous avez raison pour la connotation sexuelle, mais elle est très argotique. Dans un bar de nuit, on pourrait dire des gens étalés le long du bar qu'ils étaient au "meat-rack" - rayon de boucherie ou de la viande fraîche - à draguer. Les nouveaux arrivages de prisonnier(e)s sont salué(e)s par les anciens taulard(e)s (à la criée) avec une "bienvenue à la viande fraîche"!
Francis Bacon fut un de ses peintres qui était fasciné par les abattoirs....allez savoir pourquoi 
Vous avez un peu moins raison de supposer que notre cher et plutôt rubicond auteur de romans Sci-Fi pas très nombreux est britannique! Je m'indigne!! Il est né au Kentucky et vit en Californie. En passant, je crois que j'étais le plus frappé par son conte qui a inspiré le film "le 5ème élément". Je ne le trouve pas très optimiste sur notre avenir. (Je suis très opposé au principe de "No Future").
En ce qui concerne "message aux/vers les étoiles": j'ai aussi hésité à ne pas dire "astres", ce qui n'aurait pas amené de la confusion à Léah.
star, c'est indifférement une étoile ou un astre ; mais en français le mot "astre" fait partie d'un registre de langue plus soutenu, ce qui n'est pas le style de ce dialogue (me semble-t-il)
Les excès émotionnels ? je ne connais pas assez les écrits des trois sœurs. Oui, avec Wuthering heights ; mais Jane Eyre on est beaucoup plus mesuré, non ?
Les quatre enfants sont morts de tuberculose et Charlotte était sans doute de constitution moins fragile
Tu parlais des oeuvres poétiques des soeurs, Léah. Je viens d'en lire une dizaine d'Emily. Pour le style: difficile à dire, mais les allitérations me semblent forcées. E ce qui concerne la forme, les lignes sont très courtes sans être dans la concision...un peu enfantin? En résumé 'solitary longing' (cf Wordsworth et Schiller/Heine, faces à la Nature).
Une dizaine d'Anne. Elle reste petit enfant du doux Jésus. Sens de culpabilité. Sens d'avoir perdu ce qu'elle n'a jamais eu. en résumé 'longing for God's solace'.
Trois de Branwell. C'est brut, même brutal, mais sa poésie porte de la vraie émotion, même si c'est le résultat de sa déception dans sa relation avec une femme. Il y représente des lieux véritables, mais qu'il classe comme 'lointain' quand il s'agit pour deux d'entre eux (me serais-je pu imaginer d'écrire "entr'eux"?) dans son Yorkshire natif et pour l'autre au nord du Pays de Galles. C'est un homme brisé qui parle. En résumé 'longing for death'?
Une dizaine de Charlotte: vocabulaire beaucoup plus recherché, les sujets plus humains (malgré de références à la solitude!). C'est le plus mûr. Réfléchi, mais pas vécu! En résumé 'longing to be far away'.
Désolé de t'avoir indigné, JSC. 
C'était bien involontaire de ma part et d'autant moins excusable que je m'étais donné la peine d'aller lire sa biographie. 
Serais-je sournoisement atteint d'Alzheimer ? 
Je rends donc aux USA ce qui n'appartient pas à Sa Gracieuse Majesté ! 