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Voilà, durant l'année avec ma prof de français, nous sommes censé avoir étudier un extrait de la préface des contes de Perrault, mais le pb c'est que la prof nous en a parlé que 5 min, donc j'ai practiquement rien dessus, et si je tombe dessus à l'oral, j'aurais rien a dire presque, donc pouvez m'aider en me donnant les principales idées de cet extrait.
Merci d'avances
Voici l'extrait :
Tout ce qu'on peut dire, c'est que cette Fable de même que la plupart de celles qui nous restent des Anciens n'ont été faites que pour plaire sans égard aux bonnes moeurs qu'il négligeaient beaucoup. Il n'en est pas de même des contes que nos aïeux ont inventés pour leurs Enfants. Ils ne les ont pas contés avec l'élégance et les agréments dont les Grecs et les Romains ont orné leurs Fables; mais ils ont toujours eu un très grand soin que leurs contes renfermassent une moralité louable et instructive. Partout la vertu y est récompensée, et partout le vice y est puni. Ils tendent tous à faire voir l'avantage qu'il y a d'être honnête, patient, avisé, laborieux, obéissant et le mal qui arrive à ceux qui ne le sont pas. Tantôt ce sont des Fées qui donnent pour don à une jeune fille qui leur aura répondu avec civilité, qu'à chaque parole qu'elle dira, il lui sortira de la bouche un diamant ou une perle; et à une autre fille qui leur aura répondu brutalement, qu'à chaque parole il lui sortira de la bouche une grenouille ou un crapaud. Tantôt ce sont des enfants qui pour avoir bien obéi à leur père ou à leur mère deviennent grands Seigneurs, ou d'autres, qui ayant été vicieux et désobéissants, sont tombés dans des malheurs épouvantables. Quelque frivoles et bizarres que soient toutes ces Fables dans leurs aventures, il est certain qu'elles excitent dans les Enfants le désir de ressembler à ceux qu'ils voient devenir heureux, et en même temps la crainte des malheurs où les méchants sont tombés par leur méchanceté. N'est-il pas louable à des Pères et à des Mères, lorsque leurs Enfants ne sont pas encore capables de goûter les vérités solides et dénuées de tous agréments, de les leur faire aimer, et si cela se peut dire, les leur faire avaler, en les enveloppant dans des récits agréables et proportionnés à la faiblesse de leur âge. Il n'est pas croyable avec quelle avidité ces âmes innocentes, et dont rien n'a encore corrompu la droiture naturelle, reçoivent ces instructions cachées; on les voit dans la tristesse et dans l'abattement, tant que le Héros ou l'Héroïne de Conte sont dans le malheur, et s'écrier de joie quand le temps de leur bonheur arrive; de même qu'après avoir souffert impatiemment la prospérité du méchant ou de la méchante, ils sont ravis de les voir enfin punis comme ils le méritent. Ce sont des semences qu'on jette qui ne produisent d'abord que des mouvements de joie et de tristesse, mais dont il ne manque guère d'éclore de bonnes inclinations.
J'aurais pu rendre mes Contes plus agréables en y mêlant certaines choses un peu libres dont on a accoutumé de les égayer; mais le désir de plaire ne m'a jamais assez tenté pour violer une loi que je me suis imposée de ne rien écrire qui pût blesser ou la pudeur ou la bienséance.
Dans quel objet d'étude avez-vous étudier cet extrait? Peut-être en travaillant ce texte as-tu déjà pu dégager quelques idées ou un axe à étudier.
nous avons étudier ce texte dans l'objet d'étude : convaincre, persuader, délibérer.
et plus précisement dans la séquence sur l'apologue.
Mais sinon voilà le peu de choses que j'ai à dire sur ce texte :
-on a ici la règle des contes de Perrault qui ne cherche pas à plaire comme les contes traditionnels (qui récompense le bien et chatît le mal).
-l'auteur explique la manière dont les contes agissent sur les enfants
-lexique de la morale, vocabulaire de l'affectivité
donc voilà pourquoi j'ai vraiment besoin de votre aide pasque si je tombe là dessus à l'orale...
Quelques pistes :
toute une partie du texte fonctionne sur un système d'opposition positif/négatif ex "tantôt ce sont des fées....perle" = partie positive avec lexique "don fée, civilité, diamant perle ; "et à une autre fille....crapaud" partie négative avec "brutalement, grenouille crapaud". L'opposition est soulignée par l'utilisation de la ponctuation ";". Les phrases qui suivent sont construites sur le même modèle.
L'auteur insiste sur les effets du conte sur le lecteur : dans un premier temps un plaisir innocent "récits agréables, aimer", puis un effet comme subliminal "instructions cachées" : la diffusion de principes moraux par l'intermédiare de l'identification.
refus de sacrifier la moralité au "désir de plaire".
Tu peux compléter ces quelques idées par un questionnement sur le rôle d'une préface et son utilité dans une oeuvre littéraire.
ok merci beaucoup, ca va me permettre de m'en sortir si jamais je tombe dessus
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