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Bonsoir Lebeau,
Oui, la question du "droit" ou du "devoir" au bonheur est bizarre...
C'est quand on croque dans la tartine qu'on se dit : « C'est bon ! ». Après, on oublie ; avant, on ne savait même pas que ce "petit" bonheur existait...
Muriel
Bonjour, Muriel.
Il m'est avis qu'il n'y ait pas des questions embarassantes, mauvaises, indiscrètes ou bizarres, mais les réponses peuvent parfaitement l'être! 
Si tu crois par exemple que "droit" et "devoir" n'ont pas leur place associés avec la recherche du bonheur, tu es à liberté de nous dire philosophiquement ou lexicalement pourquoi.
Ou tout simplement de répondre "non" à la question:
Est-il un droit ou un devoir que de chercher le bonheur ?
Évidemment dire "non" serait aussi dire qu'on n'a pas le droit de chercher le bonheur. 
Je ne sais pas si le bonheur se cherche ... je pense plutôt qu'il se trouve . A-t-on déjà vu quelqu'un dire "je cherche le bonheur"???
Non, en général on attend le bonheur et quand il passe alors on est heureux ...
lebeau a écrit :
A propos de bonheur, Genevoix dans "ceux de 14", raconte sa difficile vie avec "ses"hommes .
Ils trouvaient de petites joies à vivre, entre les moments terribles,
" de ces petites joies nous savons faire du bonheur".
Ces joies étaient simples: une tartine grillée au feu de bois, un coin au chaud dans la paille pour dormir, ou tout simplement un moment où on ne risque pas sa vie!
Tout est relatif!
Bonjour, lebeau.
Je crains que notre cher Maurice confonds le plaisir et le bonheur.
Tout est relatif: même cette phrase.
Est-il vrai qu'il trouvait ses plaisirs au Canada pendant le conflit de la deuxième guerre mondiale?
Nouveau lien suite à ma lecture du post de Poppins (moi aussi j'ai trouvé des poèmes qui vont dans son sens, mais je ne suis nullement passif pour attendre les choses, je les provoque!)
Chercher le bonheur.
Le rapport entre plaisir et bonheur est intéressant: peut-il y avoir bonheur sans plaisir?
Quant à M. Genevoix, j'ignore s'il était au Canada en 39/45, mais son état physique n'était pas très bon à la mi 1915: deux balles dans le bras et une dans la poitrine, des mois d'hôpital pour s'en sortir.
Tiens, à propos de bonheur, il termine "ceux de 14" en racontant qu'il regarde une petite photo le représentant avec ses camarades de guerre qui sont tous morts, photo prise au soleil.
Il philosophe un moment et conclut ainsi:
-" Mais du soleil, sur la petite photo, que rest-t-il?"
Peut-on rechercher ou trouver le bonheur quand on a vécu des choses aussi graves?.
De même, peut-on être heureux quand on a goûté aux fruits de la connaissance?
Aristote précise que le bonheur est "le Souverain Bien" (Éthique à Nicomaque).
Socrate distingue "agréable" et "bon" ; "faire le bien" et "faire ce qu'il me plaît"(Gorgias).
Est-ce le contenu du Souverain Bien peut être le plaisir?
Pas si le plaisir est éphémère et le bonheur dure dans le temps.
Cas étrange: le plaisir et la douleur peuvent coexister, mais le bonheur étant "complétude" (fulfillment en anglais), l'absence de douleur ou d'autres troubles est nécessaire pour arriver à l'état de "satisfaction totale".
Pour que le bonheur consiste du plaisir il faudra chercher le plaisir durable. ce qui est quasiment impossible.
Je ne sais dire si Maurice G. était philosophe, mais il est probablement optimiste, car il trouva que son vécu de choses graves fut d'un intensite alimentée "d'ardeur à vivre, de respect et d'amour de la vie".
J'espère qu'il a trouvé le bonheur, car vivre jusqu'à 90 ans dans le malheur est inimaginable.
Dernière modification par JSC (18/02/2008 12:19)
Il arrive assez souvent, il me semble, qu'un plaisir vienne du dépassement de quelque chose de gênant pour le sujet ... Ce qui es ,nécessairement contradictoire avec la définition du bonheur donnée plus haut ...
Je me demande si la tendance à cette forme de bonheur est ne tendance naturelle de l'homme ...
"le moyen le plus sûr pour ne pas être très malheureux, ..." comme disait notre ami de Frankfurt ...
Dernière modification par bastie_no (21/02/2008 01:21)
bastie_no a écrit :
Il arrive assez souvent, il me semble, qu'un plaisir vienne du dépassement de quelque chose de gênant pour le sujet ...
Par exemple?
Dans le cas suivant, très simple :
1)j'ai une difficulté pour déchiffrer une partition, un morceau très technique ...
2)après entrainement, j'y arrive sans problème ...
= plaisir 
Dernière modification par bastie_no (21/02/2008 19:54)
Un plaisir plutôt incompréhensible, bast.
(Surtout quand tu changes l'exemle). 
Moi j'ai un plaisir à déchiffrer plein de choses.
Dernière modification par JSC (21/02/2008 19:55)
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