La recherche du bonheur est bien évidemment un droit, quiconque le désire peut chercher le bonheur. Le bonheur est un idéal auquel aspire chacun d'entre nous.
Cependant, on ne peut le considérer comme un devoir puisqu'on ne peut imposer à personne la recherche du bonheur, ce n'est pas une obligation morale, à proprement parler.
Le bonheur est-il une conquête individuelle ou collective ?

JSC je pensais pas à ça 
Un droit de la Nature plutôt, lorsque les institutions n' existaient pas !
JSC a écrit
Pas mal, les antithèses, Léah, mais ce sont des Modernes. Je pourrais citer des auteurs à partir de Sénèque...
Pourquoi le "mais" ? ont-elles moins de valeur parce que ce sont des auteurs contemporains ?
Ni droit ni devoir
Le "droit" à chercher le bonheur ce n'est en effet pas la même chose que le droit au bonheur
Le bonheur n'est pas un dû. (Le malheur non plus)
Est-ce un devoir que de chercher le bonheur ?
je suis perplexe
Il me semble que si on se fait un devoir de le chercher c'est qu'on ne fait pas assez confiance à la vie
Le bonheur est dans le pré
Cours-y vite, cours-y vite
Le bonheur est dans le pré
Cours-y vite il va filer
.../...
Cours-y vite.... il a filé
Quelqu'un peut-il définir ce qu'est le bonheur?
C'est un mot que je ne comprends pas....
On est plutôt libre de chercher le bohneur, c'est donc une liberté pas un droit pas un devoir, plutôt une sorte de pensée un sentiment, on ne peut dire si pleurer être triste rêver sont des droits, pour la recherche du bohneur c'est la même chose.
Léah a écrit :
JSC a écrit
Pas mal, les antithèses, Léah, mais ce sont des Modernes. Je pourrais citer des auteurs à partir de Sénèque...Pourquoi le "mais" ? ont-elles moins de valeur parce que ce sont des auteurs contemporains ?
[/i]
Bonjour,
très bonne question, Léah.
Généralité: sur fond philosophique pessimiste du fin du XIXème siècle (ex. Nietzsche "Dieu est mort") on rentre dans un XXème s. rempli d'angoisse (guerres mondiales, arme nucléaire, guerre froide, l'évolution massive de nombre de gens voulant consulter des Psys de tout genre, le catastrophisme de l'approche de l'année 2000 jusqu'à craindre des bougs répandus dans nos ordinateurs) les ecrivains, surtout à partir de 1968, ne sont pas tous aussi optimistes que moi, je voudrais l'être! Abusant de la drogue et de l'alcool, qques écrivains y trouvent leur inspiration - c'est pas nouveau!- pour répandre leur fiel sur une *(jeune) génération incapable d'avoir le recul analytique nécessaire pour ne pas confondre un Roman et une oeuvre scientifique (ex. "les particules élémentaires" de MH
).
Particularité: MH est romancier. Romancer, ce n'est pas philosopher. MH romance: (Petit Robert) présenter sous forme de roman en déformant plus ou moins les faits. Si son projet de vie est d'écrire, son projet professionnel n'exclut pas vendre un maximum de ses livres. A sa place je ne ferais pas différemment lol.
SG a créé un personnage pour lui même qui est basé sur la pose de provocateur. Ce n'est pas illégitime, mais dans un climat culturel qui favorise la chanson de variété et autres musiques actuelles, je crois devoir mettre en garde *nos lecteurs contre la pratique de prendre les paroles de chanteurs comme une vérité absolue ou comme une déclaration de préceptes de vie à adopter. Un poseur peut être grand écrivain (Oscar Wilde), mais pas souvent Philosophe.
(Désolé pour le ton solennel).
Comme confirmation de ma position je ne citerais que le mouvement néo-nihiliste de "keine Hoffnung/No Hope/Nul espoir adopté par certains jeunes à partir de 1983; Dans sa plus simple expression on porte des vêtements noirs et se dit en permanence le summum de pessimisme, d'autres se forment en Sectes, d'autres ont fondé le mouvement Gothique.
Je vois sur ce forum encore la volonté de s'informer et se construire l'avenir. Ce n'est malheureusement pas le cas partout.
Bref, je préfère puiser mes citations chez les Philosophes, qui ont depuis très longtemps et jusqu'au présent, 'chanté' le Bonheur.
Pour information: Michel Onfray a donné une très intéressante conférence à Caen le 2 mars 2007 "Le bonheur progressiste", où il a démontré l'évolution du hédonisme et sa transformation en bonheur depuis Robert Owen (en supposant que les philosophes qui l'ont précédés ont tenu le bonheur comme une évidence, certes à disserter, mais....sinon cherché, au moins on pourrait en situation de le donner!)
*Non, Aguidar, vous n'êtes pas sortis du nid, mais nombreux sont ceux qui n'ont pas encore eu le temps à apprendre à voler.
lebeau a écrit :
Quelqu'un peut-il définir ce qu'est le bonheur?
C'est un mot que je ne comprends pas....
J'avais déjà invité les membres du forum à commencer par considérer les sens possibles de
Chercher
Droit
Devoir
et Bonheur.
Je préfère que les tentatives soient faites par vous-mêmes avant d'éventuellement me lancer dans une esquisse de réponse.
[Je trouve qu'il y a tellement de termes sur-utilisés quotidiennement concernant lesquels il n'y a pas consensus concernant leur sens exact (Démocratie, Gauche, Droite, Centre, Pensée Unique, Écologie....en les utilisant on parle comme dans la brume. Léah insiste, et je suis d'accord, sur la nécessité de définir les mots que l'on essaie par la suite d'expliciter.]
Sur le désenchantement il est très présent aussi dans la fin du XIXème
Relisez Daudet ce soit-disant auteur pour les enfants
Quelle horreur !
Je n'ai pas fait l'éloge de Michel Houelelbecq ; quoique j'aurais beaucoup à dire sur les Particules élémentaires qui trace un merveilleux portrait d'idéaliste (le savant Djersinski) et résonne comme un chant d'allégresse : la fin des maux de l'Humanité.
Mais sans doute faut-il un certain recul pour avoir entendu cette allégresse.
J'ajoute qu'on peut tout-à-fait construire quelque chose sans croire au bonheur et sans le rechercher (Djersinski en est l'exemple ; Baudelaire aussi)
Ça évite au moins de faire de sa recherche un devoir ou de la considérer comme un droit 
Aguidar a écrit :
On est plutôt libre de chercher le bonheur, c'est donc une liberté pas un droit pas un devoir, plutôt une sorte de pensée un sentiment, on ne peut dire si pleurer être triste rêver sont des droits, pour la recherche du bonheur c'est la même chose.
Ce que je voulais dire par là c'est comme si quelqu'un te demandais si était ce un droit ou un devoir de bouger son bras…
Je ne suis pas sorti du nid mais j'essaie de me forger de penser si cela vous dérange en quoi que ce soit faites moi part de vos intéressantes citations philosophiques.
Aguidar a écrit :
Aguidar a écrit :
On est plutôt libre de chercher le bonheur, c'est donc une liberté pas un droit pas un devoir, plutôt une sorte de pensée un sentiment, on ne peut dire si pleurer être triste rêver sont des droits, pour la recherche du bonheur c'est la même chose.
Ce que je voulais dire par là c'est comme si quelqu'un te demandais si était ce un droit ou un devoir de bouger son bras…
Je ne suis pas sorti du nid mais j'essaie de me forger de penser si cela vous dérange en quoi que ce soit faites moi part de vos intéressantes citations philosophiques.
1. Bouger un bras pourrait être vital. Chercher le bonheur pourrait être essentiel. Ce sont pas les mêmes qualificatifs.
2. Dans toutes les formes d'expression 'spirituelle', le sarcasme est généralement considéré avec le plus de dédain, sans doute autant pour sa facilité que pour sa futilité.
3. J'aime bien l'approche "le bonheur, c'est donc une liberté pas un droit pas un devoir, plutôt une sorte de pensée un sentiment". J'ajouterai qu'il me semble qu'il est une inclinaison naturelle, tout comme pleurer, être triste et rêver.