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une amie est passé à l'oral sur le poème Aube de rimbaud...la question était : comment ce texte reflèetet-il al modernité?
je n'ai pas encore passé le mien et je ne vois pas tp ce que j'aurai répondu
il y a les images employées, écriture onirique ( discontinuité?)
si vs pouviez m'indiquez qqpistes...
ps : j'espère que je ne me suis pas trompée de rubrique
Dernière modification par youpoupidou (16/06/2007 22:22)
La forme : c'est un poème en prose
L'érotisme avec la Nature (il en prend possession, il la dénude)
L'absence des marqueurs logiques introduisant les images
(une fleur qui me dit son nom)
Il faudrait aussi voir si ce poème est extrait d'une séquence qui évoque la modernité poétique avec des auteurs comme Baudelaire, Verlaine, Mallarmé ou les surréalistes qui se réclament de Rimbaud...
Séb
Peux-tu s’il te plaît préciser quels surréalistes se sont réclamés de Rimbaud ? je vois une allusion dans la "Préface" des yeux d'Elsa (mais Aragon n'est plus vraiment surréaliste dans ce recueil) ; Char, avec Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud ! (mais idem Char s'est assez vite démarqué des surréalistes)
Je te demande ça, non dans une optique scolaire, mais pour mes connaissances persos
Merci !
Léah a écrit :
Peux-tu s’il te plaît préciser quels surréalistes se sont réclamés de Rimbaud ? je vois une allusion dans la "Préface" des yeux d'Elsa (mais Aragon n'est plus vraiment surréaliste dans ce recueil) ; Char, avec Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud ! (mais idem Char s'est assez vite démarqué des surréalistes)
Je te demande ça, non dans une optique scolaire, mais pour mes connaissances persos
Merci !
Oui, je pensais à Char... Il me semble par ailleurs que, dans le Manifeste du surréalisme, une ou deux phrases font assez explicitement au travail sur le langage poétique de Rimbaud. J'ai cherché l'extrait mais je ne lretrouve pas. Je suis quasi sûr que c'est au moins dans un manuel Bordas...
Séb qui essaiera de trouver mieux s'il a le temps ;-)
Catwalk a écrit :
Léah a écrit :
Peux-tu s’il te plaît préciser quels surréalistes se sont réclamés de Rimbaud ? je vois une allusion dans la "Préface" des yeux d'Elsa (mais Aragon n'est plus vraiment surréaliste dans ce recueil) ; Char, avec Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud ! (mais idem Char s'est assez vite démarqué des surréalistes)
Je te demande ça, non dans une optique scolaire, mais pour mes connaissances persos
Merci !Oui, je pensais à Char... Il me semble par ailleurs que, dans le Manifeste du surréalisme, une ou deux phrases font assez explicitement au travail sur le langage poétique de Rimbaud. J'ai cherché l'extrait mais je ne lretrouve pas. Je suis quasi sûr que c'est au moins dans un manuel Bordas...
Séb qui essaiera de trouver mieux s'il a le temps ;-)
Ah oui et j'oubliais, si je ne me trompe, Char a préfacé les poèmes de Rimabud édités par la NRF. A vérifier.
Séb
Cela serait bien si tu pouvait recopier le poème...
Mais le titre même de celui-ci peut évoquer une ouverture au modernisme à l'époque de Rimbaud... l'<<aube>> du modernisme.
Aube
J'ai embrassé l'aube d'été.
Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Les camps d'ombre ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.
La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.
Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse.
Alors je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l'ai dénoncée au coq. À la grand'ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.
En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peu son immense corps. L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois.
Au réveil il était midi.
Quelques réflexions jetées là
Le poème s'ouvre et se ferme sur un octo
Le début est immobile puis le mouvement s'accèlère en crescendo jusqu'à l'enlacement "l'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois"
(les petits malins vous diraient que par ces sonorités sourdes en B le poète a voulu suggèrer cette chute, perso je me méfie des intentions prêtées au poète, qui la plupart ne fait pas "exprès" que son poème suggère ceci ou cela, mais y parvient parce qu'il vit dans l'intimité des mots et des sons parenthèse perso refermée
)
Les quais de marbre, les palais, les dômes ; dans quelle ville sommes-nous ? est-elle réelle ? dans quel pays ? la grand-ville si proche d'une nature sauvage (bois de sapins, bois de lauriers, chute d'eau, plaine)
Catwalk
merci de tes précisions. Si j'ai le temps je regarderai dans le Manifeste Mais si tu as le Borda XXème (que je n'ai pas) tu iras plus vite que moi peut-être. Et est-ce dans le 1er Manifeste ou le second ?
Dernière modification par Léah (17/06/2007 16:05)
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