bonjour tout le monde ! voilà , je passe l'anticipé de français (oral), (L) et j'ai un problème : mon prof nous a donné comme objet d'étude pour les réécritures Alcools d'Apolinaire ( 6 poèmes à étudier au total ) , sauf qu'on n'a pas eu le temps de le faire en classe ...et alors je suis complètement perdu!! si qq un pouvait m'aider et me donner les commentaires ça serait gentil !
ps: je passe lundi
ah! les poèmes sont : 1. la chanson du mal aimé de vers 1 à 25 2.la nuit rhénane 3.mai 4.la loreley 5.automne malade 6.crépuscule
Bonjour,
Nous n’avons pas tous les textes littéraires sous la main. La version numérique de votre texte est peut-être disponible sur Internet. Avez-vous vérifié ?
Si vous trouvez l’extrait que vous devez étudier, merci de le recopier dans votre message.
Tu as de la chance, j'ai trouvé (mais je n'ai pas le temps de vérifier si c'est bien fait, je verrai ce soir)
Nuit rhénane
mai
automne malade
Dernière modification par Léah (16/06/2007 09:46)
Bonjour Moms,
Pour "Nuit rhénane", vois la légende des ondines, ici, sur Wikipédia (en te précisant que certaines avaient les cheveux verts...).
Muriel
Édit : En complément de Léah, je t'ai trouvé quelquechose sur "Loreley", ici.
Tu devrais faire une recherche sur les légendes rhénanes : ta liste de poèmes semble en être une réécriture...
Dernière modification par Muriel H. (16/06/2007 10:59)
merci pour tout ! pour "mai" je trouve le commentaire pas mal . pour les poèmes y a pas de problèmes ,je les ais tous et puis de mon coté j'ai fais des recherches et il me manque 3 : automne malade , la loreley et nuit rhénane .
merci de votre aide !
J'ai étudié tous ces poèmes et ils ont été le début d'une grande passion pour la poésie !!!
Voici ce dont je me souviens...
Commencons par La chanson du mal aimé
* Le voyou est l'incarnation onirique de la femme
* Structure du poème : de l'illusion (il croit que c'est celle qu'il aime) à la désillusion (par rapport à la fausseté de l'amour)
* L'hyperbole poussée jusqu'à l'invraissemblable (procédé du XVIème : on montre la distance entre le désir et la réalité en exprimant l'impossible) La référence est bien évidement la Bible : Les eaux se fendirent et les fils d'Israël pénétrèrent au milieu de la mer à pieds secs, les eaux formant une muraille à leur droite et leur gauche
* La femme sortie saoule d'une taverne ne te fait-elle pas penser à l'absinthe ? (oeuvre peinte par Degas)
* Note l'enjambement :
Un voyou qui ressemblait à
Mon amour vint à ma rencontre
Le derniers vers montre l'illusion, si on le détache des autres, on croit comme lui que cette silhouette qu'il appercoit est son amour
* Observe l'ambiance. A Londres, le frog (brouillard), la nuit, les lampadaires (les feux de ses facades) Tout celà crée une ambiance propre aux illusions... ambiance un peu glauque (Plaies du brouillard sanguinolent)
* Si tu connais un peu Apollinaire, tu sait qu'il se considère toujours comme un mal aimé. D'abord avec Annie (d'où cette chanson) avec qui il a eu des relations mais elle l'a quitté. Elle rentrera en Angleterre et finira par aller en Amérique, car sans cesse poursuivie par Apollinaire ! (cf L'émigrant de Landor Road).
*Autre référence (il en fait toujours, historiques, par rapport à des légendes...)
il parle de la soeur épouse. Allusion à l'Egypte antique où les pharaons se mariaient entre personnes de la même famille : echec total de l'amour ?!
Voilà ce qui me viens dans l'immédiat !
Continuons... Automne malade !
Petite intro : l'automne, éternelle source d'inspiration des poètes (fait des recherches là dessus, n'oublie pas Verlaine Les sanglots longts / Des violons / De l'automne / Blessent mon coeur / D'une langeur / Monotone) (j'adore !).
Apollinaire considère l'autome comme sa saison
- Je suis soumis au chef du signe de l'Automne
- Mon automne éternelle ô ma saison mentale
Ce poème est une éloge à l'automne. On étudie les particularités du lyrisme d'Apollinaire sur un thème traditionnel.
* Au début, on a une tempète (ouragan) puis un apaisement
* Ce poème est très sensitif : visuel et auditif (les cerfs ont brame)
* L'automne est bien sur personnifié
* Il est ambïgue : neige et fruits murs, blancheur et richesse
* L'éternelle femme cruelle : les nixes nicettes qui n'ont jamais aimé.
* Un peu la représentation de l'état d'esprit d'Apollinaire : il a le blues ! Eternellement malheureux, pensif, rèveur...
* Le paysage exprime un état d'âme
* A la fin, le poème s'éteint peu à peu. L'alexandrin est coupé en plusieurs vers.
* Bien sur, thème de la fuite du temps
Nuit rhénane est de loin mon préféré !
Comme toujours, étudie l'ambiance
On se situe tout d'abord au bord du Rhin (poème issus du cycle des rhénanes oblige !) Le batelier chante l'histoire de sept femmes (chiffre connoté) sous la lune (astre maléfique). Elles ont des cheveux verts une couleur symbolique(sorcières, fées, ondines ???)
Le premiers vers, très intéressant pour l'ambiance : Mon verre est plein d'un vin trembleur comme une flamme. Visuel... Note les couleurs : couleur du vin, des flammes. L'ivresse, le regard troublé.
Perturbé, le personnage veut retourner dans le monde réel ! Un bar ou un cabaret ? D'un ton sec, il ordonne "que je n'entende plus le chant du batelier ". Il réclame des filles blondes (allemandes typiques) au regard immobile (donc s'opposent aux femmes dangereusement séductrices!) et aux nattes repliées (les cheveux détachés symbolisent justement la dangereuse séduction). Le chant du cabaret doit couvrir le chant du batelier. Mais...
Il est irrésistiblement attiré par le batelier et se retrouve de nouveau devant le rhin. Le mot incante désigne le pouvoir maléfique de ces sorcières. Etudie ensore les couleurs : l'or des étoiles, de nouveau le tremblement. Les vignes, toujours l'alcool etc...
La voix chante toujours à en râle mourir. Ce terme un peu étrange, semble moyennageux !
Et enfin, le dernier :
Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire.
Retour à la réalité, on peut faire de nombreuses interprétations
- impose retour à la réalité en brisant son verre
- jeu de mot avec le vers, car jusqu'ici on avait des quintils et ce vers est seul, il est brisé !
- vert comme les cheveux des fées
- iveresse (rire)
- éclat de rire et le verre s'est brisé en éclats
Donc en conclusion : étudie l'ambiance, les couleurs, le rythme du poème (premier quintil très lent, second rapide haché des verbes à l'impératif...), l'ivresse du au vin, au rhin, à la séduction de ces femmes...
Bravo Marine
Si Jean-Luc ou notre webmestre passent par là, je suggère l'ajout de tes études aux fiches du site
Emportée par ton élan, tu as écris "ivresse du" au lieu de "ivresse due" Je n'ai pas tout de suite saisi le sens 
Les femmes aux cheveux verts : ce sont les Loreleï, dont tu connais celle de Heine (ou Gœthe ? j'ai un doute là !) certainement. Ces légendes sont très répandues sur le Rhin. Nixes, ou sirènes, ou ondines, elles charment les hommes de leur chant et les entraînent au fond de l'eau
Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire
Le poète lui-même s'est laissé prendre par l'incantation de son poème, il y plonge comme un ivrogne dans son verre de vin. Et il regrette de voir le sortilège poétique se briser et en même il aspire à s'en libérer. C'est la poésie qui devient sa Loreleï. Est-ce lui qui iironise en riant ? Est-ce la poésie qui se moque de lui ?