1
Connectez-vous pour écrire une réponse
Bonjour,
Toujours par rapport à Baudelaire, mais cette fois pour le poème Spleen (IV)...
Voici le texte :
Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;
5 Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;
Quand la pluie étalant ses immenses traînées
10 D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,
Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
15 Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.
Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'angoisse atroce, despotique,
20 Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.
En fait je ne comprends pas pourquoi mon professeur nous a dit en conclusion de l'étude : Le poète explore ses abîmes et extrait la beauté des souffrances, de son âme et de son cerveau malades.
Voila je ne vois pas en quoi les "fleurs" sont extraites du "mal" dans ce poème. Je ne vois aucun champ lexical de la beauté ...Il n'extrait aucune beauté de cette expérience ?!
Mon professeur ajoute : par un beau paradoxe s'exprime l'élan brisé de l'Espoir ... Mais quel est ce paradoxe ?!
Merci beaucoup d'avance
L'Espoir n'est pas fait pour pleurer !
Ah ... oui je vois en effet ... Mais alors de quel paradoxe parle t-il ?
Mais vu que son Espoir est brisé, son Angoisse l'emporte, il n'y a pas vraiment de beauté extraite de son mal finalement ...?
Eh bien le paradoxe : as-tu déjà vu quelqu'un qui espérait (n'importe quoi, une lettre, un cadeau, une visite...) as-tu déjà vu cette personne pleurer ? imagine-t-on l'espoir en pleurs ? au contraire, on est joyeux, palpitant, exalté, anxieux ... mais pas en pleurs
La beauté extraite du mal, c'est la beauté formelle du poème ; ensuite la Beauté doit-elle être heureuse ?
D'accord, mais ici son Espoir s'en va justement ... d'où son mal être ... pas d'Espoir, plus d'Espoir dès le début du poème son Espoir fait faux bond au poète, le quitte ... voila pourquoi je ne saisis vraiment pas le paradoxe ...!
Je ne vois pas en quoi son espoir devrait l'exalter puisqu'il le quitte.
Oh là là ; j'ai vraiment du mal, ça me paraît tellement évident ce paradoxe que j'ai vraiment du mal à t'expliquer !
L'Espoir ne peut pas pleurer, ce n'est pas une donnée triste ou tragique ; or ici le poète pour montrer que l'Espoir est vaincu, le fait pleurer et c'est là qu'est le paradoxe, et cela montre d'autant plus la force du spleen
C'est bon j'ai compris !
(hum ... ce fut long ...
)
MERCI
Dernière modification par lyop38381 (14/06/2007 19:42)
ça me fait plaisir, mais c'est vrai que des fois des trucs évidents ça passe pas !
Bonjour,
moi aussi j'aimerais bien qu'on m'explique qq ptites choses dites par mon professeur.
on a dit que la 1re strophe= sentiment d'oppression.
Et que (c'est là que je ne comprends rien) l'accablement est doublement exprimé.
D'abord exprimé comme:
-un retraicissement verticale: 1re hémistiche en monosyllabe
comparaison couverbe = importance d'aller au delà
ampleur de ce retraicissement=enjambement
malaise -> sonnorités "i" "s" (pourriez-vous me dire en quoi les i et les s exprimes les sonnorités de malaise? Parce que ça ressemble à un gémissement?)
-développement horizontal du spleen
Ce qui est en gras c'est vraiment ce que je ne comprends pas... bon, si vous aussi vous ne comprenez pas du moins, pourriez vous me dire comment vous vous le décrypteriez ce sentiment d'oppression 
Merci.
il y a un hémistiche, plus un alex en monosyllabes
Quand le ciel bas et lourd et Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits
Rétrécissement vertical : ce rétrécissement des syllabes correspond à
Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux, ; au vol de la chauve-souris ; aux cloches qui sautent ; au drapeau noir planté
Développement horizontal :
plafonds pourris ; filets des araignées ; esprits errants ; longs corbillards
Développement circulaire : couvercle ; horizon ; cercle ; fond du cerveau
Connectez-vous pour écrire une réponse
1