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Ok pas de problème Ina... 
Sythiliah,
J'ai cherché, parfois, la"Grande Aventure", le "Grand Changement", je ne sais toujours pas si je l'ai trouvé ou pas..
Passée cette période, les "petits changements" sont agréables.
Maintenant, je me réjouis à penser que dans les dix minutes qui viennent, je vivrai quelquechose que je n'ai jamais connu, tout en souhaitant le moins de bouleversement possible.
Peut-être est-ce l'âge, mais, maintenant, un oiseau qui passe, d'autres lumières et d'autres nuages sur mon paysage familier me réjouissent...et me suffisent.
Lebeau a écrit :
Peut-être est-ce l'âge, mais, maintenant, un oiseau qui passe, d'autres lumières et d'autres nuages sur mon paysage familier me réjouissent...et me suffisent.
Bonjour "Lebeau",
C'est joliment dit, j'adhère !
Muriel
Très joliment dit en effet...
Mais ne pas aimer la monotonie ne veut pas dire ne pas apprécier les petits bonheurs simples de tous les jours...
Je pense que , vivant dans une société matérialiste, un boulot bien payé et une belle maison sont des éléments qui nous donnent un sentiment de sécurité.
Pour ma part, je ne souhaite pas une vie monotome mais pas dans le sens d'une variation de mes plaisirs: je suis très sensibles aux problèmes écologiques ou humanitaires et je pense que chaque individu peut apporter sa contribution au quotidien.
Je ne peux pas rester les bras ballants dans mon confortable canapé pendant que derrière la porte, des gens meurent de faim ou de froid.
Cher passeur d'Aurore,
engagement et plaisirs ne sont pas incompatibles:
quand je pars le matin m'occuper d'enfants en difficulté, je sais aussi prendre le temps de regarder mon paysage familier.
En effet mais on ne peut que constater (et déplorer) que l'égocentrisme prédomine en général face à l'engagement. Je pense à une certaine canicule qui avait ému de nombreuses personnes mais quelques années plus tard, l'effort de solidarité ( un jour férié supprimé) demandé aux mêmes individus leur a paru bien difficile. La compassion semble être un plat qui se mange chaud malheureusement.
De même que ces syndicalistes qui hurlent à la suppression d'emplois pour cause de fusion vont acheter des actions de la future société dès qu'ils ont fini de hurler à la télé parce qu'ils feront du bénéfice dessus;
de même que ces patrons qui jurent penser au social vendent leurs actions dès qu'ils ont des doutes sur l'avenir du cours;
de même que, dans tous les milieux, on détourne l'argent des autres à son profit;
de même qu'un de mes collègues vient de déclarer
" je fais le superficiel, aux parents d'approfondir", en oubliant les élèves dont les parents ne peuvent pas approfondir: il touchera sa paie, pardon "son traîtement" avec l'impression de l'avoir bien gagné à la fin de ce mois.
Je crains que tu n'aies raison: la compassion se doit de s'afficher à la télé; quant à la pratiquer il y a bien peu de frères humains pour le faire.
Mais est-ce bien nouveau?
lebeau a écrit :
Mais est-ce bien nouveau?
Nous sommes d'accord sur la réponse mais est-ce une raison pour l'accepter?^^
Apparemment, beaucoup semblent penser que oui, et comme vous l'avez si justement écrit, ceux sont probablement les mêmes qui sont outrés par le dernier scandale politicoboursier.
Il n'y a pas un fil sur " l'être humain et ses paradoxes" au fait?^^
Effectivement, ce n'est pas une raison pour l'accepter. Heureusement, il existe encore des gens qui savent faire, veulent faire, et font quotidienement correctement leur tâche au quotidien, et même du bien autour d'eux sans en attendre de retour.
La société, moralement, ne tient que par eux.
C'est si vrai que même ceux qui pratiquent le contraire se sentent obligés de les "canoniser" de temps en temps.
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