#31 08/03/2008 10:35

JSC
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Autres littératures Pièces de théâtre

meeero a écrit :

quels sont les courants et les auteurs que Maurice est influence'

(D'ailleurs, la question de meeero ne me semble pas très claire).
Euh...il me semble peu probable, Rodolphe, que MM (1862-1949) fut influéncé par BB (1898-1956).

Dernière modification par JSC (08/03/2008 10:36)


La moralité moderne veut que l'on accepte les normes de son époque. Qu'un homme cultivé puisse les accepter me semble la pire des immoralités. (O. Wilde)

#32 08/03/2008 11:10

Rodolphe
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Ha, toujours à présupposer de la défaillance d'autrui cher JSC. Enfin, tu as raison je présume, mieux vaut être vigilant.

Je connaissais bien les dates respectives de MM. (1954-?) et BB.(1934-?), mais, en l'occurence, je répondais (avec certes un peu de retard) à la requête de petitpanda.
Peut-être cette requête était-elle caduque, les forums rendent parfois difficiles à discerner les questions encore d'actualité.


RODOLPHE du Dissidrome
http://dissidrome.over-blog.com

#33 08/03/2008 11:26

JSC
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Die Rundeköpfe und die Spitzköpfe a besoin de chanteurs. Très peu de filles chantent dans le registre des mecs!

Il est intellectuellement malhonnête de changer son post dans le sens d'avoir moins tort sans ajouter le mot "Édit: ," trouve-je.

Je ne cherche pas des défaillances, je cherche à répondre correctemment à nos interlocuteurs, Rodolphe.

Quelles sont les dates que tu nous balances?
As-tu une idée des influences sur et de MM?

#34 08/03/2008 15:30

Rodolphe
94 message(s)
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C'était une plaisanterie : les dates de naissance de Michael Moore et de Brigitte Bardot.
Pas d'idée sur Maeterlinck hélas, je connais plus ce qu'il influença que ce qui l'influença, je ne puis donc aider à répondre à cette question.
Pour ce qui est du choeur des têtes rondes et pointues, ptitpanda disait avoir une majorité de filles mais pas une absence de garçons, donc ça n'est pas gênant qu'il faille quelques hommes pour chanter (et encore, avec un peu de licence, on doit pouvoir s'en sortir sans).
Quant à mon post,  je ne sais si j'ai bien saisi ton allusion aux allures d'accusation, mais je n'ai rien édité ni travesti du tout.
Je proposais juste une aire de recherche à petitpanda.



ps : après vérification je l'avais bien édité (10:12), mais juste après sa rédaction(10:10), c'est à dire avant ta réaction(10:35), pour corriger mes habituelles coquilles.
C'est pas très agréable de se faire taxer de ridicule machiavélique.

Dernière modification par Rodolphe (08/03/2008 15:40)

#35 08/03/2008 16:34

Jean-Luc
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Bonjour Meeero,

Maurice Maeterlinck est le père du symbolisme. Ce courant littéraire s'est voulu une réaction contre le prosaïsme et la noirceur de l'esthétique naturaliste alors prédominante dans la littérature française.
Ceux qui l'ont influencé : Novalis, Villiers de L'Isle Adam.
Dans L'Oiseau bleu, Maeterlinck s'inscrit dans le courant merveilleux du conte bleu remis à la mode au début du XIXe siècle par Charles Nodier.
Dans cette féerie, il développe l'aspect allégorique du symbolisme tout en lui faisant perdre ses aspects maniérés ou obscurs. En outre il renonce au pessimisme du symbolisme pour proposer un mysticisme idéaliste.
Maeterlinck n'a pas eu d'influence directe sur ses contemporains, bien que cette pièce ait été reprise par Stravinski. Pelléas et Mélisande a inspiré Debussy.


Jean-Luc    "Il n'y a jamais nulle part où aller qu'en dedans." Doris Lessing :)

#36 08/03/2008 16:50

JSC
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...et Fauré et Sibelius et (!) Schoenberg.

On lit toujours que MM est symboliste. Je ne suis pas sûr de pouvoir le distinguer d'expressioniste. As-tu le temps pour quelques lumières de plus, Jean-Luc?

#37 08/03/2008 22:02

Jean-Luc
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Bonsoir JSC,

L'expressionnisme n'a pas marqué la francophonie. Peut-être pourrait-on en trouver les prémices dans certains textes de Rimbaud ou dans les Chants de Maldoror de Lautréamont. Il faudrait voir.

C'est un courant qui a agité la Scandinavie et le monde germanique.
Le symbolisme apparaît comme un prolongement de l'Art pour l'art, uniquement préoccupé de l'art, c'est-à-dire de dégager la littérature de tout intérêt documentaire, de tout rôle social, de toute responsabilité morale. C'est aussi un refus de la modernité et de l'hyper-réalité représentée par le naturalisme, d'où une tentation de revenir à un passé souvent légendaire. C'est en outre la continuation du spleen baudelairien. C'est enfin une recherche intellectuelle : les vaticinations mallarméennes, le goût affirmé du mot rare, d'une expression alambiquée.
On peut remarquer que Maeterlinck ne correspond pas exactement à cette définition dans sa tentative de substituer au mal-être baudelairien une mystique plus lumineuse. De même il a opté pour une expression plus simple mais riche de sous-entendus sur sa vie intérieure.

Si le symbolisme est tourné vers l'intérieur et ses tourments intellectuels, l'expressionnisme, lui aussi enfant paroxystique du spleen baudelairien, reste par définition une tentative d'extérioriser ces tortures métaphysiques. Il n'a pas la retenue du symbolisme, il exprime l'horreur d'être, il est cru, violent, convulsif. Il ne considère pas le passé mais l'horreur du présent. Si le symbolisme a de profondes affinités avec le préraphaélisme, l'expressionnisme se rattache plutôt à l'expression névrotique de dessins psychanalytiques. J'y vois plutôt une pulsion esthétique suicidaire, et pour reprendre le titre d'un tableau de Munch, un "cri" de souffrance atroce.