On ne rappelera jamais assez Proust refusé par Gallimard, à propos de chefs-d'œuvre ignorés par un éditeur
Toutefois, 100% des auteurs qui envoient des manuscrits ne sont pas des génies non plus !
L'édition Internet, ainsi présentée bonne idée, mais où est l'intêret d'être publié si personne n'achète ? trop de publications tuent la publication... un livre de génie va être noyé daans le flot du tout-venant...
Léah a écrit :
où est l'intérêt d'être publié si personne n'achète ?
Ça peut être un bon point de départ pour un auteur, sans trop de contraintes financières, il peut facilement se procurer ses propres ouvrages en nombre arbitraire et, par ce biais, les faire connaître avant une édition officielle ou faire connaître sa vitrine Internet sur ce site où des lecteurs potentiels pourront se les procurer. Comme disait Gilles Deleuze « on ne sait pas ce qui nous manque ». Des écrivains, comme Kafka, ont eu une certaine chance, c’était l’éditeur qui le suppliait par courrier de lui envoyer des textes, d’autres comme Samuel Butler n’ont été édités que très tard dans leur vie, au grand soulagement des éditeurs qui l’avaient refusé de tout temps.
À bientôt
Gilles
J’ai été surprise des réponses données à ta question, (même un peu choquée), alors j’ai décidé d’ajouter mon grain de sel. Je pense que si l’on aime écrire, et la littérature en général il faut désacraliser cet art pour mieux l’approcher. Lorsque l’on décide d’écrire un livre, il n’y a pas besoin de brandir ses armes et son bouclier. Seulement, l’écriture demande du temps… Il faut persévérer, continuer à écrire malgré les ratés et les déceptions. Personnellement je consacre beaucoup de temps à l’écriture. Cela fait quelques mois que j’écris un roman, mais je ne suis pas encore dans l’écriture de celui-ci. Je veux dire par là qu’après avoir imaginé mon roman, j’en décortique ce qui en fait sa quintessence, ce qui lui donne vie : les personnages et l’histoire de leur personnalité, les lieux, le décors, l’époque, etc.…Et puis je reviens au propos et schématise, je fais un plan. Cela peut paraître trop scolaire, mais cela me permet de mieux me cerner, de savoir ce qui conte le plus, ce qui doit être dans le récit ou non. Je m’intéresse d’abord à la mie de pain avant de m’attaquer à la croûte, si je puis dire. Lorsque j’aurai fini cela, je m’attaquerai à la rédaction de mon roman, j’y mettrais un ton, mon style et mes formes. (Et puis en dernier, il me faudra encore le traduire en français lol)
Bon pour faire simple ; ma méthode pour écrire un roman : le schéma, et après l’écriture.
C’est ma façon de faire mais il n’y a pas de recette. Chacun peut faire comme bon lui semble.
Mais de toute façon dans l’écriture, l’important c’est la motivation, le plaisir et l’investissement. Et puis, pas besoin de « sortir ses tripes » comme il a été dit précédemment. Cela me fait penser à l’éditeur de Chevillard, qui l’a contraint à écrire son autobiographie « mets tes tripes à l’air » pour le citer. Lorsque l’on écrit, c’est déjà tout son être qui se retrouve sur papier, alors pas besoin de se dépecer encore plus…
Bon, j’espère avoir répondu à tes questions et puis si tu écris un roman ou si tu contes le faire, je te souhaite bon courage ! Et même si la tache peut sembler laborieuse, avec de la persévérance on arrive à tout !
Cher 2azahour,
Je suis d’accord avec Marine 75.
Il y a une forte propension en France à sacraliser la littérature, à la prendre trop au sérieux pour en faire l’affaire de « professionnels » (300 parisiens en tout et pour tout) qui passent à Vol de Nuit…
Si tu as envie d’écrire, fais-le ! Il faut :
- De la motivation ;
- des idées ;
- du temps, beaucoup de temps.
Sur la méthode, chacun a son mode d’écriture. Marine 75 a donné la sienne : le schéma, et après l’écriture. Voici la mienne.
1 – avoir toujours sur soi un petit carnet (ou un PDA) pour noter les idées, les phrases, au fur et à mesure qu’elle te viennent. C’est un peu agaçant pour l’entourage mais c’est très efficace… Jacques Higelin a écrit une chanson là-dessus, où il a une idée superbe qui s’envole et qu’il ne retrouve plus jamais…
2 – l’idée première est très importante ; j’ai écrit trois romans policiers et un roman historique; à chaque fois, il y a une idée, qui se traduit soit par un (ou plusieurs) chapitres-charnières, qui soit donnent son sens au roman historique (les autres chapitres sont dit chapitres de transition…), soit pour les romans policiers par les scènes de meurtre, l’enquête n’étant rédigée qu’après coup...
3 – en ce qui me concerne, le plan n’est rédigé qu’après la rédaction des scènes-clés (une quarantaine de pages à peu près). Il faut un plan bien sûr, mais il ne doit pas corseter le récit.
4 – il faut du temps. Si l’auteur lui-même n’a pas le temps de rentrer dans son intrigue, ce n’est pas le lecteur qui le fera… Et puis c’est en forgeant qu’on devient forgeron, c’est en écrivant que l’aisance de l’écriture apparaît… Tu t’apercevras que ton premier roman ta servi à te faire la main, que le suivant est meilleur, ainsi de suite.
5 – il faut bien sûr une solide documentation suivant les sujets.
Je dirais également, à la lumière de ma très modeste expérience, qu’il n’y a pas besoin de se mettre les tripes à l’air, que le moi est haïssable, que mon premier roman policier était trop personnel et que l’auteur doit savoir s’effacer derrière ses personnages… Sachant que de toutes façons, l’auteur est partout… Tu verras, au bout d’un moment, les personnages se mettent à vivre sous ta plume et ce sera à toi de gérer ce qu’ils font…
En résumé, pour écrire, il faut des idées, beaucoup de temps. Et surtout comme écrivait Marine75, le plaisir d’écrire et de dire à son lecteur : « assieds-toi, je vais te raconter une belle histoire… »
Bonjour à tous, je suis en train d'écrire un roman d'espionnage. Y-a-t'il des règles à suivre? Il y a beaucoup de dialogues. Dois-je en limiter le nombre? Qu'en est-il de la maise en page? Dois-je écrire au format A4 ou diminuer les marges?