#1 17/05/2007 19:51

liline90
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Entraide scolaire et méthode Commentaire littéraire - Chateaubriand, René

Bonsoir à tous,
j'ai un cmmentaire composé pour demain sur un extrait de René de Chateaubriand. Voici l'extrait:

Comment exprimer cette foule de sensations fugitives que j'éprouvais dans mes promenades ? Les sons que rendent les passions dans le vide d’un cœur solitaire ressemblent au murmure que les vents et les eaux font entendre dans le silence d’un désert ; on en jouit, mais on ne peut les peindre.
L’automne me surprit au milieu de ces incertitudes : j’entrai avec ravissement dans le mois des tempêtes. Tantôt j’aurais voulu être un de ces guerriers errant au milieu des vents, des nuages et des fantômes ; tantôt j’enviais jusqu’au sort du pâtre que je voyais réchauffer ses mains à l’humble feu de broussailles qu’il avait allumé au coin d’un bois. J’écoutais ses chants mélancoliques, qui me rappelaient que dans tout pays le chant naturel de l’homme est triste, lors même qu’il exprime le bonheur. Notre cœur est un instrument incomplet, une lyre où il manque des cordes, et où nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs.
Le jour, je m’égarais sur de grandes bruyères terminées par des forêts. Qu’il fallait peu de chose à ma rêverie ! une feuille séchée que le vent chassait devant moi, une cabane dont la fumée s’élevait dans la cime dépouillée des arbres, la mousse qui tremblait au souffle du Nord sur le tronc d’un chêne, une roche écartée, un étang désert où le jonc flétri murmurait ! Le clocher solitaire s’élevant au loin dans la vallée a souvent attiré mes regards ; souvent j’ai suivi des yeux les oiseaux de passage qui volaient au-dessus de ma tête. Je me figurais les bords ignorés, les climats lointains où ils se rendent ; j’aurais voulu être sur leurs ailes. Un secret instinct me tourmentait : je sentais que je n’étais moi-même qu’un voyageur, mais une voix du ciel semblait me dire : « Homme, la saison de ta migration n’est pas encore venue ; attends que le vent de la mort se lève, alors tu déploieras ton vol vers ces régions inconnues que ton cœur demande. »
« Levez-vous vite, orages désirés qui devez emporter René dans les espaces d’une autre vie ! » Ainsi disant, je marchais à grands pas, le visage enflammé, le vent sifflant dans ma chevelure, ne sentant ni pluie, ni frimas, enchanté, tourmenté, et comme possédé par le démon de mon cœur.

j'ai déjà reussi à trouver pas mal de choses bien entendu mais bon... j'ai enormement de mal à formuler les exemples ... j'ai trouvé que la nature est un refuge, la nature miroir de l'âme en fait j'ai beaucoup de mal pour le 1er axe :s pour le 2ème il y a une opposition par rapport au fait que René éprouve des sentiments contradictoire, instable emotionnellement...emotions negatives en rapport avec la description du paysage. voila voila je sais ce n'est pas très precis tout ça  :s


voici les axes
-vous analiserez les eements que Chateaubriand privlégie dans sa description du paysage.
-vous etudierez les liens qui s'etablissent entre le paysage et les etats d'âme de René.


Merci de votre aide.

Dernière modification par Léah (17/05/2007 22:09)

 

#2 17/05/2007 22:16

Léah
9933 message(s)
Entraide scolaire et méthode Commentaire littéraire - Chateaubriand, René

Oui tu es bien dans le texte ; n'oublie pas de le rattacher au mouvement romantique qui reliait l'homme et la nature comme dans un jeu de miroirs (que tu as bien vu)
Et n'oublie pas l'analyse stylistique ! Chateaubriand avec ses phrases bien balancées annonce un peu le poème en prose. Apprécie le ryhtme des phrases, les allitérations etc
Exemples
murmure que les vents et les eaux font entendre dans le silence d’un désert
nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs.
un étang désert où le jonc flétri murmurait ! Le clocher solitaire s’élevant au loin dans la vallée
Levez-vous vite, orages désirés ! (je ne sais plus quel vers de Baudelaire ressemble beaucoup à celui-là)

À quelle époque de la vie de l'auteur se passe tout cela ? L'âge qu'il avait a aussi son importance


Tenir un seul cheveu dans sa main.
Y parvenir.