je souhaiterais aller en prépa A à Henri IV....ca va être dur , mais il faut s'accrocher !
Et toi?
Je pense que c'est quelque chose qui peut s'avérer utile par rapport à tout ce qui est éthymologie, mais en ce qui me concerne c'est quelque chose qui ne m'a jamais attiré, d'autant plus qu'il s'agit de langues mortes et je pense qu'il y a plus d'avantages à apprendre des langues telles que l'anglais, l'espagnol ou le chinois que le latin et le grec... après tout dépend bien sûr de l'orientation et de ce que requiert le métier choisit ( pour des métiers dans tout ce qui est histoire, etc..)
Sinon il y a aussi des perdus comme moi : nonobstant la conjoncture, je viens de reprendre le latin et, regrettant de n'avoir pas fait de grec, j'envisage de m'y mettre si je trouve un peu de temps... En ce qui concerne le latin, c'est un vrai plaisir !
Cette interrogation sur l'utilité d'apprendre les langues mortes me semble étrange : est-ce qu'on se demande s'il est utile d'étudier des évènements historiques parfois très anciens sous prétexte qu'ils appartiennent au passé, ou des civilisations qui n'existent plus ? Outre le fait que le latin et le grec continuent d'exister dans le français, l'étude de ces langues est un excellent moyen d'accès à des cultures et des manières de penser différentes des nôtres, non ?
Vanille a écrit :
Hey !
Je fais du Latin au lycée, et ce depuis la 5e...j'avoue que des fois j'ai envie de tout arrêter !
Soyons honnêtes, une fois que j'aurai passé mon épreuve de bac je ne ferai plus jamais de latin de ma vie...!
J'ai dit la même chose à l'issue de ma deuxième année de lettres modernes, et deux ans plus tard... M'enfin ceci dit, je dis pas pour autant que tout le monde doit faire et fera mea culpa !!
Cela fait trois semaines que je suis en lettres classiques à la fac de Lille. J'ai 6 ans de latin dans les pattes et je débute le grec. Et à vrai dire, bien que je ne sois pas objective, je trouve autant d'attirance au grec qu'au latin, bien que le grec me semble beaucoup plus simple que le latin puisque j'ai les lacunes en grammaire française en moins.
Très sérieusement, le problème n'est pas le par coeur, ni la langue morte en elle même. le vrai soucis c'est que les élèves qui se lancent dans cette aventure ne connaissent rien à la grammaire française que les bases. J'ai extrêmement de mal avec les différentes propositions, et à la fac on nous a demandé d'acheter une grammaire française à étudier en même temps que les points de grammaire latin surtout.
Pour des élèves de 5eme dont on n'a enseigné de la grammaire quasiment rien, il est normal de trouver le latin et le grec inabordable et fort lourd. Pour moi, il est clair que le problème remonte au fait de l'apprentissage de la grammaire française par les instituteurs. Au primaire, ils ne nous l'apprennent pas, prétextant qu'on la verra au collège, au collège ils nous disent que le primaire nous en a parlé (au passage, les profs ne nous ont même pas écoutés quand on leur a dit le contraire) et arrivés au lycée, on nous dit qu'on a dû atterrir dans un collège peu scrupuleux. Que voulez-vous faire? Tout le monde se renvoie la balle et pendant ce temps, les élèves n'alignent pas trois mots sans fautes grammaticales et orthographiques (et encore là je simplifie à la grammaire en général). Résultat arrivée à la fac, les profs doivent nous demander d'apprendre notre grammaire. Les gens qui s'acharne à faire du latin et/ou du grec de la 5eme à la terminale ont une avance considérable en grammaire française, je l'ai ressenti.
Vous vous demandez pourquoi les lettres classiques sont boudées, il y a très certainement une partie de la réponse dans ce que je viens de développer rapidement.
Dernière modification par Paine (12/10/2007 00:07)
Moi cette année je me suis inscrite a un club grec moi pour le moment sa m'a l'air intéressant mais faut s'y mettre a fond.
La on prépare une expo sur la vie des grecs leurs fêtes leurs nourritures pour le moment c'est amusant.
Mais honnêtement je préfère quand même apprendre une langue vivante
Curiosité et ouverture d' esprit, c' est tout ce qui est requis pour faire du latin, enfin c' est ce que je pense. Avec le recul, je m' aperçois que j' ai bien fait de faire du latin, mon prof de français en avait parlé avec mes parents lorsque j' étais en 6ème, j' étais réticent.
Mais étant donné que je n' avais aucune difficulté, même si le niveau du collège était médiocre et en Z.E.P., je me suis passionné petit à petit pour cette langue " morte ".
Maintenant, je suis en Terminale et j' ai choisi Latin en spécialité ( ouaich !
) et je ne m' en sors pas trop mal, espérons que ça continue !
Il faut dire aussi que j' ai un mémoire non négligeable qui m' a permis de retenir les nombreuses formes des verbes, les déclinaisons et les 50 millions de mots qu' un latiniste se doit de connaître 