Bonjour,
J'ai lu dans une biographie de Baudelaire, ceci:
Les Fleurs du mal
Section I...
Section II, Tableaux parisiens: Paris est la source de son inspiration. Il y trouve des frères qui souffrent comme lui.
Ma question est: de quoi souffre Baudelaire?
Je sais aussi qu'il éprouve de la solitude, plus particuièrement dans Les Fleurs du mal.
Mais pourquoi?
Merci 
Dernière modification par Furi0u5 (03/05/2007 18:20)
C'est le vague à l'âme, la dépression dissimulée. Je ne crois pas qu'il y ait de raisons particulières sinon qu'il a eu une enfance peu joyeuse. Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage. Je pense que c'est tout simplement dans sa nature; c'est un pessimiste. Mais je ne suis pas biographe, peut-être qu'il y a des raisons bien plus précises que je ne saurais évoquer.
Dernière modification par Socrate (03/05/2007 19:08)
N'y aurait-il pas aussi un rapport avec la modernité? J'crois que Baudelaire n'aimait pas la modernité, si? j'sais pas trop je n'l'ai pas trop étudié.
Le thème de la ville a longtemps été marginal en poésie, et c'est donc un univers esthétique neuf que Baudelaire aborde ici. Il avait pris acte de l'intérêt qu'un peintre comme Constantin Guys mettait à croquer des scènes tirées de l'univers urbain, et le poète a voulu à son tour rendre sensible ce qu'il y a d'éternel dans le spectacle toujours changeant qu'un monde tel Paris met en scène. De fait, le crime, la misère, la souffrance, la solitude, la vision fugitive de la beauté, rien de tout cela n'est spécifiquement urbain, mais la ville révèle ces traits avec une extraordinaire acuité, comme si l'indifférence absolue des foules, son empathie devant le malheur des autres, devait parfaitement mettre en valeur ce que la douleur a d'unique et de tragiquement solitaire.
Jacques Lemaire, sur son site Poetes.com
Ce thème est de plus complètement moderne !
Dernière modification par Léah (04/05/2007 14:29)
Baudelaire posséda Paris comme peu le firent. La vie du poète s’inscrit tout entière en citadin de la capitale, et la vision qu’il propose de la ville moderne est empreinte d’un sentiment profond d’attachement pour ses lieux et places. Pour nous décrire les foules d’ombres de l’agitation parisienne, Baudelaire nous livre le Spleen de Paris. Ce recueil amasse et brasse nombre de réflexions, reliées par l’unité sous-jacente du lieu. C’est la découverte des gravures de Charles Méryon qui lui inspire ces « rêveries philosophiques d’un flâneur parisien »(1). Le projet prendra la forme des petits poèmes en prose que nous connaissons.
Le poète est sans aucun doute le témoin le plus averti des ambiances parisiennes de l’époque, pour l’expression si personnelle qu’il nous en livre dans ses écrits. Et le Paris de Baudelaire n’est pas forcément si différent de celui des citadins du XXIème siècle; précurseurs, ses écrits sont les premiers symptômes du trouble des habitants des grandes métropoles de notre siècle, silhouettes anonymes égarés dans une masse de consommation et de capitaux.
Julia Briend, sur le site malheureusement inaccessible (sauf en cache) litteratura.com
http://baudelaire.litteratura.com/?rub=regards&srub=art&id=3
Dernière modification par Léah (04/05/2007 14:32)
Erf trop tard, je viens de rendre. Oui j'ai lu les poèmes. Mais j'avou que c'est pas toujours simple à comprendre.
D'ailleur une fois qu'ils sont commentés (en classe), c'est assez impressionant de savoir que rien n'est dut au hasard (figures de style etc.). Bref c'est un Dieu^^