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Salut à tous j'aurais besoin d'aide pour pouvoir terminer mon commentaire composé sur la lettre 4 des Liaisons dangeureuses, mes axes sont les suivants :
* le portrait d'une société corrompue,
* et le portrait de Valmont.
Ma problématique est la suivante : quel est l'idéal du libertin selon Valmont ?
Merci en avance pour votre aide.
Du Vicomte de Valmont à la Marquise de Merteuil à Paris
Du château de… 5 août 17**.
Vos ordres sont charmants ; votre façon de les donner est plus aimable encore ; vous feriez chérir le despotisme. Ce n’est pas la première fois, comme vous savez, que je regrette de ne plus être votre esclave ; et tout monstre que vous dites que je suis, je ne me rappelle jamais sans plaisir le temps où vous m’honoriez de noms plus doux. Souvent même je désire de les mériter de nouveau, et de finir par donner avec vous, un exemple de constance au monde. Mais de plus grands intérêts nous appellent ; conquérir est notre destin, il faut le suivre : peut-être au bout de la carrière nous rencontrerons-nous encore ; car, soit dit sans vous fâcher, ma très belle marquise, vous me suivez au moins d’un pas égal ; et depuis que, nous séparant pour le bonheur du monde, nous prêchons la foi chacun de notre côté, il me semble que dans cette mission d’amour, vous avez fait plus de prosélytes que moi. Je connais votre zèle, votre ardente ferveur ; et si ce Dieu-là comme l’autre nous juge sur nos œuvres, vous serez un jour la patronne de quelque grande ville, tandis que votre ami sera au plus un saint de village. Ce langage mystique vous étonne, n’est-il pas vrai ? Mais depuis huit jours, je n’en entends, je n’en parle pas d’autre ; et c’est pour m’y perfectionner, que je me vois forcé de vous désobéir.
Ne vous fâchez pas, et écoutez-moi. Dépositaire de tous les secrets de mon cœur, je vais vous confier le plus grand projet qu’un conquérant ait jamais pu former. Que me proposez-vous ? de séduire une jeune fille qui n’a rien vu, ne connaît rien ; qui, pour ainsi dire, me serait livrée sans défense ; qu’un premier hommage ne manquera pas d’enivrer, et que la curiosité mènera peut-être plus vite que l’amour. Vingt autres peuvent y réussir comme moi. Il n’en est pas ainsi de l’entreprise qui m’occupe ; son succès m’assure autant de gloire que de plaisir. L’amour qui prépare ma couronne, hésite lui-même entre le myrte et le laurier, ou plutôt il les réunira pour honorer mon triomphe.
Vous-même, ma belle amie, vous serez saisie d’un saint respect, et vous direz avec enthousiasme : « Voilà l’homme selon mon cœur. »
Vous connaissez la présidente Tourvel, sa dévotion, son amour conjugal, ses principes austères. Voilà ce que j’attaque ; voilà l’ennemi digne de moi ; voilà le but où je prétends atteindre ;
Et si de l’obtenir je n’emporte le prix,
J’aurai du moins l’honneur de l’avoir entrepris.
On peut citer de mauvais vers, quand ils sont d’un grand poète.
Vous saurez donc que le président est en Bourgogne, à la suite d’un grand procès (j’espère lui en faire perdre un plus important). Son inconsolable moitié doit passer ici tout le temps de cet affligeant veuvage. Une messe chaque jour, quelques visites aux pauvres du canton, des prières du matin et du soir, des promenades solitaires, de pieux entretiens avec ma vieille tante, et quelquefois un triste wisk ; devaient être ses seules distractions. Je lui en prépare de plus efficaces. Mon bon ange m’a conduit ici, pour son bonheur et pour le mien. Insensé ! je regrettais vingt-quatre heures que je sacrifiais à des égards d’usage. Combien on me punirait en me forçant de retourner à Paris ! Heureusement il faut être quatre pour jouer au wisk ; et, comme il n’y a ici que le curé du lieu, mon éternelle tante m’a beaucoup pressé de lui sacrifier quelques jours. Vous devinez que j’ai consenti. Vous n’imaginez pas combien elle me cajole depuis ce moment, combien surtout elle est édifiée de me voir régulièrement à ses prières et à sa messe. Elle ne se doute pas de la divinité que j’y adore.
Me voilà donc, depuis quatre jours, livré à une passion forte. Vous savez si je désire vivement, si je dévore les obstacles : mais ce que vous ignorez, c’est combien la solitude ajoute à l’ardeur du désir. Je n’ai plus qu’une idée ; j’y pense le jour, et j’y rève la nuit. J’ai bien besoin d’avoir cette femme, pour me sauver du ridicule d’en être amoureux : car où ne mène pas un désir contrarié ? Ô délicieuse jouissance ! je t’implore pour mon bonheur et surtout pour mon repos. Que nous sommes heureux que les femmes se défendent si mal ! nous ne serions auprès d’elles que de timides esclaves. J’ai dans ce moment un sentiment de reconnaissance pour les femmes faciles, qui m’amène naturellement à vos pieds. Je m’y prosterne pour obtenir mon pardon, et j’y finis cette trop longue lettre. Adieu, ma très belle amie : sans rancune.qui est sur la lettre 4 des liaisons dangeureuses
Dernière modification par webmestre (24/04/2007 20:56)
Bonsoir audrey90,
Tes axes se répètent effectivement.
Tu pourrais essayer ce parcours :
1 - Un séducteur orgueilleux
voulant échapper à son ancienne complice
Une rivalité avec elle dans la gloire amoureuse
une ironie mordante
2 - Une image réductrice de la femme, un gibier à forcer
3 - Une définition du libertinage
un art difficile
très éloigné de la satisfaction du plaisir ou des sentiments amoureux
C'est à la fois un libertinage moral (particulièrement dans la morale sexuelle) et un libertinage philosophique : la chasse amoureuse élevée au rang de religion et l'hypocrisie de l'athée.
merci pour votre aide sa eclaire bien merci mais j'ai juste un petit problème pour cette phrase que je n'ai très bien saisi : un libertinage philosophique : la chasse amoureuse enlevée au rang de la religion et aussi l'idée de rivalité dans la gloire amoureuse pouvez vous me donner plus d'explication merci d'avance pour les renseignements déjà donnes
Bonjour Audrey,
Le libertinage philosophique a consisté à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe à se libérer du carcan religieux en professant un agnosticisme déclaré, voire un athéisme.
Ici Valmont se moque de la religion en élevant ses désirs impurs et son immoralisme au rang de religion. Il se livre volontairement à un acte de profanation.
Quant à la rivalité entre ce même Valmont et la marquise de Merteuil, il s'agit de savoir qui est le libertin le plus habile, celui qui a triomphé des plus grandes difficultés, avec le plus grand art de la rouerie, dans son entreprise de séduction.
bonsoir ,je voulais savoir si mon introduction est bien construites et si certains éléments qui s'y sont mis ne sont pas de trop merci d'avance pour votre réponse
Dernière modification par audrey90 (29/04/2007 22:18)
le vicomte de Valmont et la marquise de Merteuil sont les personnages principaux ; CE sont des libertins et ils ont été amants .
Dans ce roman, DE Laclos dénonce le libertinage , les jeux cyniques de séduction , les perversités du milieu noble et privilégié, QUI se fait un loisir de jouer avec les sentiments des autres .
(si tu mets "se faisant" ça se rapporte à de Laclos
Ah ! n'escamote pas son nom, c'est Choderlos DE Laclos ; et mets des maj. aux noms propres et aux titres des livres
j'ai corrige mes fautes présente dans mon introduction merci pour l'aide
Dernière modification par audrey90 (29/04/2007 22:18)
Bonjour Audrey,
Ton professeur est seul juge de son évaluation.
S'il suspecte un plagiat, il peut refuser de corriger ta copie.
La question qui demeure en suspens n'est pas celle de la recherche d'une aide sur internet ou dans les livres. Cette aide, tu y as toujours droit.
Ce qui semble en cause est la recopie intégrale de propos qui ne sont pas les tiens. Une analyse, une dissertation doivent rester personnelles, ce qui signifie que l'aide reçue doit être reformulée par tes soins selon ce que tu as compris. De la même manière, ton professeur t'aurait sanctionnée si tu avais recopié une page de manuel.
Je suis certain que tu as travaillé, mais tu as commis une faute, l'appropriation du travail intellectuel d'autrui.
je ne me suis pas du genre a m'a
approprie le travail d'autrui je suis l'auteur de mon travail sachant que j'ai moi même trouver les éléments a mettre dans mon commentaire et d'ailleurs je ne suis pas du genre a prendre des informations sur internet et prendre les copies déjà rédiger je ne l'ai jamais fait et c'est pas aujourd hui que je vais commencer,d'ailleur je ne vois pas en quoi cela peut me servir car je ne comprendrai jamais les sens des textes étudiés ,mais pour moi sa reste incompréhensible d'autant plus que mon devoir a été entièrement rédiger par mes soins ,je trouve quand même cela injuste alors que j'ai travailler dessus sérieusement , avec assiduité ,donc cela veut dire qu' a chaque fois que je rendrai un devoir un peu trop bien fait ,on m'accusera de prendre mes sources sur d 'autres commentaires ou bien de plagiat ,je trouve cela un peu exagerer, et que c'est un mauvais jugement de mon professeur , si c'est cela je peux tres bien dire que mon professeurs fait du plagiat lorsqu il nous donnent des documents qui ne sont pas rediger par ses soins .et je voulais dire que si mon prof m 'a accuse de tricherie c'est parceque vous m'avez aider pour mon commentaire alors pour vous sa reste toujours un travail non personnel ? parceq ue c'est vous qui m'avez aider et je vous dis cela pour que vous en teniez bien compte et c'est par cette excuse bidon et incense que mon proffesseur a justifier ma sanction
Dernière modification par audrey90 (08/05/2007 23:10)
Bonjour,
pour préparer le bac blanc, ma prof nous a proposé de faire des commentaires sur certaines lettre des Liaisons dangereuses. Elle m'a dit de faire une partie de la 4eme lettre.J'ai donc travaillé et trouvé des axes pour mon commentaire mais ne suis pas du tout sure. Est-ce que quelqu'un pourrait m'aider s’il vous plaît.
mes 2 axes :
-portrait d'une société corrompue
-portrait de Valmont
pour la partie sur la société corrompue, j'aurais parlé du libertinage à cette époque, qu'il apparait dans cette lettre aussi bien de façon morale (prticulièrement morale sexuelle) mais aussi sous forme philosophique ( chasse amoureuse=religion et hypocrisie).
dans la partie sur Valmont j'aurais mis le fait qu'il soit un séducteur orgueilleux qui tente d'échapper à son ancienne complice ; qu'on observe dans ce passage une certaine rivalité entre les deux personnages, exprimée avec ironie.
est-ce que mon plan est correct ? ou y a-t-il des modification à apporter ?
le texte étudié est le suivant :
Du Vicomte de Valmont à la Marquise de Merteuil à Paris
Du château de... 5 août 17**.
Vos ordres sont charmants; votre façon de les donner est plus aimable encore; vous feriez chérir le despotisme. Ce n'est pas la première fois, comme vous savez, que je regrette de ne plus être votre esclave; et tout monstre que vous dites que je suis, je ne me rappelle jamais sans plaisir le temps où vous m'honoriez de noms plus doux. Souvent même je désire de les mériter de nouveau, et de finir par donner avec vous, un exemple de constance au monde. Mais de plus grands intérêts nous appellent; conquérir est notre destin, il faut le suivre: peut-être au bout de la carrière nous rencontrerons-nous encore; car, soit dit sans vous fâcher, ma très belle marquise, vous me suivez au moins d'un pas égal; et depuis que, nous séparant pour le bonheur du monde, nous prêchons la foi chacun de notre côté, il me semble que dans cette mission d'amour, vous avez fait plus de prosélytes que moi. Je connais votre zèle, votre ardente ferveur; et si ce Dieu-là comme l'autre nous juge sur nos oeuvres, vous serez un jour la patronne de quelque grande ville, tandis que votre ami sera au plus un saint de village. Ce langage mystique vous étonne, n'est-il pas vrai? Mais depuis huit jours, je n'en entends, je n'en parle pas d'autre; et c'est pour m'y perfectionner, que je me vois forcé de vous désobéir.
Ne vous fâchez pas, et écoutez-moi. Dépositaire de tous les secrets de mon coeur, je vais vous confier le plus grand projet qu'un conquérant ait jamais pu former. Que me proposez-vous? de séduire une jeune fille qui n'a rien vu, ne connaît rien; qui, pour ainsi dire, me serait livrée sans défense; qu'un premier hommage ne manquera pas d'enivrer, et que la curiosité mènera peut-être plus vite que l'amour. Vingt autres peuvent y réussir comme moi. Il n'en est pas ainsi de l'entreprise qui m'occupe; son succès m'assure autant de gloire que de plaisir. L'amour qui prépare ma couronne, hésite lui-même entre le myrte et le laurier, ou plutôt il les réunira pour honorer mon triomphe.
Vous-même, ma belle amie, vous serez saisie d'un saint respect, et vous direz avec enthousiasme: "Voilà l'homme selon mon coeur."
Vous connaissez la présidente Tourvel, sa dévotion, son amour conjugal, ses principes austères. Voilà ce que j'attaque; voilà l'ennemi digne de moi; voilà le but où je prétends atteindre;
Et si de l'obtenir je n'emporte le prix,
J'aurai du moins l'honneur de l'avoir entrepris.
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