Bonjour,
Pourriez-vous éclaircir mon hésitation ?
"Eglises" égales à "mon enterrement"
ou "Eglises" égal à "mon enterrement" ?
Il s'agit de tout ce qui se rapporte à l'église en général, y compris ici l'édifice, qui rappelle au personnage l'idée de son enterrement. Ce n'est pas seulement l'idée de l'église ni le mot "église".
J'ai lu dans le dico que "égal à" pouvait s'accorder avec le premier élément de la comparaison.
En fait il s'agit de faire ressortir l'idée "Eglises" = "mon enterrement".
Mais les termes entre guillemets ne ferait il pas qu'il s'agit là de l'idée et qu' "égal à" en resterait invariable ?
Pouvez-vous me rassurer avec une explication ?
Je vous remercie d'avance.
Là égal a valeur de "comme" et est invariable
Merci, merci Léah ! Merci de m'avoir répondu si vite.
Bonjour,
En cherchant pour « n’avoir d’égal que » je n’ai trouvé que ce fil.
J’ai trouvé dans mon livre d’exercices qu’égal s’accorde avec le mot qui suit ou avec le mot qui précède.
Sa patience n’a d’égale que sa gentillesse
Son courage n’a d’égal que sa simplicité
Son intelligence n’a d’égales que sa simplicité et sa tolérance
Mais j’ai besoin de savoir
QUAND avec le mot qui suit ???
QUAND avec le mot qui précède ???
Parce que je vais avoir une dictée avec une note et je ne dois pas me tromper
Merci à celui ou celle qui prendra le temps de me répondre
Claire2
Bonjour.
Je pense que les correcteurs de dictée, dans ce cas précis, pourront faire preuve de tolérance.
Il n'y a en effet aucune règle impérative.
Le Trésor de la Langue Française et le Robert des Difficultés indiquent en effet tous deux que l'accord peut se faire tout aussi bien avec le terme d'avant qu'avec le terme qui suit, ou même que le mot peut rester invariable, et sans qu'il soit énoncé de règle particulière...
Si l'on tient à être logique, et sans vouloir obliger qui que ce soit, il me semble qu'il vaudrait mieux accorder avec ce qui suit; car "égal" est ici en fait un nom, comme en témoigne le paragraphe où est classée cette locution dans l'article égal du Robert.
Quand on énonce : "Son intelligence n’a d’égales que sa simplicité et sa tolérance", du fait de l'ordre des mots, ce sont bien "la simplicité et la tolérance" qui sont présentées comme "des égales" de l'intelligence, et non l'intelligence comme "une égale" des deux autres, même si les deux énoncés expriment un constat équivalent. Car 2 = 1+1 est aussi vrai que 1+1 = 2...
Cela dit, il est vrai que la succession d'un sujet masculin et d'un "égale" féminin peut paraître étrange :
"Son culot n'a d'égale que sa stupidité"
Et ici "égal" paraîtrait préférable. Rien n'est simple !
Édité par Jehan (mercredi 01 juillet 2009 à 17 h 06)
Lorsque le choix se porte sur l'invariabilité (égal masculin), Hanse expose que n'a d'égal est alors compris comme n'a rien d'égal, sauf... : « Sa prétention n'a d'égal que sa bêtise » = « Sa prétention n'a rien d'égal que sauf sa bêtise »
C'est ainsi que je justifierais moi aussi l'invariabilité.
J'avais d'ailleurs failli le mettre !
On notera que dans ce cas, égal passe de la catégorie de nom à celle d'adjectif.
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