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Bonjour,
j'ai un commentaire composé à faire pour la semaine prochaine et je n'arrive pas à sortir des explications et interprétations. J'ai fait un peu de recherche apres avoir examiné plusieurs fois le texte et voici mon plan :
I - Une fable habilement menée
a) Une Fable qui rappelle les récits mythologiques
b) Variété, diversité
c) Des animaux qui évoquent des Hommes / La mise en scène et les acteurs
II - Une scène critique de la justice et du pouvoir
a) ???
b) ???
?)
et voila, j'ai un trou pour la deuxième partie, je ne sais pas par où commencer et quel exemple utiliser.
Merci de votre aide 
(mon prof aime bien les intertextualites et le citations, ce serait bien si vous pouvez m'aidez pour ca)
Dernière modification par webmestre (29/03/2007 16:20)
Bonsoir,
Voila j'ai un commentaire composé de les animaux malades de la peste à faire.
Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom)
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante vie ;
Nul mets n'excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n'épiaient
La douce et l'innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient :
Plus d'amour, partant plus de joie.
Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
J'ai dévoré force moutons.
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m'est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse.
- Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d'honneur.
Et quant au Berger l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
Etant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L'Ane vint à son tour et dit : J'ai souvenance
Qu'en un pré de Moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir
La problématique est: en quoi cette fable s'interroge-t-elle sur les mécanismes de la violence institutionalisé?
Voici mon plan :
I)Une situation de crise
a) Une scène tragique
b) La tonalité élégiaque
II) La rhétorique au service du pouvoir
a) Une fausse confession
b) le discours du flatteur
III) La justice arbitraire
a) Un coupable idéal
b)Un jugement expéditif
Par contre, je n'ai absolument aucune idée pour l'ouverture 
Qu'en pensez-vous?
Merci d'avance!
Dernière modification par flobl (29/09/2007 09:33)
Bonjour Flobl,
Ton plan me plaît bien, ta problématique aussi. Attention à institutionnalisée.
Pour ton ouverture tu pourrais présenter cette fable comme faisant partie des fables sur l'abus de pouvoir, la critique de l'absolutisme royal et de la satire des courtisans.
Ce qui me frappe personnellement est que la morale ne colle pas tout à fait à l'apologue. L'acuité du regard de La Fontaine dépasse le simple portrait de la cour pour débusquer les jeux de rôle qui construisent nos sociétés.
Il met en pleine lumière le mécanisme victimaire du bouc émissaire qui transforme la victime en coupable, se sert de la propension à se disculper et à rejeter ses responsabilités sur autrui.
Il rejoint trois siècles en avance les théories de l'anthropologue René Girard :
Pour René Girard (Le Bouc émissaire, Grasset, 1982), les sociétés sont gouvernées par le processus fondamental de l'imitation. Lorsque, sous l'effet de la mimesis d'appropriation (désir de ce que désire l'autre) et de la mimesis de l'antagonisme (imitation de la violence de l'autre), la violence s'est répandue dans tout le groupe, chacun devient le double de l'autre dans le déchaînement mimétique. Au sein de cette indifférenciation, il suffit alors d'un rien, d'une anomalie ou d'une infirmité, pour que la violence de tout le groupe converge sur un seul individu, dont la mort rétablit instantanément la paix. Comprenant confusément qu'il a échappé de peu à une catastrophe, le groupe décide alors d'éviter tout ce qui semble pouvoir engendrer le déchaînement de la violence par les premiers interdits, les rites sacrificiels et se remémore le meurtre fondateur à travers des récits dont la fonction est à la fois de rappeler ce meurtre et de le dissimuler en tant qu'acte de violence, notamment par la divinisation de la victime. Ainsi apparaissent les mythes, troisième base de toute culture. Tel est d'après Girard, le mécanisme grâce auquel les sociétés humaines ont pu survivre et qui a produit à travers une succession de crises, l'hominisation et la culture. Le mécanisme de la victime émissaire est ainsi, d'après lui, « la matrice originelle de la pensée humaine, le creuset où se forgent peu à peu, par différenciations successives, non seulement nos institutions culturelles mais tous nos modes de pensée.»]
Cette fable anodine en apparence a trouvé de nombreux exemples dans l'histoire récente avec l'autoacquittement, la parodie de procès dans une justice spectacle, comme dans les autocritiques communistes au temps de Staline.
Merci jean luc de cette explication qui m'éclaire sur la morale!
tu pourrais présenter cette fable comme faisant partie des fables sur l'abus de pouvoir, la critique de l'absolutisme royal et de la satire des courtisans
Justement je recherche d'autres oeuvres ( de préférence pas des fables de la Fontaine) ou apologues traitant de ces thèmes mais à part La Fontaine, aucune ne me vient à l'esprit.
Bonjour Flobl,
"De la cour" dans les Caractères de La Bruyère
Éloge de la folie d'Erasme
Du Bellay Les Regrets, sonnet CL
Seigneur, je ne saurais regarder d'un bon oeil
Ces vieux singes de cour, qui ne savent rien faire,
Sinon en leur marcher les princes contrefaire,
Et se vêtir, comme eux, d'un pompeux appareil.
Si leur maître se moque, ils feront le pareil,
S'il ment, ce ne sont eux qui diront du contraire,
Plutôt auront-ils vu, afin de lui complaire,
La lune en plein midi, à minuit le soleil.
Si quelqu'un devant eux reçoit un bon visage,
Ils le vont caresser, bien qu'ils crèvent de rage:
S'il le reçoit mauvais. ils le montrent au doigt.
Mais ce qui plus contre eux quelquefois me dépite,
C'est quand devant le roi, d'un visage hypocrite,
Ils se prennent à rire, et ne savent pourquoi.
La cour de Picrochole dans Gargantua de Rabelais
bonjour
j'ai un commentaire composé a faire sur les animaux malades de la peste de jean de la fontaine et je n'arrive pas à trouver des procédés!!!pouvez vous me dire ou se trouve dans quel vers il y a des figures de rhetoriques et lequels!
pouvez vous m'aider à les trouver merci beaucoup 
et aussi pouvez me dire quel conclusion je pourrez introduire dans mon commentaire 
Dernière modification par Muriel H. (03/11/2007 19:37)
Fable qui amène sur la réflexion d'une injustice par le procédé de la Théatralisation (mise en scène).
Recherche tous les éléments se rapportant à l'effet dramatique d'une piéce (sur le modèle d'Aristote par ex la Poétique).
(cf. LA Tragédie)Scènes se déroulant par acte v.1-14 / v.15-33/ v.34-48 / v.49-55/ v. 56-62
Allitération en "r" effet de peur/horreur ?
Hyberboles
Dureté des rimes "fureur/terreur" / enjambements nbreux / vers 7 présence d'1 Chiasme
Progression
Octosyllabe / Alexandrin
La fable condamne l'injustice --> puissance de la hiérarchie / Double langage / ruse / hypocrisie à travers le langage / Pouvoir du langage à travers le discours du lion il maîtrise très bien la rhétorique , manie l'ironie et l'exagération par ex. Chez l'âne le discours est lent (coupes / hésitations )
Le renard utilise un langage flatteur (trompeur ?) mèle allitérations et assonances grincantes
Bon courage 
Bonsoir,
Tout d'abord les "up" (rappels) sont interdits ici.
Ensuite, recopiez au moins la fable. Comment pouvons-nous vous aider sinon ?
je suis désolé mais c'est la première fois que je viens sur ce forum donc voila et c'est quoi les "up", je n'ai pas compris!
bref
la fable est:
LES ANIMAUX MALADES DE LA PESTE.
Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom)
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante vie ;
Nul mets n'excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n'épiaient
La douce et l'innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient :
Plus d'amour, partant plus de joie.
Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
J'ai dévoré force moutons.
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m'est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse.
- Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d'honneur.
Et quant au Berger l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
Etant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L'Ane vint à son tour et dit : J'ai souvenance
Qu'en un pré de Moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
merci
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