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tipex, la moindre des choses est que tu fasses une liste des personnages: ils commencent tous par une majuscule!
Par la suite, il convient de leur donner (à chacun) ses caractèristiques).
En suite, en quoi est-il référence à la Justice ou la monarchie?
Jean-Luc, je viens de lire votre premier commentaire sur ce sujet, vous dites "Ce qui me frappe personnellement est que la morale ne colle pas tout à fait à l'apologue. " pouvez-vous m'expliquer pourquoi? En effet, j'ai pour cette même fable, la question :" cette fable est-elle morale" et il me semblait bien que oui puiqu'une morale est une leçon à tirer de quelquechose non? Merci d'avance!
Bonsoir Mai,
Ma réponse précédente l'expliquait :
Ce qui me frappe personnellement est que la morale ne colle pas tout à fait à l'apologue. L'acuité du regard de La Fontaine dépasse le simple portrait de la cour pour débusquer les jeux de rôle qui construisent nos sociétés.
En effet, apparemment La Fontaine paraît dénoncer les abus de pouvoir de l'absolutisme ainsi que la flatterie perverse des courtisans empressés de conforter le monarque dans ses erreurs.
Mais l'histoire de l'âne met surtout en lumière le mécanisme victimaire du bouc émissaire. Revois ma réponse.
La morale insiste sur l'iniquité des jugements alors que le récit montre la "victimisation" du faible. Les deux sont donc liés mais non pas en adéquation parfaite.
Merci pour votre réponse.
Néanmoins, si j'ai à mon oral la question " cette fable est-elle morale ?" je ne vois pas comment je ferai mon plan.
Cette fable n'est pas morale puisque l'âne est la victime-bouc émissaire dans l'histoire alors que le roi est bien plus à venger que lui.
C'est donc " la loi du plus fort ".
En introduction je pense présenter le contexte de la fable, à savoir la peste qui s'abat sur les animaux. Mais pour répondre à la question et faire mon plan je ne sais pas..
Peut être en première partie la duplicité du discours du roi puis en seconde partie le discours du renard pour finir par celui de l'âne et ainsi conclure en montrant que La Fontaine fait une satire de la justice à travers sa fable injuste donc non-morale??
Pourriez vous me dire ce que vous en pensez? Merci d'avance !
J'ai peur que ce soit beaucoup trop court et que je fasse juste 5min comme au bac blanc.. :s
Bonsoir, quelqu'un pourrait-il mexpliquer la fonction de l'alternance des différentes formes de discours dans les animaux malades de la peste??
Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom)
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante vie ;
Nul mets n'excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n'épiaient
La douce et l'innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient :
Plus d'amour, partant plus de joie.
Le Lion tint conseil, et dit : "Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
J'ai dévoré force moutons.
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m'est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse.
- Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d'honneur.
Et quant au Berger l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
Etant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire."
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L'Ane vint à son tour et dit : "J'ai souvenance
Qu'en un pré de Moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net."
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
En bleu est le discourt direct
En rouge le discours indirect libre
Et en vers le discours indirect
Je ne vois vraiment pas quoi répondre à la question à part juste que le discourt direct rend plus vivant et plus convaincant.
Avez vous une idée? Merci !
Dernière modification par mai73 (28/06/2008 17:59)
Personne n'a une petite idée svp? Je ne vois vraiment pas le rôle de cette duplicité des discours.. :s
Cela permet au conteur de changer la couleur de sa voix pour chacun des personnages.
Oui, les fables étaient contés dans un premier temps. Elles sopnt devenues "littérature" par la suite.
oui vous avez raison JSC mais cette duplicité a-t-elle un rôle dans l'argumentation de Jean de La Fontaine??
1/ Une tragédie
a) Une catastrophe
b) L'empreinte divine
c) Une démarche particulière
2/ Un conflit de personnages
a) L'importance du discours
b) Des personnages typés...
c) ... Mais revus par La Fontaine
3/ Une autres lecture
a) Les anmeaux : la société
b) Une justice qui n'en est pas une
c) Un regard pessimiste sur la société
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