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Bonjour à tous !!
J'ai un corpus de textes et on me demande "L'étude de la relation entre les personnages et la parole fait-elle, selon vous, apparaître des convergences?" Le problème c'est que je ne comprends pas la question... Quelqu'un pourrait-il me l'expliquer (sans toutefois me donner explicitement la réponse à la question)
Merci beaucoup
"HERNANI Monts d'Aragon ! Galice ! Estramadoure ! œ Oh ! je porte malheur à tout ce qui m'entoure ! œ J'ai pris vos meilleurs fils ; pour mes droits, sans [remords Je les ai fait combattre, et voilà qu'ils sont morts ! C'étaient les plus vaillants de la vaillante Espagne ! Ils sont morts ! ils sont tous tombés dans la montagne, Tous sur le dos couchés, en braves, devant Dieu, Et si leurs yeux s'ouvraient, ils verraient le ciel bleu ! Voilà ce que je fais de tout ce qui m'épouse ! Est-ce une destinée à te rendre jalouse ?Doña Sol, prends le duc, prends l'enfer, prends le roi ! C'est bien. Tout ce qui n'est pas moi vaut mieux que [moi !Je n'ai plus un ami qui de moi se souvienne, Tout me quitte. il est temps qu'à la fin ton tour vienne, Car je dois être seul. Fuis ma contagion. Ne te fais pas d'aimer une religion ! Oh ! par pitié pour toi, fuis ! œ Tu me crois peut-être
Un homme comme sont tous les autres, un être Intelligent, qui court droit au but qu'il rêva. Détrompe-toi. Je suis une force qui va ! Agent aveugle et sourd de mystères funèbres ! Une âme de malheur faite avec des ténèbres ! Où vais-je ? je ne sais. Mais je me sens poussé D'un souffle impétueux, d'un destin insensé. Je descends, je descends, et jamais ne m'arrête. Si parfois ; haletant, j'ose tourner la tête ; Une voix me dit : Marche ! et l'abîme est profond, Et de flamme ou de sang je le vois rouge au fond ! Cependant, à l'entour de ma course farouche, Tout se brise, tout meurt. Malheur à qui me touche ! Oh ! fuis ! détourne-toi de mon chemin fatal. Hélas ! sans le vouloir, je te ferais du mal "
"Suis-je un Satan ? Lumière du ciel ! je m'en souviens encore ; j'aurais pleuré avec la première fille que j'ai séduite, si elle ne s'était mise à rire. Quand j'ai commencé à jouer mon rôle de Brutus moderne, je marchais dans mes habits neufs de la grande confrérie du vice, comme un enfant de dix ans dans l'armure d'un géant de la Fable. Je croyais que la corruption était un stigmate, et que les monstres seuls le portaient au front. J'avais commencé à dire tout haut que mes vingt années de vertu étaient un masque étouffant ; ô Philippe ! j'entrai alors dans la vie ; et je vis qu'à mon approche tout le monde en faisait autant que moi ; tous les masques tombaient devant mon regard ; l'humanité souleva sa robe, et me montra, comme à un adepte digne d'elle, sa monstrueuse nudité. J'ai vu les hommes tels qu'ils sont, et je me suis dit : Pour qui est-ce donc que je travaille ?
33 Lorsque je parcourais les rues de Florence, avec mon fantôme à mes côtés, je regardais autour de moi, je cherchais les visages qui me donnaient du cœur, et je me demandais : Quand j'aurai fait mon coup, celui-là en profitera-t-il ? J'ai vu les républicains dans leurs cabinets ; je suis entré dans les boutiques ; j'ai écouté et j'ai guetté. J'ai recueilli les discours des gens du peuple, j'ai vu l'effet que produisait sur eux la tyrannie ; j'ai bu dans les banquets patriotiques le vin qui engendre la métaphore et la prosopopée ; j'ai avalé entre deux baisers les larmes les plus vertueuses ; j'attendais toujours que l'humanité me laissât voir sur sa face quelque chose d'honnête. J'observais comme un amant observe sa fiancée en attendant le jour des noces." (Lorenzaccio, Musset)
et
"CHATTERTON, seul, se promenant : Allez, mes bons amis, - Il est bien étonnant que ma destinée change ainsi tout à coup. J'ai peine à m'y fier; pourtant les apparences y sont. - Je tiens là ma fortune. Qu'a voulu dire cet homme en parlant de mes ruses ? Ah! toujours ce qu'ils disent tous. Ils ont deviné ce que je leur avouais moi-même, que je suis l'auteur de mon livre . Finesse grossière ! je les reconnais là! Que sera cette place ? quelque emploi de commis Tant mieux, cela est honorable! Je pourrai vivre sans écrire les choses communes qui font vivre. - Le Quaker rentrera dans la paix de son âme que j'ai troublée, et elle! Kitty Bell, je ne la tuerai pas, s'il est vrai que je l'eusse tuée. - Dois- je le croire ? J'en doute : ce que l'on renferme toujours ainsi est peu violent, et, pour être si aimante, son âme est bien maternelle. N'importe, cela vaut mieux, et je ne la verrai plus. C'est convenu... autant eût valu me tuer. Un corps est aisé à cacher. - On ne le lui eût pas dit. Le Quaker y eût veillé, il pense à tout, Et, à présent, pourquoi vivre? pour qui? ? Pour qu'elle vive, c'est assez ... Allons... arrêtez-vous, idées noires, ne revenez pas... Lisons ceci... (Il lit le journal .) " Chatterton n'est pas l'auteur de ses oeuvres... Voilà qui est bien prouvé. ? Ces poèmes admirables sont réellement d'un moine nommé Rowley, qui les avait traduits d'un autre moine du Xe siècle nommé Turgot... Cette imposture, pardonnable à un écolier, serait criminelle plus tard... Signé... Bale!... " Bale ? Qu'est-ce que cela? que lui ai-je fait? ? De quel égout sort ce serpent ? Quoi! mon nom étouffé! ma gloire éteinte! mon honneur perdu! Voilà le juge!... Le bienfaiteur! voyons, qu'offre- t- il? (Il décachette la lettre, lit... et s'écrie avec indignationUne place de premier valet de chambre dans sa maison !... Ah!... pays damné! terre du dédain! sois maudite à jamais! (Prenant la fiole d'opium.) 0 mon âme, je t'avais vendue! je te rachète avec ceci. (Il boit l'opium.) Skirner sera payé ! ? Libre de tous ! égal à tous, à présent! ? Salut, première heure de repos que j'aie goûtée! ? Dernière heure de ma vie, aurore du jour éternel, salut! ? Adieu, humiliation, haines, sarcasmes, travaux dégradants, incertitudes, angoisses, misères, tortures du cœur, adieu! Oh! quel bonheur, je vous dis adieu! ? Si l'on savait! si l'on savait ce bonheur que j'ai..., on n'hésiterait pas si longtemps ! (Ici après un instant de recueillement durant lequel son visage prend une expression de béatitude, il joint les mains et poursuit:) 0 Mort, Ange de délivrance, que ta paix est douce! J'avais bien raison de t'adorer, mais je n'avais pas la force de te conquérir. ? Je sais que tes pas seront lents et sûrs. Regarde? moi, Ange sévère, leur ôter à tous la trace de mes pas sur la terre.(Il jette au feu tous ses papiers.) Allez, nobles pensées écrites pour tous ces ingrats dédaigneux, purifiez? vous dans la flamme et remontez au ciel avec moi ! ( Il lève les yeux au ciel et déchire lentement ses poèmes, dans l'attitude grave et exaltée d'un homme qui fait un sacrifice solennel. )"
Bonjour Gabrielle,
Cette parole est un aveu, elle révèle des abimes intérieurs. Relève les caractéristiques du héros romantique : un être divisé, marqué par le destin...
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