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Bonsoir à tous,
j'ai un exercice à faire et je n'y arrive pas du tout, si vous pouviez m'aider !
J'aurais voulu savoir si vous aviez une proposition de plan pour la question suivante :
"Commenter le v. 2 de Zone et montrer en quoi il est repésentatif de Zone"
Je vous redonne le vers : « Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin »
Merci encore pour votre aide
Une vue aérienne de Paris t'aiderait beaucoup 
De plus il faudrait le texte entier pour voir en quoi un vers le représente. Si tu as lu Zone tu as sûrement une petite idée !
Dernière modification par Léah (17/03/2007 20:54)
Il exprime la modernité; la beauté de la modernite: villes automobiles, bateaux, architectures..
"le troupeau des ponts bêle ce matin= les bâteaux à vapeur
Il y a dans ce poème étonnant comme une prescience de la Prose du transsibérien et de la petite Jehanne de France de Cendrars
Merci beaucoup, je vais essayer de faire un plan !!
Mais cela sera difficile...
Oui Aly !
Perso je conteste que ce vers 2 soit représentatif de Zone ; ce point de vue restreint par trop le poème. Relis-le, liste les passages où ressort le vers 2, et ceux qui s'en éloignent. Tu y verras qui sait une ébauche de plan ?
Et si tu as des problèmes reviens nous voir !
Merci !
Ben justement je n'arrives pas du tout à faire mon plan si vous aviez une idée de comment commencer ! 
Présentation de l'auteur et du recueil Alcools d'abord ; pourquoi le poète est-il las de ce monde ancien ? comment exprime-t-il cette lassitude ?
Expliquer d'abord le vers 2 Bergère etc........ Pourquoi cette image ?
J'ai pensé à une relation entre le nom des ponts de Paris et les pays énoncés dans le poème mais rien trouvé !
Tssssssssssss wiki a trouvé comme moi
mais donne une explication interessante
Il a été reconnu que Guillaume Apollinaire, après avoir assisté à une lecture par Blaise Cendrars lui-même de sa future publication : La Prose du transsibérien et de la petite Jehanne de France, a décidé de métamorphoser son futur recueil : Alcools. Il a donc positionné « Zone » en ouverture du recueil, ce qui en faisait le manifeste, et a supprimé toute trace de ponctuation, plagiant littéralement l'innovation de Cendrars. On attribua donc par erreur à Apollinaire la primauté de la suppression de la ponctuation, pour symboliser le train de vie précipité et inarrêtable du monde moderne. Apollinaire, bénéficiant de réseaux de publication plus développés que son contemporain Cendrars, est parvenu à publier Alcools peu avant La Prose du Transsibérien.
Le magnifique commentaire de Yanette Delétang-Tardif (archives de la revue QueVlo-Ve)
Magie de «Zone»
Nous tendre à chaque reprise le merveilleux étonnement, la surprise enchanteresse, c'est l'éternité du poème. Parmi ceux-là, de tous les temps et de tous les miracles, qui gardent pour notre désir une substance à conquérir toujours, à chérir de plus en plus intimement et hautement, je place Zone.
Toute naissance est à la pointe d'une lassitude ; chute et désaffectation de l'être, il faut recommencer par le silence :
À la fin tu es las de ce monde ancien
Mais ce monde ancien tout entier, cette planète pulpe pressée, cet univers qui a perdu son goût, son odeur et sa chair, c'étaient les nôtres, ils étaient en nous, subitement, à la minute qui précédait notre prise par le poème. Ô défaite, oscillation première ! Ainsi s'ouvrent les forêts, les tempêtes, submergeant une présence qui n'a pas encore quitté la plaine ou les courants calmes. Le départ d'un poème tel que Zone, dont nous savons depuis cent reprises jusqu'où il nous subjuguera tout en nous laissant dans la pleine intégrité de l'état d'attente, affirme le génie musical d'Apollinaire. Car seule la musique a le pouvoir de joindre en un troisième état qui ne supporte point de nom notre mémoire et notre avenir. Tous les éléments nous sont ici connus ; nous savons que nous retrouverons notre enfance :
[11]
Voilà la jeune rue et tu n'es encore qu'un petit enfant
et que
Les anges voltigent autour du joli voltigeur
cependant que
De Chine sont venus les pihis longs et souples
et notre adolescence qui a fait
de douloureux et de joyeux voyages
et toutes les rues, toutes les villes, tous les songes, tous les visages et la nuit :
J'humilie maintenant à une pauvre fille au rire horrible
ma bouche
et la solitude
Tu es seul le matin va venir
et l'éclatement final de l'aube qui est d'abord et prestigieusement un sacrifice :
Soleil cou coupé
Mais toujours le prodige verbal ressuscité transformera en nous le devenir du poème. Avec une souplesse inégalable, une tendresse sûre de ses courbes, le rythme apollinairien saisira et ne lâchera plus notre corps. Non seulement par la plus subtile connaissance d'un destin secret mis au jour par le prophétique esprit, mais par la densité du langage, la chair même, à la fois amante et aimée, la substance pour toujours vivante du poème. C'est avant toute chose cette possession, harmonie et force originelles, qui mit Guillaume Apollinaire au seuil de toutes les sources poétiques dont nous vivons.
Yanette DELETANG-TARDIF.
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