Bonjour !
Je suis tout nouveau sur le forum, et je commence avec beaucoup de difficultés.
J’ai un problème de dissertation sur le théâtre, et je dois la rendre à mon prof à la rentrée :s Je m'excuse pour la longueur du sujet mais j'ai rassemblé un peu tout ce que j'avais !
(Le mot "theatre" est souvent rempacé par T!)
Voila mon sujet :
« Au théâtre, si l'on veut créer l'illusion (du réel), pensez-vous d'une part que la mise en abyme suffise, d'autre part que le rapport frontal scène-public soit efficace. »
Ma problématique est : Comment peut-on créer l'illusion au théatre? Est ce possible?
Tout d'abord, Illusion : ce que l’on croit, trompe-l’œil. On assiste a un spectacle qu’on feint de croire.
L’illusion théâtrale se traduit par le fait qu’a un moment donné, le spect. oublie qu’il est assis, qu’il regarde jouer des acteurs. Cependant, même si nous savons pertinemment que nous ne voyons pas par exemple Chimène et Rodrigue en chair et en os, il arrive que nous réagissions comme s’ils étaient véritablement la, et même si nous étions à leur place. C’est ce que traduit notre émotion qui sera plus ou moins vive selon le degré d’illusion que crée en nous le spectacle.
Selon le sujet, j’avais prévu de faire un plan dialectique.
Mais je n’ai pas réussi, je suis arrivé à :
I. mise en abyme
1) elle suffit
2) elle ne suffit pas car...
II. rapport frontal
1) efficace
2) non efficace car…
III. autres procédés :
1) Mimesis
2) paradoxe sur le comédien
Moyen pour illusion :
- Par une identification au personnage ?
- Par le mélange des genres qui contribuerait a faire rentrer le spectateur dans un univers d’illusion ? (a moins qu’on entende ici illusion par un terme plus magique)
- Par la Mise en abyme : procédé particulier de T dans le T, qui consiste à représenter une pièce à l’intérieur d’elle-même.
-Recherche dans un livre :
« Le public vient chercher au T, en Occident au moins, l’illusion de la réalité. Lorsqu’on parle d’illusion au T, il faut distinguer 2 niveaux :
-celle que crée l’acteur, qui nous fait croire à l’existence de son personnage, même s’il joue sans décor ni costume.
-a cette illusion s’ajoute une autre : les décors reconstituent les lieux dans la réalité de leur apparence.
« Le T repose sur tout un système de conventions. Le spectateur sait bien qu’il ne se passe rien de réel sur la scène. Mais il feint de croire que le spectacle auquel il assiste est vrai. C’’est ainsi que dans « l’Echange » Claudel prête à ses 2 héroïnes, l’actrice Lechy et la petite paysanne Marthe, les réflexions suivantes :
Lechy : Et il arrive qqch sur la scène comme si c’était vrai.
M : Mais puisque ce n’est pas vrai ! c’est comme les rêves que l’on fait quand on dort.
L : c’est ainsi qu’ils viennent au T la nuit.
- Mythe de l’illusion parfaite :
Le spectateur assiste au spectacle comme si les évènements représentés se déroulaient « hic » et « nunc » ( ???). Si nous avons besoin de croire que certaines personnes st aveuglées par l’illusion, c’est bien la preuve qu’elle existe . Le crédule, victime de l’illusion, figure d’ailleurs dans certaines pièces, tel Primadant dans l’Illusion Comique, de Corneille.
- (Peut être pour la conclusion) : Brecht conçoit le T comme une tribune. Pour faire réfléchir le public, il veut détruire l’illusion car elle endort l’esprit critique. En faisant croire à la réalité des évènements présentés, il s’exerce sur le public une fonction hypnotique amenant le spectateur à s’identifier au héros.
Mais le T peut-il exister sans illusion ?
Mimésis : terme grec signifiant imitation. Dans « La Poétique » d’Aristote, le T nest un genre mimétique par nature : il doit reproduire les actions de sorte qu’on les prenne pour vraies. Le concept marque la capacité du T a donner l’illusion du réel.
Le T EST« mimésis » cad imitation du réel.
Par contre je n’ai pas trouvé d’exemple dans une pièce de théâtre ! Même si je sais que c’est très important… bouh !
Pour le « rapport scène public » j’ai pensé a la commedia dell art et le théâtre à l’italienne. Mais je ne suis pas sure, et pas d’exemple !
Autre chose que j’ai trouvé : « Le paradoxe sur le comédien », de Diderot !
Extrait : « le comédien n’est pas le personnage, il le joue et le joue si bien que vous le prenez pour tel : l’illusion n’est que pour vous, il sait bien, lui, qu’il ne l’est pas ».
Un comédien peut très bien feindre un sentiment qu’il n’éprouve pas, et peut mal jouer un sentiment qu’il éprouve. Le jeu du comédien n’a rien à voir ave sa propre réalité. Il se produit un dédoublement qui permet une illusion de réalité sur le spectateur -> but. Le comédien est un « pantin merveilleux », tout l’art du comédien est de faire oublier que c’est un pantin.
♦ Face public
En principe, dans le théâtre à l’italienne ou en perspective frontale (spectateurs face aux comédiens), le comédien, pour mieux faire porter sa voix, doit se tourner directement vers le public, autrement dit lui faire face. Cependant, il faut aussi, dans le théâtre traditionnel, que le comédien soit un personnage, qu’il donne l’impression de parler aux autres personnages, donc qu’il se tourne vers eux. La technique consiste alors à ce que le comédien se place de trois quarts ; traditionnellement donc, la diction de dos est interdite. Dès lors, la posture face public a un sens particulier : celui de s’adresser directement au public sans nécessairement tenir compte de la fiction et de l’illusion, ni de l’idée de personnage. Cependant, ce dispositif ne peut fonctionner lorsque l’espace scénique est différent (en rond, par exemple) et, parce que le théâtre contemporain conteste l’espace scénique traditionnel et qu’il est possible d’ajouter une sonorisation par micro-HF, cette manière de dire se modifie : les comédiens peuvent jouer de dos ou totalement de profil.
♦ Quatrième mur
Mur imaginaire séparant la salle de la scène dans le théâtre qui suppose une illusion théâtrale : le spectateur assiste à une action qui est censée se dérouler indépendamment de lui, il est le voyeur auquel rien n’échappe mais qui ne peut rien faire. Il est dès lors possible de briser cette illusion en s’adressant directement au public (face public) et en jouant avec elle (avec les apartés et autres jeux de scène). L’adoption ou non du principe du quatrième mur détermine évidemment le jeu qu’entretiennent la scène et la salle : illusion, participation, distance, identification, etc.
♦ Lorsqu’ Augusto Boal et Le T de l’Opprimé utilisent « le T invisible », dans un but révolutionnaire, en jouant dans un lieu public une scène banale mais révoltante (abus sexuel dans le métro, racisme…) pour amener le spect. a réagir, prendre parti, modifier leur comportement, l’illusion doit être parfaite au point que le spect. se transforme en « protagoniste de l’action sans en avoir conscience ».
catharsis : un des corollaires de la mimèsis est l’identification aux personnages : mieux on imite la réalité, mieux on crée l’illusion théâtrale, mieux on permet au spect. de croire au personnage, de partager ses désirs, ses doutes, ses passions, ses angoisses.
(Je sais pas si c’est exactement ca la définition :s) .
Ce que je pense utilisé pour les exemples :
- Artaud, Le theatre et sou double, dans le chapitre Theatre de la cruauté, une sous partie intitulée « scène – salle ». C’est vraiment intéressant et concerne le rapport frontal. En quelques mots, l’auteur expose sa conception de l’espace théâtral tel qu’il devrait être agencé pour que le spect. y trouve l’illusion du réel. Il s’agit de supprimer la scène et la salle, et de les remplacer par un lieu unique. L’action se déroulerait autour des spectateurs. Communication directe entre public et comédiens.
- Le Pardaoxe du comédien, de Diderot : Extrait : « le comédien n’est pas le personnage, il le joue et le joue si bien que vous le prenez pour tel : l’illusion n’est que pour vous, il sait bien, lui, qu’il ne l’est pas ».
Un comédien peut très bien feindre un sentiment qu’il n’éprouve pas, et peut mal jouer un sentiment qu’il éprouve. Le jeu du comédien n’a rien à voir ave sa propre réalité. Il se produit un dédoublement qui permet une illusion de réalité sur le spectateur -> but. Le comédien est un « pantin merveilleux », tout l’art du comédien est de faire oublier que c’est un pantin.
- L'illusion comique
- Hamlet
Je n'ai pas trouvé grand chose sur internet! Ni dans les livres ! Je suis perdu perdu!
J'espere que quelqu'un pourra m'aider! Merci beaucou!
Bonne journée!