Bonjour !
J'ai une petite question.
Quelles fonctions, d'après vous peut on attribuer à la poésie selon les textes suivants :
Défense du poète d'Alain Bosquet
Le cinquième poème visible (tiré de A l'intérieur de la vue) de Paul Eluard
Parler(1) (tiré de Chants d'en bas) de Philippe Jaccottet
Je pense que d'après Alain Bosquet, la poésie offre tout ce qui est de l'imaginaire, du rêve par rapport à la noirceur du siècle... mais j'avoue que les autres poèmes me laissent perplexe 
Je m'excuse, je n'ai pas trouvé les textes sur internet (en même temps, je n'ai peut être pas tapé les bons mots clés) donc si cela pose problème, je peux recopier les poèmes.
Impossible de faire quoi que ce soit sans le texte, Miss 
C'est vrai que sans les textes, c'est dur... Mais d'une façon plus générale la poésie a trois fonctions essentielles:
_Une fonction lyrique, de mon point de vu la plus importante car la poésie est avant tout l'expression de sentiments démesurés qui ne trouvent pas uniquement de simples mots pour communiquer ces émotions, mais une harmonie rythmique, visuel,...
_Une fonction politique et sociale ( engagement du poète ).
_Une fonction esthétique ( recherche de cette fameuse harmonie ).
Pour étudier plus précisément ces différents textes il faut peut être s'intéresser plus particulièrement à la versification, les thèmes principaux, et aussi tout simplement pourquoi le poète écrit-il ?
Lu ! La question est la suivante :
Quelles fonctions, d'après vous peut on attribuer à la poésie selon les textes suivants :
Défense du poète d'Alain Bosquet
Le cinquième poème visible de Paul Eluard
Parler de Philippe Jaccottet

Dernière modification par Muriel H. (21/03/2007 17:01)
Je dirai même plus ....... toujours impossible de répondre si on n'a pas les textes sous les yeux !
Bonjour,
Je suis en première L et j'ai une dissertation à rendre. Voilà, il fallait trouver trois axes répondant à la problématique qui est : quelles sont les fonctions de la parole poétique ?
Mon premier axe est :
- la parole poétique a un pouvoir illimité.
Les arguments sont :
les origines mythiques de la poésie,
la poésie médiatrice entre le monde divin et celui des hommes
et enfin, la parole poétique a un pouvoir de démiurge.
Comment pourrais-je défendre mon second argument : poésie médiatrice entre deux mondes et en s'inspirant du mythe d'Orphée ?
Dernière modification par Muriel H. (24/03/2007 14:57)
Bonsoir Mathie,
D'abord, merci d'avoir pris la peine de transférer ton message.
Ensuite, lis les discussions de ce site concernant la "fonction de la poèsie" ici :
http://www.etudes-litteraires.com/forum … _as=topics
Si ce n'est pas suffisant, fais une recherche "fonction poète" ou "rôle poète" 'mets les acents).
Si ce n'est toujours pas suffisant, reviens poser tes questions dans cette discussion (n'en ouvre pas une autre).
Muriel
Bonjour j'arrive peut être un peu tard dans votre discussion mais je suis en première et il se trouve que j'ai un devoir type bac à faire et ma question est Quelles fonctions peut-on attribuer à la poésie d'après les texte "Défense du poète" de Bosquet Le cinquième poème visible d'Eluard et Parler de Jaccottet
Est ce possible de m'aider un peu j'ai déjà quelques idées mais je ne voudrais pas faire fausse route
Dernière modification par Muriel H. (09/05/2007 15:54)
RÉPÉTITION (c'est l'âme de l'enseignement on l'a beaucoup oublié je crois)
QUE PEUT ON FAIRE SANS LES TEXTES
voici le texte d'éluard:
Je vis dans les images innombrables des saisons
Et des années
Je vis dans les images innombrables de la vie
Dans la dentelle
Des formes des couleurs des gestes des paroles
Dans la beauté surprise
Dans la laideur commune
Dans la clarté fraîche aux pensées chaude aux désirs
Je vis dans la misère et la tristesse et je résiste
Je vis malgré la mort
Je vis dans la rivière atténuée et flamboyante
Sombre et limpide
Rivière d'yeux et de paupières
Dans la forêt sans air dans la prairie béate
Vers une mer au loin nouée au ciel perdu
Je vis dans le désert d'un peuple pétrifié
Dans le fourmillement de l'homme solitaire
Et dans mes frères retrouvés
Je vis en même temps dans la famine et l'abondance
Dans le désarroi du jour et dans l'ordre des ténèbres
Je réponds de la vie je réponds d'aujourd'hui
Et de demain
Sur la limite et l'étendue
Sur le feu et sur la fumée
Sur la raison sur la folie
Malgré la mort malgré la terre moins réelle
Que les images innombrables de la mort
Je suis sur terre et tout est sur terre avec moi
Les étoiles sont dans mes yeux j'enfante les mystères
A la mesure de la terre suffisante
La mémoire et l'espoir n'ont pas pour bornes les mystères
Mais de fonder la vie de demain d'aujourd'hui.
Paul Eluard, tiré de 'A l'intérieur de la vue' 1947
Parler est facile, et tracer des mots sur la page,
en règle générale, est risquer peu de chose :
un ouvrage de dentellière, calfeutré,
paisible (on a pu même demander
à la bougie une clarté plus douce, plus trompeuse),
tous les mots sont écrits de la même encre,
« fleur » et « peur » par exemple sont presque pareils,
et j’aurai beau répéter « sang » du haut en bas
de la page, elle n’en sera pas tachée,
ni moi blessé.
Aussi arrive-t-il qu’on prenne ce jeu en horreur,
qu’on ne comprenne plus ce qu’on a voulu faire
en y jouant, au lieu de se risquer dehors
et de faire meilleur usage de ses mains.
Cela,
c’est quand on ne peut plus se dérober à la douleur,
qu’elle ressemble à quelqu’un qui approche
en déchirant les brumes dont on s’enveloppe,
abattant un à un les obstacles, traversant,
la distance de plus en plus faible – si près soudain
qu’on ne voit plus que son mufle plus large
que le ciel.
Parler alors semble mensonge, ou pire : lâche
insulte à la douleur, et gaspillage
du peu de temps et de forces qui nous reste.
Philippe Jaccottet - Chant d'en bas - 1977.
Dernière modification par webmestre (17/03/2008 20:28)