Chers amis,
Corrigez-moi si je me trompe, SVP?
1) Il y eut dix minutes de silence après que nous eûmes entendu les nouvelles. (?)
2) Des cheveux peuvent rester accrochés dans la canalisation de la douche après que vous vous êtes lavé la tête.
Merci à vous,
Hela
PS: Je ne comprends pas pourquoi mes messages sont "doublés".
Dernière modification par hela (04/03/2007 09:46)
Bonjour Hela,
je ne vois aucune faute dans tes deux phrases :
1) Il y eut dix minutes de silence après que nous eûmes entendu les nouvelles.
On a une principale au passé simple (action passée et limitée dans le temps) avec une subordonnée au passé antérieur (action passée et limitée dans le temps, antérieure à celle de la principale) : rien à redire. La subordonnée est construite avec l'indicatif, après après que : c'est nickel !
2) Des cheveux peuvent rester accrochés dans la canalisation de la douche après que vous vous êtes lavé la tête.
Même remarque : principale au présent (constatation d'un fait) + subordonnée au passé composé (action passée, limitée, terminée mais pouvant avoir une conséquence sur le moment présent), après que + indicatif.
Ça baigne ! 
Chers profs,
1) Pourrait-on utiliser le passé simple ici même pour une action récente?
Alix venait de trouver quelques coupures de journaux dans un tiroir prouvant que Gerald, l'homme qu'elle épousa récemment, s'appelait en réalité Charles Le Maître, tueur de femmes recherché par la police.
2) Si je mets le verbe venir au présent à quels temps faudrait-il mettre les autres verbes?
Alix vient de trouver quelques coupures de journaux dans un tiroir prouvant que Gerald, l'homme qu'elle a épousé récemment, s'appelle en réalité Charles Le Maître, tueur de femmes recherché par la police. (?)
3) Il ne faut pas mettre l'article "un" devant tueur parce ce que le segment est en apposition?
Merci pour tout!
Bonsoir Hela,
non, on ne peut pas utiliser ici le passé simple pour cette action passée, même récente, car elle a des répercutions dans le présent ("il s'appelle en réalité ...").
Ce serait différent si tu racontais un évènement : Elle l'épousa un beau soir de juin, ils furent heureux et eurent beaucoup d'enfants !
Pour comprendre, vois ta phrase au présent, qui est parfaitement correcte : Alix vient de trouver quelques coupures de journaux dans un tiroir prouvant que Gerald, l'homme qu'elle a épousé récemment, s'appelle en réalité Charles Le Maître ...
Si tu mets la principale à l'imparfait, on a une relative au plus-que-parfait, de manière totalement régulière : Alix venait de trouver quelques coupures de journaux dans un tiroir prouvant que Gerald, l'homme qu'elle avait épousé récemment, s'appellait en réalité Charles Le Maître ...
La seule entorse que tu puisses faire est de conserver "s'appeler" au présent, car il s'appelle encore : les deux temps sont admis (présent de vérité durable, ou imparfait lié à la concordance des temps).
3) Il ne faut pas mettre l'article "un" devant tueur parce ce que le segment est en apposition ? => oui, mais il ne serait pas fautif de le conserver.
En gros, voici ce qu'il faudrait retenir de la concordance des temps :
1/ Quand le verbe de la principale est au présent ou au futur de l'indicatif, le verbe de la subordonnée qui est au subjonctif se met :
- soit au présent
Exemple : je veux qu'il prenne ce train (maintenant, plus tard) ;
- soit au passé
Exemple : il faudra que tu aies lu cet ouvrage (hier, auparavant)
2/ Quand le verbe de la principale est à un temps du passé de l'indicatif, le verbe de la subordonnée qui est au subjonctif se met :
- soit à l'imparfait
Exemple : je voulais qu'il prît ce train.
- soit au plus-que-parfait
Exemple : je voulais qu'il eût pris ce train.
En espérant que ça vous aide !