Chers amis,
J'ai plusieurs questions à vous poser mais je ne sais s'il faut que je les poster chacune à part ou toutes ensemble. Dites-moi ce qu'il faut que je fasse la prochaine fois.
1) Quelle différence y a-t-il entre une locution et une collocation, la construction et la structure d’une phrase ?
6) Quelle différence y a-t-il entre « enfin » et « finalement » ?
ex: Tammy attend Tex à la bibliothèque depuis une heure. Enfin il arrive.
"Finalement" ne pourrait pas marcher ici?
2) Est-ce que le « de » en gras est obligatoire dans cette phrase ?
Je n’ai qu’un seul besoin dans la vie: de la vivre avec toi.
3 Peut-on « endurer des conséquences de qqch » comme on « subirait des conséquences »?
4) Peut-on « intercepter une attaque » ? Même sens que "repousser une attaque"?
5) Dit-on une boutique pour femme ou femmes ?
Merci beaucoup!
Hela
Bonjour
Peut-on « endurer des conséquences de qqch » comme on « subirait des conséquences »?
SUBIR Être exposé contre son gré à (une chose défavorable), se soumettre à. Subir une épreuve, la défaite. Subir les foudres de qqn, les conséquences de qqch.
En Alsace, nous subissons comme les autres pays les conséquences économiques de l’élargissement de l’Europe.
Les prisonniers ont subi les conséquences de la crise politique qui couve dans la capitale depuis des mois.E
NDURER Supporter patiemment qqch. de pénible. Endurer la présence de qqn. Endurer les moqueries de qqn.
Chacun d’eux combattait les autres pour obtenir la suprématie, tandis que le peuple endurait la souffrance.
4) Peut-on « intercepter une attaque » ? Même sens que "repousser une attaque"?
I
NTERCEPTER Arrêter (qqch., qqn) lors de son déplacement.
Un nuage qui intercepte les rayons du soleil. Nous l’avons intercepté au moment où il tentait de s’échapper.
REPOUSSER Faire reculer, s’éloigner. Repousser l’ennemi. Repousser qqn qui veut nous embrasser. Faire échec à
On repousse une attaque, les assauts, les limites, l’ennemi, l’échéance
On intercepte un courrier,une passe de foot, du courrier, des véhicules
5) Dit-on une boutique pour femme ou femmes ?
Ici,
(j’ouvre les parenthèses pour encadrer ma grande ire sur ce sujet "du chacun fait à sa guise" auquel la grammaire se complaît, avec la bénédiction de nos Sages qui se prennent pour Dieu), et je répondrai que chacun fait comme il veut et que ce n’est une faute que si votre lecteur ne connaît qu’une réponse opposée à la vôtre.
Ainsi les locutions nominales du genre :
- des chapeaux de femme, des chapeaux de femmes.
- des pattes de mouche, des pattes de mouches.
- coiffeur pour femme, coiffeur pour femmes.
- salle de bain, salle de bains.
- une boutique pour femme, une boutique pour femmes.
Qu’il me soit permis de marquer ma préférence pour le pluriel !
Noter que si le complément est un nom abstrait on le laisse en général ( !) au singulier : il existe plusieurs sortes de courage.
La logique reprend ses droits avec :
- une bête à cornes, car ça marche par deux. (Oubliez alors à la licorne ou le rhinocéros unicorne de l'Inde).
Voici un morceau de traité,
@
2) Je n’ai qu’un seul besoin dans la vie: de la vivre avec toi.
Je ne mets pas le de : il alourdit la construction et la présence des deux-points, le séparant de besoin, enlève la nécessité de la préposition ; je pense même que cette formulation est fautive (mais extrêmement courante).
4) Peut-on « intercepter une attaque » ? Même sens que "repousser une attaque"?
Ben non, ce n'est pas le même sens :
* intercepter = se mettre entre l'assaillant et l'assailli
* repousser = se trouver en face de l'assaillant, être directement l'assailli
5) Dit-on une boutique pour femme ou femmes ?
Je rejoins Henry sur son choix : dans une boutique viennent plusieurs femmes, dans une salle de bains on prend plusieurs fois des bains, etc.
La seule exception (liée au sens) serait une phrase du type : « J'entrai chez elle, il y avait là des malles , des vêtements de femme, tout un bazar ... ». Il s'agit en effet des vêtements de la femme qui vit ici.
6) Quelle différence y a-t-il entre « enfin » et « finalement » ?
Je n'en fait guère : peut-être pourra-t-on dire que "enfin" viendra en queue d'une énumération, et "finalement" pour annoncer un résultat (plus ou moins logique), mais la nuance m'apparaît mince.
Enfin, il n'y a qu'en interjection que "enfin" est seul utilisé : « Enfin, vous voilà ! »
Finalement, dans ta phrase citée en exemple, je garderais "enfin", pour cette raison.
2) Je n’ai qu’un seul besoin dans la vie: de la vivre avec toi.
Je ne mets pas le de : il alourdit la construction et la présence des deux-points, le séparant de besoin, enlève la nécessité de la préposition ; je pense même que cette formulation est fautive (mais extrêmement courante).
Il ne me semble pas que cette construction soit fautive : on dit bien "AVOIR BESOIN DE". Cela fonctionne comme une locution.
Bien sûr la phrase sans DE est également possible, puisque la préposition est sous-entendue.
Ouioui, Hela, nous nous n'oublions pas ta première question ; mais j'avais un problème avec collocation (mot que je ne connaissais pas sous cette forme) et j'avais besoin de le vérifier.
1) Quelle différence y a-t-il entre une locution et une collocation ?
* Une locution est un arrangement sémantique et grammatical, généralement figé, de mots présentant un sens précis.
* La collocation est la simple constatation de la présence de différents éléments au sein d'une phrase, sans caractère sémantique particulier, et non figée. Ces éléments sont arrangés en fonction des règles grammaticales, ils peuvent être modifiés dans leur contenu sémantique mais pas dans leur fonction, selon moi.
Exemple : On n'attrape pas les mouches avec du vinaigre est une locution proverbiale intangible, avec un sens bien particulier.
Elle est construire ainsi : => groupe sujet + groupe verbal + groupe COD + C. Circonstanciel .
=> Il n'a pas puni cet élève pour sa paresse : les éléments grammaticaux sont les mêmes, la collocation est la même, mais la phrase est autre.
Voilà comment je vois cette différence, mais peut-être me trompé-je et je ne l'affirmerai pas la tête sur le billot 
1) Quelle différence y a-t-il entre la construction et la structure d’une phrase ?
La différence n'est pas énorme ; je dirais que le point de vue n'est pas le même : on a le point de vue subjectif (la construction) et l'objectif (la structure).
La construction, c'est ma manière d'arranger les éléments de la phrase pour obtenir le sens et l'effet recherché. La structure, c'est ce que je constate quand j'analyse une phrase que je lis.
Pour moi, c'est aussi simple que cela, mais toujours pas la sous la torture 
Merci Pierrot.
En attendant que qqun confirme ou infirme votre réponse
voici 2 autres questions:
a) Les négociations se sont soldées par un échec. (correct ?)
b) en quelles circonstance emploie-t-on "partir en fumée"?
Les espoirs, rêves, plans, accords, traités, mariages? Autres choses encore?
Bien à vous
Je pense que pour l'expression "partir en fumée", on peut l'utiliser dans de nombreux cas car c'est une expression qui a un sens propre concret (partir en fumer = être brûlé) qui l'on utilise également dans un sens abstrait (partir en fumée = s'envoler, disparaître, s'amoindrir progressivement).
Bonjour
à la base il faut je pense démarrer avec la locution
Partir en fumée : être consommé sans profit, disparaître sans résultat.
En 2004, plus d’un tiers du résultat d’exploitation de l’entreprise est parti en fumée du fait de la flambée des coûts externes.
L’usine flambe dans la nuit, les archives partent en fumée, les ordinateurs aussi...
@
Chers profs, corrigez-moi si je me trompe:
Au sens figuré, je pense que je peux dire que mes rêves, mes espoirs, mes projets, mes efforts, des résultats, mon mariage sont partis en fumée. Mais est-ce que je peux dire qu'un contrat, un traité est parti en fumée? Quoi d'autre encore peut partir en fumée?
Merci de tout coeur,
Hela