Frédéric béant a écrit :
Mais je ne suis pas parjure
Si aujourd'hui je vous jure
Que pour vous je l'eus faite à genoux.
ça, c'est pour la confusion : Barbara aurait dû écrire " je l'eusse faite à genoux " [ou bien je l'aurais faite ... et non je l'avais faite].Non. Barbara a fait la route à genoux, elle peut le jurer sans être parjure, et elle emploie bien le passé composé de l'indicatif. Le passé antérieur serait d'ailleurs une faute grossière.
Le passé composé serait je l'ai faite.
je l'eus faite est le passé antérieur. Effectivement, il faut un conditionnel passé : je l'aurais faite ou je l'eusse faite.
Barbara chante, sur les trois versions que je possède : "Je l'ai faite à genoux". Ce qui est cohérent avec la négation du parjure. Et avec le mètre utilisé (8 syl, 8 syl, 9 syl).
Avec une citation explicite du vrai texte dès le message n°10, il n'y aurait pas eu de quiproquo... 
En versification, les syllabes finales en -e muet (rimes féminines) ne sont pas à prendre en compte.
Donc 7-7-9, et non 8-8-9.
Jehan a écrit :
Avec une citation explicite du vrai texte dès le message n°10, il n'y aurait pas eu de quiproquo...
En versification, les syllabes finales en -e muet (rimes féminines) ne sont pas à prendre en compte.
Donc 7-7-9, et non 8-8-9.
Merci pour ce cours sur la versification
. Mais une chanson se chante, et la ici, chanson est chantée sur 8 syl, 8 syl puis 9 syl. Désolé.
Elle fut longue la route (8)
Mais je l'ai faite la route (8)
Celle-là qui menait jusqu'à vous
Et je ne suis pas parjure
Si ce soir (ici, un temps de prolongation du r) je vous jure
Que pour vous je l'ai faite à genoux.
BIen sûr que la chanson se chante sur ce rythme 9-8, et qu'il est des notes de musique (non accentuées d'ailleurs) correspondant au fameux huitième temps final.
Mais si "te" en fin de vers (chanté ou pas) était vraiment à considérer comme une syllabe de vers à part entière, rien n'empêcherait dans ce cas de considérer qu'il existe une rime suffisante entre "peti-te et "rou-te", par exemple... Or, ce n'est évidemment pas le cas.
J'ai pris bien soin de préciser : décompte des syllabes en versification.
Quand Brassens chante ces deux vers de Lamartine :
♫ Voilà les feuilles sans sè-veu
Qui tombent sur le gazon ♫
on peut certes percevoir un rythme 8-7
Cependant, tout le poème de Lamartine n'est bien composé que d'heptasyllabes.
Un élève qui dirait en l'analysant qu'il se compose d'une alternance d'octosyllabes et d'heptasyllabes... Trouveriez-vous sa réponse correcte ? 
Édité par Jehan (mercredi 14 octobre 2009 à 23 h 38)
Il traita les roses mieux qu'il ne l'eût fait pour n'importe quelle autre fleur.
Aurait-on pu écrire :
Il traita les roses mieux qu'il ne l'aurait fait pour n'importe quelle autre fleur.
Autrement dit, peut-on employer le conditionnel passé forme 1 (aurait fait) après un passé simple (il traita).
Merci.
Oui puisque
Le conditionnel passé deuxième forme (identique au subjonctif plus-que-parfait) est une variante littéraire et soutenue de la première forme.
(Edy)
Merci pour votre rapidité,
Bien à vous,
Junayme
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