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Bonjour,
Comme d'habitude on est toujours d'accord avec Jean-Luc mais j'aimerais dire aussi pourquoi un mythe change en te proposant un exemple.
Le donjuanisme qui est un gros morceau pour les réécritures est un bel exemple. El burlador de Sevilla écrit par Tirso de Molina qui était un ecclésiastique (encore une fois sauf défaillance de ma mémoire) a fait de cette oeuvre une mise en garde contre le blasphème. Donner sa main à l'époque était un accord tacite devant la loi et devant Dieu, pour avoir défié un mort et "trompé" (une des traductions possibles de burlador) il devra en subir le châtiment par la loi du talion. Le XVIIe siècle arrive après la Réforme et la Contre-Réforme engagée à cause des "indulgences" (racheter ses fautes avec de l'argent et être sûr du paradis...) Sous une monarchie CATHOLIQUE, Molière ne pouvait donc que prôner la rédemption et la rémission de péchés dans son Dom Juan. Aujourd'hui le donjuanisme est souvent dépouillé de sens religieux originel, car comme Jean-Luc l'a fait remarquer les valeurs en même temps que la langue changent et dans notre société qui aujourd'hui n'est plus régie par la religion. Ainsi le donjuanisme a gardé pour la plupart des cas le thème du séducteur, chasseur constant qui a pour cible le sexe opposé sans vouloir "trier"... Pierre Brunel fait une étude des mythes en étudiant les constantes et les variantes et si vous ne pouvez l'avoir pour votre devoir ce n'est pas un énorme problème car votre devoir est loin d'être catastrophique mais si ce sujet vous intéresse allez le consulter, il est complet et facile à utiliser.
Ainsi la réécriture ne peut détruire un mythe, car le savoir populaire le fait vivre dans des expressions et l'étude des mythes originels se fait souvent à l'école.
Tu as trop tendance à associer changement et destruction, au contraire... regarde on ne parle pas de la même façon qu'au XVIe siècle... est-ce que pour autant on parle moins bien ? Même si il ya des changements dans les réutilisations des mythes il y a toujours des fils conducteurs qui les rendent reconnaissables, sinon cela ne serait pas une réécriture et comme l'a dit Jean-Luc si on recopiait cela serait du plagiat. Il ne faut pas oublier le côté artistique de la réécriture ou la création ne doit pas être délaissée.
Merci beaucoup pour votre aide, je vais passer à la rédaction, en me servant de tout ce que vous m'avez dit.
Introduction :
La réécriture fait partie de notre culture littéraire. (hypertextualité dans toutes les œuvres)
Le mythe en est un fondateur.
Et est arrivé jusqu'à nous à travers les textes antiques étudiés à l'école tout comme les textes modernes, les réécritures.
Problématique : Nous allons alors nous demander en quoi/si (lequel des 2 ?) ces auteurs ont été fidèles au mythe de départ ou si/et en quoi consiste leur travail d'innovation // pourquoi ont-ils repris ce thème/mythe. Et tout compte fait l'ont-ils détruit ou détourné de son but initial ?
Si on peut dire que le mythe survit grâce à la plume des "réécrivains", on trouve tout de même des ouvrages qui, à certaines époques, ont perdu la "mythologie" au bénéfice du rire.
Qu'en pensez-vous ?
Merci pour tout, je vous tiendrai au courant de tous les progrès.
Merci pour tous les conseils, je file à ma plume !
Giulia
Dernière modification par webmestre (13/04/2006 00:46)
Bonjour Giulia,
Attention à l'orthographe.
Préfère fondement à fondateur.
Evite le nous. "Nous allons alors nous demander en quoi ces auteurs ont..." pourrait devenir "En quoi ces auteurs…
L'annonce du plan est convenable mais la formulation de la deuxième partie est détestable.
Encore une question :
Je ne vois pas bien le sens de la phrase : la réécriture fait courir au mythe des risques mortels. En quoi ?
Désolée et merci.
Dernière modification par webmestre (13/04/2006 00:47)
Bonsoir Emilie et Giulia,
La réécriture peut faire courir des risques mortels au mythe.
Par exemple, la désacralisation ou la dérision.
Je prends deux exemples qui me viennent à l'esprit.
Le Don Quichotte de Cervantès met sans doute fin ou du moins contribue fortement à la fin du mythe du chevalier errant né avec le Chevalier de la charette de Chrétien de Troyes.
La Belle Hélène d'Offenbach en ramenant la guerre de Troie à une histoire de mari trompé n'a pas contribué à la pérennité du mythe homérique...
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