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Bonjour,
Je voudrais avoir un peu d'aide sur le commentaire littéraire de l'Assommoir écrit par Émile Zola, le passage se situe au IV chapitre :
Coupeau terminait alors la toiture d'une maison neuve, à trois étages.
Ce jour-là, il devait justement poser les dernières feuilles de zinc. Comme le toit était presque plat, il y avait installé son établi, un large volet sur deux tréteaux. Un beau soleil de mai se couchait, dorant les cheminées. Et, tout là-haut, dans le ciel clair, l'ouvrier taillait tranquillement son zinc à coups de cisaille, penché sur l'établi, pareil à un tailleur coupant chez lui une paire de culottes. Contre le mur de la maison voisine, son aide, un gamin de dix-sept ans, fluet et blond, entretenait le feu du réchaud en manœuvrant un énorme soufflet, dont chaque haleine faisait envoler un pétillement d'étincelles.
- Hé ! Zidore, mets les fers ! cria Coupeau.
L'aide enfonça les fers à souder au milieu de la braise, d'un rose pâle dans le plein jour. Puis, il se remit à souffler. Coupeau tenait la dernière feuille de zinc. Elle restait à poser au bord du toit, près de la gouttière ; là, il y avait une brusque pente, et le trou béant de la rue se creusait. Le zingueur, comme chez lui, en chaussons de lisières, s'avança, traînant les pieds, sifflotant l'air d'Ohé ! les p'tits agneaux. Arrivé devant le trou, il se laissa couler, s'arc-bouta d'un genou contre la maçonnerie d'une cheminée, resta à moitié chemin du pavé. Une de ses jambes pendait. Quand il se renversait pour appeler cette couleuvre de Zidore, il se rattrapait à un coin de la maçonnerie à cause du trottoir, là-bas, sous lui.
Je développerai 2 axes :
- La peinture réaliste d'un bon ouvrier au travail
- Dans un cadre paisible apparaît un signe imminent d'un danger
Voila, Merci
Dernière modification par MagStellon (03/02/2007 13:52)
Mon analyse :
Premier axe:
- Le vocabulaire:
Les fers, feuilles de zinc, cisailles, etabli, trétaux, le soufflet, la toiture, la gouttière...
Manière de travailler:
"pareil à un tailleur" ( comparaison)
"de meme le tailleur chez lui en parfaite securité"
"tranquillment"
come chez lui en chausson"
L'imparfait et les p.p est employer comme duratif , repetitif
L'absence de discours indirect => Coupeau est un bon ouvrier, il ne perd pas son temps à parler.
Deuxième axe :
"Quand il se renversait pour appeler cette couleuvre de Zidore, il se rattrapait à un coin de la maçonnerie à cause du trottoir, là-bas, sous lui."
Allusion au danger
Cadre paisible : beau soleil, dorant les cheminées, le ciel clair, d'un rose pale => lyrisme
Drame : lieu de vertige, bord du toit, la ba sous lui , brusque pente, devant un trou beant
les actions du passage => envisage une chute
fin de journée => drame
cadre paisible => premice d'un drame
Annonce une fin de vie
Ai-je oublier quelque chose ?
Voila
Dernière modification par MagStellon (03/02/2007 14:02)
Ça me paraît très bien Mag !
Voir aussi "ce jour-là " (un jour particulier dans le suite des jours de sa vie et de son travail)
Le décor la scène posés comme un tableau, les couleurs, les formes
Oui en effet le contraste entre la sérénité de cette scène et le drame possible (et qui si je me souviens bien du livre va avoir lieu)
Petites touches posées comme dans un thriller
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