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J'ai une dissertation à faire pour ce jeudi 01/02/07, sur les Fables de La Fontaine. Il s'agit de ma première dissertation et je suis totalement paniquée quant à quoi dire, je n'ai quasiment aucun argument.
Voici mon sujet : "La fiction relève du mensonge ou de l'illusion. On ne saurait donc en faire le moyen d'une réflexion sérieuse ; la fiction ne peut servir à l'expression de la pensée".
Cette affirmation vous paraît-elle justifiée ?
À vrai dire, je vois le rapprochement avec la problématique générale à propos des fables, à savoir "comment plaire et instruire ?" Les idées restent vagues dans mon esprit alors y aurait-il quelqu'un pour m'éclairer ? Merci 
Bonsoir Juju,
Il faut d'abord analyser les termes
Fiction =
· Création de l'imagination ; ce qui est du domaine de l'imaginaire, de l'irréel
Illusion =
· Interprétation erronée d'une donnée sensorielle : Illusion auditive. Illusion d'optique.
· Effet obtenu par le moyen de l'art, de l'artifice, du truquage et qui crée le sentiment du réel ou du vrai : L'illusion de la vie donnée par un automate.
· Appréciation conforme à ce que quelqu'un souhaite croire, mais fausse par rapport à la réalité : Perdre ses dernières illusions.
Mensonge =
· Action de déguiser, d'altérer la vérité
· Assertion contraire à la vérité.
· Littéraire. Ce qui est faux, illusoire, trompeur
La fiction est bien du domaine de l'imaginaire et, à ce titre, peut se révéler un mensonge dans son acception littéraire, mais on ne peut en induire qu'elle est un mensonge au sens moral, c'est-à-dire, la volonté de déguiser ou d'altérer la vérité.
La fiction permet-elle ou non l'expression d'une pensée sérieuse ?
1. La fiction relève de l'illusion
· Elle est invention : Par définition, nous savons qu'elle n'est pas la réalité, mais seulement au mieux une image de la réalité. Ce sont des mots qui cherchent à évoquer une réalité subjective, "la nature vue au travers d'un tempérament" selon les mots de Zola.
· Ce recours est parfois nécessaire : Pour échapper à la censure (Voltaire), pour rendre plus intéressant des faits banals (Stendhal et l'affaire Berthet pour le Rouge et le Noir, Flaubert et le couple Delamare pour Madame Bovary…), pour attirer de nouveaux lecteurs en utilisant des formes à la mode (Voltaire utilise le conte oriental pour Zadig, ou le roman sentimental pour Candide)...
2. Pourtant la fiction n'est pas un mensonge
· Elle peut ambitionner seulement le plaisir de conter, de nous faire rêver, de nous faire évader d'une réalité décevante ou banale.
· Mais elle peut vouloir donner aussi le sentiment du réel ou du vrai. Voir le roman réaliste ou naturaliste.
· On ne peut mener un procès d'intention à son auteur en l'accusant de vouloir falsifier la vérité. L'auteur peut effectivement se tromper sans avoir l'intention de nous tromper.
· De toute façon, si la fiction est vraiment très éloignée de la réalité, nous la prendrons pour ce qu'elle devient : un artifice. Les lecteurs que nous sommes ne sont quand même pas dépourvus de tout esprit critique.
3. La fiction peut même permettre l'expression d'une pensée sérieuse
· l'œuvre peut ne pas être gratuite et ne pas se contenter du simple plaisir de raconter une belle histoire si elle prend la forme d'un apologue : Elle peut alors avoir des visées morales, critiques, satiriques, politiques, religieuses… Voir le conte philosophique ou le roman du siècle des Lumières, le roman policier ou le récit de science-fiction aujourd'hui...
· surtout si la morale est bien distincte du récit illustratif, en conclusion et en prolongement de ce récit. (Par ex. ch 30 de Candide)
· Elle peut faciliter un enseignement en rendant concrets des concepts difficiles à appréhender. Il est plus facile de retenir une parabole qu'un enseignement moral ou religieux. Un proverbe imagé condense mieux une sagesse populaire. Les images sont plus frappantes. A plus forte raison, un récit d'apprentissage (avec ses répétitions) est plus percutant qu'un recueil de conseils. (Candide est un récit d'apprentissage sur l'omniprésence du mal sur terre)
· La fiction peut devenir le laboratoire d'un écrivain, celui où il peut produire des conditions impossibles à trouver dans la réalité : l'Émile de Rousseau ou le laboratoire de l'éducation, l'utopie (l'eldorado de Candide ou le laboratoire politique). Simplification de la réalité pour dégager le sens, par rapprochement (épisode des rois à Venise dans Candide dont la rencontre à la même époque est historiquement impossible), concentration (tremblement de terre de Lisbonne, tortures de l'inquisition, meurtres au Portugal en quelques jours dans Candide), caricature (Candide, Pangloss, des personnages dont la psychologie sommaire est tout entière dans leur nom) pour réveiller notre esprit anesthésié… C'est un travail intentionnel sur la réalité pour la rendre plus compréhensible, pour nous en proposer une interprétation.
A toi de continuer avec tes propres exemples !
Merci beaucoup Jean-Luc, cela m'éclaire, même si ma panique ne s'en est pas allée pour autant...
Bonjour à tous,
Alors voici mon sujet : "la fiction relève du mensonge ou de l'illusion. On ne saurait donc en faire le moyen d'une réflexion sérieuse ; la fiction ne peut servir à l'expression de la pensée".
Ceci sachant qu'il faut que je m'appuie sur les Fables de La Fontaine, et sur la critique qu'y adresse Rousseau dans "Emile"...
Grâce à la récente aide que "Jean-Luc" m'a prodiguée, et aux longues heures de travail que je n'ai pas comptées hier soir, il semble que mon plan s'éclaircisse, mais je doute qu'il soit très judicieux, voici mes "idées" de plan :
Je pense analyser chaque partie de l'affirmation, Ainsi mon I/ serait pour, II/ contre et III/ contre. le voici :
I/ La fiction une certaine illusion
II/ La fiction n'est pas un mensonge
III/ La fiction peut même servir à l'expression d'une pensée sérieuse
Ce plan est celui que m'a donné Jean-Luc, je m'en inspirerais certainement.
Pensez-vous que le mien (celui que je ne trouve pas judicieux car celui de Jean-Luc me semble très bien) soit convenable ? Le voici :
I/ La fiction littéralement une illusion ou un mensonge
II/ La fiction, passage quasi obligatoire pour exposer une réflexion / pensée sérieuse.
Pour mon plan, j'ai quelques arguments, environ 3 pour le I/ et 5 pour le II/. C'est peu, c'est pourquoi je vous demande de m'aider à en trouver, merci !
PS : avant mercredi 31 au soir SVP, je dois la rendre jeudi.[/color]
Dernière modification par webmestre (30/01/2007 15:30)
Bonjour, voilà le sujet :
Partagez-vous l’opinion selon laquelle l’apologue est une œuvre de fiction « qui relève du mensonge et de l’illusion » de sorte qu’on ne saurait donc en faire le moyen d’une réflexion sérieuse ?
Je dois m'appuyer sur Candide de Voltaire et sur des fables de la Fontaine
Le Plan :
I- L'Apologue, une oeuvre d'imagination
II- L'Apologue s'inspire de l'observation de la realité
III- La fictione t le réalisme n'ont qu'un but, c'est de nous faire réfléchir
Mon problème est que je ne trouve pas les sous-parties
Merci!
Dernière modification par webmestre (11/04/2008 18:18)
Partagez-vous l’opinion
Ce genre de question appelle un plan dialectique, genre
- oui, je partage
- non, je ne suis pas d'accord
- mais, cependant...
Un apologue est un court récit en prose ou en vers qui contient une morale. Source Rechercher sur ce site.
Candide court récit???
"Mensonge et illusion": l'auteur de cette citation, ne confond-il pas mensonge avec exagération (hyperbole) et illusion avec allusion?
Dernière modification par JSC (11/04/2008 18:14)
JSC, si le texte est imposé par le prof, on n'a pas à revenir sur ce choix.
Bonjour, Léah.
Tu sais très bien ô combien j'estime les professeurs. Je ne le crituque pas. Je mets l'élève en garde dans les contexte d'une définition.....sinon que la définition n'est pas a propos????
Bonjour Léah, je sais que il fuat une thèse une antithèse et une synthèse, j'ai toutes mes parties mais le problème c'est que je n'arrive pas a définir de sous-parties
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