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Merci,
Je vais essayer de voir ça!!
pour l'analyse stylistique pense comme a conseillé Muriel à relever les champs lexicaux. Plus les figures de style, le mouvement des phrases et le mouvement du texte en général. N'oublie pas les éléments du silence et du bruit.
Et de l'ombre et de la lumière...
très beau passage n'est-ce-pas Muriel ? Il faudrait tout relire...
Oui Léah, j'ai rarement lu un livre aussi beau... en ce qui concerne la paix, les humains et la bêtise tout juste humaine... La plus belle démonstration qu'on aurait grand intérêt à tout mettre dans le Grand Pot Commun... Lecture, sous-lecture et sous-sous-lecture...
Un roman qui commence par une tasse de café noir... et qui s'achève par une tasse de lait (blanc)... Et ça, c'est ce que j'ai lu de plus beau, dans le non-dit...
Bien amicalement Léah...
Muriel
Bonsoir Lisa, Muriel et Léah,
Montrer comment se construit une tension quasi dramatique.
A la demande de Léah, j'ai réfléchi à un plan et à quelques pistes. La difficulté de cette nouvelle réside dans son caractère implicite marquée. C'est au lecteur de s'efforcer de comprendre ce qui est sous-jacent.
C'est un incipit.
1 - Des personnages typés
un officier allemand aristocratique,
un narrateur spectateur, mais non décrit, en partie conciliant, mais qui se réfugie derrière sa nièce,
une nièce évoquée par son dédain intransigeant.
2 - qui commencent à s'affronter avec des armes mouchetées
un accueil glacial,
un officier courtois,
des hôtes muets en présence de l'occupant.
3 - On devine que ce silence va s'installer durablement (à relier au titre).
Un silence plein de non-dit utilisé comme une arme.
D'où l'importance de la communication non-verbale.
La perspicacité de l'officier.
les raisons implicites de ce silence : l'acte de résistance. En effet une société humaine se bâtit sur les échanges. Ici il y a un refus de collaborer, une exclusion par le silence méprisant, l'indifférence affichée qui fait sentir à l'occupant barbare (ou réputé tel) qu'il n'appartient pas à la même communauté.
Conclusion : des relations complexes commencent à s'instaurer. Les vaincus retrouvent leur dignité. Cette nouvelle est un appel à la résistance passive.
Merci Jean-Luc !
N'est-ce-pas Vercors qui a été le premier auteur édité par les clandestines Éditions de Minuit ? L'étoile a été dessinée par lui
Dernière modification par Léah (19/01/2007 22:44)
Les Éditions de Minuit sont en effet nées dans la clandestinité en 1941, sous l'impulsion de Pierre de Lescure et de Jean Bruller, alias Vercors. Le Silence de la mer y paraîtra en 1942, c'est le premier titre publié par cette maison d'édition qui en tirera une grande autorité morale.
C'est toujours un plaisir que d'ouvrir le cœur d'un lecteur à d'aussi belles pages
Si on t'a simplement donné envie de tout lire la partie sera gagnée pour nous et pour toi, veinarde 
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