n° 1lundi 08 février 2010 à 16 h 28

crazynoune
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Zola, La Faute de l'abbé Mouret, I, 8 - Mais l'abbé Mouret n'eut pas le temps de relever ce défi...

Bonjour,

j'ai un commentaire composé a rendre bientôt sur cet extrait de l'Abbé Mouret d'Emile Zola :

L'abbé Serge Mouret est devenu le prêtre du village provençal des Artaud. Doté d'une foi profonde; il vit sereinement sa vocation, restant a l'écart de la vie, fermant "la porte des sens", épargné par la tentation : "Lui, gardait toute l'ombre morte du séminaire. Pendant des années, il n'avait pas connu le soleil. Il l'ignorait encore, les yeux fermés, fixés sur son âme". Un jour, son oncle le docteur Pascal l'emmène chez le vieux Jeanbernat, intendant d'un domaine laissé a l'abandon, le Paradou. Le vieil homme vit avec sa nièce, Albine, jeune sauvageonne, qui vagabonde à sa guise dans l'immense parc du Paradou.

Mais l'abbé Mouret n'eut pas le temps de relever ce défi du Philosophe. Une porte venait de s'ouvrir brusquement, au fond du vestibule; une trouée éclatante s'était faite, dans le noir de la muraille. Ce fut comme une vision de forêt vierge, un enfoncement de futaie immense, sous une pluie de soleil. dans cet éclair, le prêtre saisit nettement, au loin, des détails précis : une grande fleur jaune au centre d'une pelouse, une nappe d'eau qui tombait d'une haute pierre, un arbre colossal empli d'un vol d'oiseaux; le tout noyé, perdu, flambant, au milieu d'un tel gâchis de verdure, d'une débauche  telle de végétation, que l'horizon entier n'était plus qu'un épanouissement. La porte claqua, tout disparut.

- Ah ! La gueuse ! cria Jeanbernat, elle était encore dans le Paradou !

Albine riait sur le seuil du vestibule. Elle avait une jupe orange, avec un grand fichu rouge attaché derrière la taille, ce qui lui donnait un air de bohémienne endimanchée. Et elle continuait a rire, la tête renversée, la gorge toute gonflée de gaité, heureuse de ses fleurs, des fleurs sauvages tressées dans ses cheveux blonds, nouées a son cou, à son corage, à ses bras minces, nus et dorés. Elle était comme un grand bouquet d'une odeur forte.

- Va, tu es belle ! grondait le vieux. Tu sens l'herbe, a empester ... Dirait-on qu'elle a seize ans, cette poupée !

Albine, effrontément, riait plus fort. Le docteur Pascale, qui était son grand ami, se laissa embrasser par elle.

- Alors, tu n'as pas peur dans le Paradou toi ? lui demanda-t-il.
- Peur ? de quoi donc ? dit-elle avec des yeux étonnés. Les murs sont trop hauts, personne ne peut entrer ... Il n'y a que moi. C'est mon jardin, a moi toute seule. Il est joliement grand. Je n'en ai pas encore trouvé le bout.
- Et les bêtes ? interrompit le docteur.
- Les bêtes ? elles ne sont pas méchantes, elles me connaissent bien.
- Mais il fait noir sous les arbres ?
- Pardi ! il y a de l'ombre; sans cela, le soleil me mangerait la figure ... On est bien a 'ombre, dans les feuilles.

Et elle se tournait, emplissant l'étroit jardin du vol de ses jupes, secouant cette âpre senteur de verdure qu'elle portait sur elle. Elle avait souri a l'abbé Mouret, sans honte aucune, sans s'inquiéter des regards surpris dont il la suivait. Le prêtre s'était écarté. Cette enfant blonde, a la face longue, ardentede vie, lui semmblait la fille mystérieuse et troublante de cette forêt entrevue dans une nappe de soleil.

alors en premiere grande partie je pensais commenter la nature/le jardin et en sous parties :

  1- les odeurs : la nature (avec ce qu'elle évoque chez Zola) déteint sur Albine
  2- un eden inaccessible à l'abbé (Albine est la seule a pouvoir gouter a la tranquillité de ce petit paradis telle une Ève qui attend son Adam ? et faire dans la conclusion une mise en abîme avec la fin du roman ou ils finissent par "gouter au péché" en ayant une liaison)

mais pour la suite je sèche un peu

merci d'avance !

 

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