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Entraide scolaire et méthode
Qu'est-ce qui oppose entre eux les deux personnages de chacune des scènes du corpus ?bonjour je n'arrive pas a répondre a la question du corpus
qu'est ce qui oppose entre eux les deux personnages de chacune des scénes du corpus
Satre , les mains sales ( 6éme tableau : hugo et hoederer)
Racine , berenice ( berenice et titus acte 4 scene 5)
Backett , en attendant Godot ( estragon et vladimir : debut de la piéce)
merci d'avnce
Édité par Comateen (dimanche 07 février 2010 à 18 h 42)
Mets nous les textes, on va pas les chercher! Ce sera plus pratique plutôt que d'ouvrir 36 pages pour les voir!
1er texte
jeune bourgeois idealiste Hugo est le secretaire de Hoederer dirigeant du parti communiste qui voit dans une alliance provisoire avec le pouvoir en place le moyen de le detruire de l'interieur
HOEDERER. -De toute façon, tu ne pourrais pas faire un tueur. C'est une affaire de vocation. HUGO. -N'importe qui peut tuer si le Parti le commande.
HOEDERER. -Si le Parti te commandait de danser sur une corde raide, tu crois que tu pourrais y arriver ? On est tueur de naissance. Toi, tu réfléchis trop: tu ne pourrais pas. HUGO. -Je pourrais si je l'avais décidé.
HOEDERER. -Tu pourrais me descendre froidement d'une balle entre les deux yeux parce que je ne suis pas de ton avis sur la politique ?
HUGO. -Oui, si je l'avais décidé ou si le Parti me l'avait commandé.
HOEDERER. -Tu m'étonnes. (Hugo va pour plonger la main dans sa poche mais Hoederer la lui saisit et l'élève légèrement au-dessus de ta table) Suppose que cette main tienne une arme et que ce doigt-là soit posé sur la gâchette...
HUGO. -Lâchez ma main.
HOEDERER, sans le lâcher: -Suppose que je sois devant toi, exactement comme je suis et que tu me vises...
HUGO. -Lâchez-moi et travaillons.
HOEDERER. -Tu me regardes et au moment de tirer, voilà que tu penses : « Si c'était lui qui avait raison ? » Tu te rends compte ?
HUGO. -Je n'y penserais pas. Je ne penserais à rien d'autre qu'à tuer.
HOEDERER. -Tu y penserais: un intellectuel, il faut que ça pense. Avant même de presser sur la gâchette tu aurais déjà vu toutes les conséquences possibles de ton acte: tout le travail d'une vie en ruine, une politique flanquée par terre, personne pour me remplacer, le Parti condamné peut-être à ne jamais prendre le pouvoir ...
HUGO. -Je vous dis que je n'y penserais pas !
Titus
Je sais tous les tourments où ce dessein me livre ;
Je sens bien que sans vous je ne saurais plus vivre,
Que mon coeur de moi-même est prêt à s'éloigner ;
Mais il ne s'agit plus de vivre, il faut régner.
BERENICE
Hé bien ! Régnez, cruel ; contentez votre gloire :
Je ne dispute plus. J'attendais, pour vous croire,
Que cette même bouche, après mille serments
D'un amour qui devait unir tous nos moments,
Cette bouche, à mes yeux s'avouant infidèle,
M'ordonnât elle-même une absence éternelle.
Moi-même, j'ai voulu vous entendre en ce lieu.
Je n'écoute plus rien, et pour jamais, adieu.
Pour jamais ! Ah ! Seigneur, songez-vous en vous-même
Combien ce mot cruel est affreux quand on aime ?
Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous,
Seigneur, que tant de mers me séparent de vous ?
Que le jour recommence, et que le jour finisse,
Sans que jamais Titus puisse voir Bérénice,
Sans que de tout le jour je puisse voir Titus ?
Mais quelle est mon erreur, et que de soins perdus !
L'ingrat, de mon départ consolé par avance,
Daignera-t-il compter les jours de mon absence ?
Ces jours si longs pour moi lui sembleront trop courts.
TITUS
Je n'aurai pas, Madame, à compter tant de jours.
J'espère que bientôt la triste renommée
Vous fera confesser que vous étiez aimée.
Vous verrez que Titus n'a pu sans expirer...
BERENICE
Ah ! Seigneur, s'il est vrai, pourquoi nous séparer ?
Je ne vous parle point d'un heureux hyménée :
Rome à ne vous plus voir m'a-t-elle condamnée ?
Pourquoi m'enviez-vous l'air que vous respirez ?
TITUS
Hélas ! Vous pouvez tout, Madame. Demeurez :
Je n'y résiste point ; mais je sens ma faiblesse :
Il faudra vous combattre et vous craindre sans cesse,
Et sans cesse veiller à retenir mes pas
Que vers vous à toute heure entraînent vos appas.
Que dis-je ? En ce moment mon coeur, hors de lui-même,
S'oublie, et se souvient seulement qu'il vous aime.
BERENICE
Hé bien, Seigneur, hé bien ! Qu'en peut-il arriver ?
Voyez-vous les Romains prêts à se soulever ?
TITUS
Et qui sait de quel oeil ils prendront cette injure ?
S'ils parlent, si les cris succèdent au murmure,
Faudra-t-il par le sang justifier mon choix ?
S'ils se taisent, Madame, et me vendent leurs lois,
A quoi m'exposez-vous ? Par quelle complaisance
Faudra-t-il quelque jour payer leur patience ?
Que n'oseront-ils point alors me demander ?
Maintiendrai-je des lois que je ne puis garder ?
BERENICE
Vous ne comptez pour rien les pleurs de Bérénice.
TITUS
Je les compte pour rien ? Ah ciel ! Quelle injustice !
"Route à la campagne, avec arbre.
Soir.
Estragon, assis sur une pierre, essaie d'enlever sa chaussure. Il s'y acharne des deux mains, en ahanant. Il s'arrête, à bout de forces, se repose en haletant, recommence.
Même jeu.
Entre Vladimir.
ESTRAGON (renonçant à nouveau) : Rien à faire.
VLADIMIR (s'approchant à petits pas raides, les jambes écartées) : Je commence à le croire. (Il s'immobilise.) J'ai longtemps résisté à cette pensée, en me disant, Vladimir, sois raisonnable. Tu n'as pas encore tout essayé. Et je reprenais le combat. (Il se recueille, songeant au combat. A Estragon.) Alors ? te revoilà, toi.
ESTRAGON : Tu crois ?
VLADIMIR : Je suis content de te revoir. Je te croyais parti pour toujours.
ESTRAGON : Moi aussi.
Ne manque-t-il pas une partie du troisième ?
Dans le premier, Hugo est un jeune bourgeois idéaliste, intellectuel, qui est très motivé pour agir mais qui manque d'expérience. Il est encore très naïf et ne tolère aucune concession. Hoederer est un dirigeant politique qui a l'habitude de l'action et de l'engagement. Il est prêt à des alliances pour parvenir à ses fins. Leur discussion porte sur le fait que Hugo affirme qu'il est capable de tuer pour le parti et que l'autre veut lui prouver qu'il n'en est pas capable, qu'il n'est pas comme cela, que penser et agir c'est très différent.
Dans le deuxième, Bérénice est prête à tout pour sauver son amour, elle place l'amour au dessus de tout. Titus quant à lui aime Bérénice mais ne va pas jusqu'à délaisser l'exercice du pouvoir pour la garder. Entre l'amour et la politique, il choisit la politique, même s'il dit que sans bérénice il risque de se suicider, il n'a pas le courage d'affronter le peuple (qui n'accepte pas Bérénice)
Dans le troisième je ne vois pas d'opposition
Le troisième texte oppose peut-être les deux personnages à propos du renoncement et de l'affrontement, du combat et de la fuite...
Oui effectivement Jean-Luc, je n'ai pas vu cet aspect. Ne penses-tu pas malgré tout que cet extrait est bien court pour être complet ?
Il faut effectivement se torturer les méninges à partir de la question posée pour imaginer l'opposition. Moi aussi j'ai eu mal aux orteils à force de faire tourner en rond le texte dans ma tête. 
nn dans mon livre le texte est comme cela
C'est une plaisanterie ? On t'a donné toutes les réponses ! Jean-Luc a même réussi l'exploit de répondre pour le texte 3 qui ne fait que 8 lignes (et sa réponse me paraît la seule possible), et je t'ai expliqué pour les deux premiers. Qu'est-ce qu'on doit faire de plus ??
dsl je n'avais pas vu tout mes escuses
HOEDERER. -De toute façon, tu ne pourrais pas faire un tueur. C'est une affaire de vocation. HUGO. -N'importe qui peut tuer si le Parti le commande.
HOEDERER. -Si le Parti te commandait de danser sur une corde raide, tu crois que tu pourrais y arriver ? On est tueur de naissance. Toi, tu réfléchis trop: tu ne pourrais pas. HUGO. -Je pourrais si je l'avais décidé.
HOEDERER. -Tu pourrais me descendre froidement d'une balle entre les deux yeux parce que je ne suis pas de ton avis sur la politique ?
HUGO. -Oui, si je l'avais décidé ou si le Parti me l'avait commandé.
HOEDERER. -Tu m'étonnes. (Hugo va pour plonger la main dans sa poche mais Hoederer la lui saisit et l'élève légèrement au-dessus de ta table) Suppose que cette main tienne une arme et que ce doigt-là soit posé sur la gâchette...
HUGO. -Lâchez ma main.
HOEDERER, sans le lâcher: -Suppose que je sois devant toi, exactement comme je suis et que tu me vises...
HUGO. -Lâchez-moi et travaillons.
HOEDERER. -Tu me regardes et au moment de tirer, voilà que tu penses : « Si c'était lui qui avait raison ? » Tu te rends compte ?
HUGO. -Je n'y penserais pas. Je ne penserais à rien d'autre qu'à tuer.
HOEDERER. -Tu y penserais: un intellectuel, il faut que ça pense. Avant même de presser sur la gâchette tu aurais déjà vu toutes les conséquences possibles de ton acte: tout le travail d'une vie en ruine, une politique flanquée par terre, personne pour me remplacer, le Parti condamné peut-être à ne jamais prendre le pouvoir ...
HUGO. -Je vous dis que je n'y penserais pas !
Édité par Muriel (jeudi 11 février 2010 à 16 h 18)
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Entraide scolaire et méthode
Qu'est-ce qui oppose entre eux les deux personnages de chacune des scènes du corpus ?Contacter l’administrateur du forum | Signaler un abus | Forum propulsé par Fluxbb