Bonsoir,
J'aimerais consacrer ce sujet aux expressions latines qu'il arrive de rencontrer dans des textes. Nous sommes en pleine lecture et voilà que l'incompréhension demeure... sans que le texte ne propose une traduction. En partageant ces expressions avec le reste du forum, il est même possible qu'on en retienne quelques-unes et je trouve ainsi le procédé louable.
Je commence alors avec l'expression reprise de "Là-bas"de Huysmans qui reprend lui-même un verset de l'Evangile : "ecce sponsus venit, exite obviam ei" Votre traduction ?
Bonsoir !
Cela va me rajeunir singulièrement.
* Voici que vient le fiancé. Sortez à sa rencontre.
Merci Edy,
en voici une autre : "Hoc est enim corpus meum"
Je m'essaie : "En effet, mon corps t'appartient" ?
J'en profite aussi avec ces quelques phrases que je n'ai jamais comprises dans "Bérénice" de Poe : "dicibant mihi sodales, si sepulchrum amicae visitarem, curas meas aliquantulum fore levatas" et "mortuus est Dei Filius ; credibile est quia ineptum est ; et sepultus resurrexit ; certum est quia impossibile est" 
Dernière modification par Jérémy (28/12/2006 23:18)
Bonsoir Jérémy,
Hoc est enim corpus meum
se traduit par
Ceci est mon corps.
Il s'agit des paroles liturgiques prononcées par le Christ au cours de la cène pour la consécration du pain.
"mortuus est Dei Filius ; credibile est quia ineptum est ; et sepultus resurrexit ; certum est quia impossibile est"
pourrait se traduire par
Le Fils de Dieu est mort ; on peut le croire parce que c'est insensé ; et il a surgi du tombeau (ou il est ressuscité) ; c'est certain parce que c'est impossible.
"dicibant mihi sodales, si sepulchrum amicae visitarem, curas meas aliquantulum fore levatas" Ces vers d'Ibn Zaiat repris par Poe en exergue de Bérénice pourraient se traduire par
"Mes compagnons me demandaient si je me rendrais sur la tombe de mon amie... je leur répondis : se pourrait-il qu'elle séjournât autre part que dans mon coeur (mes pensées, mes préoccupations) ?"
Bonsoir, c'est encore moi !
Je viens encore vous demander secours de traduction pour la "pointe" de "Là-bas" ; il est certes 02H25 mais j'en suis à la dernière page qui fait référence à la Prose des Trepassés. Huysmans ne manque pas de la citer en Latin comme devaient certainement le faire les paysans et tout le peuple qui entouraient Gilles de Rais lors de son exécution au bûcher. Moments glaçants.
Voici donc les lignes en latin que j'arrive malgré tout à deviner par quelques mots, j'arrive à sentir tout de même la teneur tragique de ces lignes lacrymales :
Nos timemus diem judicii (nous craignons la justice divine
Quia mali et nobis conscii ( Parce que...
Sed tu, Mater summi concilii ( Mais toi, notre Mère...
Sara nobis locum refugii ( ? )
O Maria !
Tunc iratus judex... (iratus : colère, judex : justice)
Dernière modification par Jérémy (29/12/2006 02:27)