1
Entraide scolaire et méthode
Hugo, Les Misérables - Analyse de comparaisonsBonsoir,
C'est encore moi ^^
Je passe mon bac ORAL lundi, et j'ai une nouvelle question.
J'ai fait un devoir il y a quelques temps en classe sur le portait des Thénardiers et de Cosette dans Les Misérables de V.Hugo.
Ma prof m'a reproché un manque d'analyse de deux comparaisons. Voilà ce que j'ai écrit :
En fin de texte, deux comparaisons résument l'état de Cosette : "la gargotte Thénardier était comme une toile où Cosette était prise et tremblait." Cosette est donc condamnée à rester dans cet état pathétique jusqu'à la fin de sa vie. Elle était "comme la mouche servante des araignées", donc condamnée à une vie de misère avec les Thénardiers jusqu'à la fin de ses jours...
Je peux tomber sur ce texte lundi, ainsi j'aimerai savoir comment je pourrai étoffer l'analyse de ces comparaisons?
Merci d'avance 
EDIT : le passage en question est
Tout nouveau venu qui entrait dans la gargote disait en voyant la Thénardier - Voilà le maître de la maison. Erreur. Elle n'était même pas la maîtresse. Le maître et la maîtresse, c'était le mari. Elle faisait, il créait. Il dirigeait tout par une sorte d'action magnétique invisible et continuelle. Un mot lui suffisait, quelquefois un signe; le mastodonte obéissait. Le Thénardier était pour la Thénardier, sans qu'elle s'en rendit trop compte, une espèce d'être particulier et souverain. Elle avait les vertus de sa façon d'être; jamais, eût-elle été en dissentiment sur un détail avec «monsieur Thénardier», hypothèse du reste inadmissible, elle n'eût donné publiquement tort à son mari, sur quoi que ce soit. Jamais elle n'eût commis «devant des étrangers» cette faute que font si souvent les femmes, et qu'on appelle, en langage parlementaire: découvrir la couronne. Quoique leur accord n'eût pour résultat que le mal, il y avait de la contemplation dans la soumission de la Thénardier à son mari. Cette montagne de bruit et de chair se mouvait sous le petit doigt de ce despote frêle. C'était, vu par son côté nain et grotesque, cette grande chose universelle: l'adoration de la matière pour l'esprit; car de certaines laideurs ont leur raison d'être dans les profondeurs mêmes de la beauté éternelle. Il y avait de l'inconnu dans Thénardier; de là l'empire absolu de cet homme sur cette femme. A de certains moments, elle le voyait comme une chandelle allumée; dans d'autres, elle le sentait comme une griffe.
Cette femme était une créature formidable qui n'aimait que ses enfants et ne craignait que son mari. Elle était mère parce qu'elle était mammifère. Du reste, sa maternité s'arrêtait à ses filles, et, comme on le verra, ne s'étendait pas jusqu'aux garçons. Lui, l'homme, n'avait qu'une pensée: s'enrichir.
Il n'y réussissait point. Un digne théâtre manquait à ce grand talent.
Tels étaient ces deux êtres. Cosette était entre eux, subissant leur double pression, comme une créature qui serait à la fois broyée par une meule et déchiquetée par une tenaille. L'homme et la femme avaient chacun une manière différente; Cosette était rouée de coups, cela venait de la femme; elle allait pieds nus l'hiver, cela venait du mari.
Cosette montait, descendait, lavait, brossait, frottait, balayait, courait, trimait, haletait, remuait des choses lourdes, et, toute chétive, faisait les grosses besognes. Nulle pitié; une maîtresse farouche, un maître venimeux. La gargote Thénardier était comme une toile où Cosette était prise et tremblait. L'idéal de l'oppression était réalisé par cette domesticité sinistre. C'était quelque chose comme la mouche servante des araignées.
La pauvre enfant, passive, se taisait.
Édité par ant (jeudi 02 juillet 2009 à 22 h 08)
1
Entraide scolaire et méthode
Hugo, Les Misérables - Analyse de comparaisonsContacter l’administrateur du forum | Signaler un abus | Forum propulsé par Fluxbb