n° 1jeudi 02 juillet 2009 à 15 h 50

jdoulia
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Balzac, Le Père Goriot, II - En vous voyant, quand je suis entré...

Je suis depuis une petite semaine en train de revoir tous les textes de mon corpus de cette année de 1ère, car le 3 juillet, je passe mon épreuve de français oral, sur l'un de ces textes.

J'ai un soucis avec ce texte en particulier, extrait du Père Goriot de Balzac.
Je n'arrive pas à trouver un plan de commentaire assez consistant. A part l'alternance du discours et du récit montrant la multiplicité des points de vue afin de "rendre le lecteur intelligent", je ne vois pas d'autres particularités importantes dans ce texte

Merci d'avance pour votre aide

Texte :

En vous voyant, quand je suis entré, je me suis senti porté vers vous comme par un courant. J'avais déjà tant pensé à vous ! Mais je ne vous avais pas rêvée aussi belle que vous l'êtes en réalité. Madame de Beauséant m'a ordonné de ne pas vous tant regarder. Elle ne sait pas ce qu'il y a d'attrayant à voir vos jolies lèvres rouges, votre teint blanc, vos yeux si doux. Moi aussi, je vous dis des folies, mais laissez-les-moi dire.

Rien ne plaît plus aux femmes que de s'entendre débiter ces douces paroles. La plus sévère dévote les écoute, même quand elle ne doit pas y répondre. Après avoir ainsi commencé, Rastignac défila son chapelet d'une voix coquettement sourde ; et madame de Nucingen encourageait Eugène par des sourires en regardant de temps en temps de Marsay, qui ne quittait pas la loge de la princesse Galathionne. Rastignac resta près de madame de Nucingen jusqu'au moment où son mari vint la chercher pour l'emmener.

- Madame, lui dit Eugène, j'aurai le plaisir de vous aller voir avant le bal de la duchesse de Carigliano.

- Puisqui matame fous encache, dit le baron, épais Alsacien dont la figure ronde annonçait une dangereuse finesse, fous êtes sir d'êdre pien ressi.

- Mes affaires sont en bon train, car elle ne s'est pas bien effarouchée en m'entendant lui dire : M'aimerez-vous bien ? Le mors est mis à ma bête, sautons dessus et gouvernons-la, se dit Eugène en allant saluer madame de Beauséant qui se levait et se retirait avec d'Ajuda. Le pauvre étudiant ne savait pas que la baronne était distraite, et attendait de de Marsay une de ces lettres décisives qui déchirent l'âme. Tout heureux de son faux succès, Eugène accompagna la vicomtesse jusqu'au péristyle, où chacun attend sa voiture.

- Votre cousin ne se ressemble plus à lui-même, dit le Portugais en riant à la vicomtesse quand Eugène les eut quittés. Il va faire sauter la banque. Il est souple comme une anguille, et je crois qu'il ira loin. Vous seule avez pu lui trier sur le volet une femme au moment où il faut la consoler.

- Mais, dit madame de Beauséant, il faut savoir si elle aime encore celui qui l'abandonne.

Édité par jdoulia (jeudi 02 juillet 2009 à 15 h 52)

 

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