il faudrait tout de même avoir conscience d'une chose... l'étude la grammaire d'accord, mais la grammaire est l'élément de la langue qui se modifie le moins, qui évolue le moins par apport à la sémantique, à la prononciation et à l'orthographe (mais pour ce dernier point, ca dépend des dirigeants politiques).
donc, "Elle est l'architecte du français normé." : pas du tout, elle forme le squelette du françias tout court, tout simplement, la notion de norme ne rentre pas vraiment en compte, beaucoup moins que pour l'orthographe. Les auteurs médiévaux écrivaient trés bien français sans aucune reflexion sur leur grammaire, par exemple.
ainsi,
autre problème que pose la grammaire : lorsqu'on la maitrise, lorsqu'on la connait, elle semble indispensable, mais on peut trés bien intégrer de manière inconsciente toutes les régles ou presque toutes, donc quel est véritablement le role d'un tel enseignement, son impact véritable ?
Et puis, ici, on discute entre bonnes élèves, entre gentils écoliers avec d'excellentes notes en Français, mais c'est bien beau tout cela... il faut un peu sortir de son monde de "lettrés" justement, ce n'est pas cela la pratique du français, mais bien des élèves qui ne comprennent plus le role, l'interet, l'importance de la langue, qui n'ont que mépris pour la norme linguistique, qui n'ont que haine et dégout pour des règles et des exceptions qui n'ont parfois plus de sens, c'est pour eux qu'il faut penser la grammaire, la repenser, ainsi que son enseignement, ce n'est pas pour soi, étudiant de Lettres Modernes. Le temps de Louis XIV est passé, et il ne s'agit pas de faire de l'égalitarisme forcené, de "rabaisser" le niveau (comme on entend dire à tout va), mais il s'agit d'être équitable et de prendre en compte au sein même de la langue la diversité de ces usages. Il ne faut pas partir de la norme pour aller vers les autres, mais aller vers les autres pour remonter vers la Norme, vers une pratique plus "sereine" (moins identitaire) de la langue.
et puis, ca me fait un peu rire tout de même tout ces discours, que connaissez-vous de la pratique linguistique courante au XVIII siècle, ou au XIX siècle... rien ! alors que l'écart dévait être tout aussi important entre la langue "normée" et sa pratique courante.
La langue ne se renouvelle pas... la langue vie...et nous avons chacun un ressenti personnel vis à vis de cette langue qu'il s'agit de respecter (je n'ai pas dit accepter!), et non de combattre.
et puis, comment est mort la latin oral ? lorsque nos chers Humanistes philologues ont souhaité lui redonner se "beauté" classique...
et allon splus loin, d'où est nait la Langue Française ? du latin ! Que Nenni... mais du bas-latin, du plus grand mouvement "barbare" de l'histoire de notre langue, n'y aurait-il pas comme un paradoxe...
et
pour la citation de Boileau :
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement
Et les mots pour le dire viennent aisément
Ce grand auteur (dont la lecture est des plus hilarantes ! les lecteurs de ses Satires me comprendront), aurait plutôt dû écrire :
"ce qui s'énonce clairement, ce conçoit bien..."
Sauf que cela aurait été un alexandrin avec un drole d'hémistiche, mais plus juste en ce qui concerne la théorie du langage... il n'y a pas de pensée en denors du langage, donc de la grammaire.
Dernière modification par poilue (samedi 16 décembre 2006 à 16 h 07)
* Je regarde la grammaire comme la première partie de l'art de penser. (ÉTIENNE DE CONDILLAC. COURS D’ETUDE)
Bonjour,
Bien sûr que la grammaire est indispensable et je soutiens les efforts du ministre actuellement en charge de l'Education Nationale.
Il a le courage de ramer à contre-courant de la pensée unique de tous les "pédagogistes" qui ont saccagé notre belle langue au cours des décennies 80 et suivantes.
Je suppose que Dame Anne-Marie Houdebine-Gravaud, ci-devant professeur de linguistique et de sémiologie à la Sorbonne, que je n'ai pas le bonheur de connaître, doit faire partie de ce sérail.
Soyons sérieux, et reconnaissons qu'il était grand temps d'arrêter le massacre.
Il suffit de parcourir les forums pour s'en rendre compte aussitôt !
Au cours des vingt dernières années de ma carrière qui s'est arrêtée en l'an 2000, j'ai vu arriver dans mes classes de jeunes lycéens incapables de différencier un infinitif d'un participe passé.
Et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres, hélas.
Si Benjamin en est d'accord, je suis prêt à lever une croisade contre tous les philistins qui, sous couvert de savoir universitaire, ont sciemment saboté ce que nos "hussards noirs de la République" avaient mis si longtemps à bâtir.
Vive la grammaire, ah mais !
Bonsoir
Attention aux représailles des MONUMENTS statufiés dans leurs habits de lumière, personnages qui ne supportent pas la concurrence et encore moins les fauteurs de troubles, car vous risquez à votre tour d’en subir les foudres à moins de les menacer une nouvelle fois d’hémorroïdes.
Philistins, qui seraient des personnes à l'esprit obtus.
Cela dit, je suis aussi vivement opposé à cette repentance déguisée qui voudrait donner la parole à ceux qui justement ne respectent pas nos origines.
Mais je crois personnellement qu’une réforme de quelques règles serait indispensable, car la langue comme notre environnement évoluent et la grammaire reste immuable sauf sous la poussée du langage populaire. C’est là je crois une des menaces, vu que l’on accepte de nouveaux mots sans chercher à défendre ceux qui existent déjà. Oui la grammaire devrait un peu se toiletter, c’est du moins mon humble avis.
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Hélas ! Nina Catach avait proposé un toilettage de l'ortho et on a vu ce qui en est resté
Et dans la grammaire quand disparaîtra cette stupide exception de l'impératif présent deuxième personne du singulier des verbes premier groupe SANS S ! On se demande pourquoi !
Sinon, Poilue, de mon temps les élèves n'étaient ni plus ni moins comme ci que comme ça, et la grammaire en sortant de l'école primaire on la connaissait et on ne l'a jamais oubliée... Alors... Je crois pas qu'on était plus malins que les écoliers d'aujourd'hui !
Bonjour
Le hasard veut que ce matin dans la Dépêche du midi je trouve cette annonce :
Les 10 mots qui ont marqué l’année 2006.
DJEUNE = En 2006 les « djeunes » ont connu la consécration et fait leur entrée dans le dictionnaire Le Robert : « Djeune ou
Djeun, prononciation maghrébine ou anglo-saxone de jeune ».
Et voilà, faut-il vous l’envelopper ?
Comme quoi les Philistins disposent de puissants lobbyngs, (!)
la bataille sera rude.
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Bonjour Léah
Nina Catach a fait son possible mais tenter une réforme de ce genre n’est pas chose facile j’en conviens.
Cette « réformette » de 1990 ne pouvait marcher car elle se superpose avec la graphie d’avant. Mais comment faire sans période d’adaptation ? Bon à mon sens c’est surtout une histoire de volonté des responsables.
Pour passer du franc à l’euro on y est bien arrivé de gré ou de force (moi de force !).
télé/spectateur (contrairement à téles/cope), pré/scolaire (contrairement à pres/crire), dé/stabiliser (contrairement à des/tituer), etc.
Vous avez bousculé mon charriot. J’ai horriblement mal aux ognons aussi je vais en profiter pour m’assoir. Mais direz-vous tout cela ne concerne que la papèterie. Non mais mon propos va vous paraitre flou.
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Moi aussi je suis pour la réhabilitation de la grammaire à l'école ! 
Et au risque de paraître rétrograde, notre bonne vieille méthode (et je me réfère là au BLED, Bescherelle, et autres grammaires de références) est à mon sens la plus logique et la plus facile à apprendre.
Cette idée de vouloir baptiser les différents éléments de la phrase avec des noms tout à fait fantaisistes (à mon sens), ne rime strictement à rien et va obliger les parents à se plonger dans des bouquins "farfelus" pour essayer de comprendre de quoi il retourne s'ils veulent pouvoir aider leurs chérubins à faire leurs devoir...
Il n'y a pourtant rien de plus simple que les appeler "sujet", "verbe", "complément d'objet direct", "complément circonstanciel de lieu", etc... Si on leur donne d'autres appellations, qui va s'y retrouver ??
La grammaire... Je trouve qu'il n'y a rien de plus passionnant à étudier... On découvre sans cesse de nouvelles exceptions. C'est fascinant !!!
Je ne remercierai jamais assez le prof que j'avais eu en fac, qui m'avait fait découvrir la grammaire sous un aspect un peu plus poussé, mais tellement passionnant !!!
Oui à la grammaire, oui à la grammaire à l'école, dès le primaire !!
Nous n'avons jamais eu à nous en plaindre !
Et faisons réhabiliter la dictée de Pivot, j'adorais relever le défi !!!!!!
Amicalement,
:cnoel:
Bonsoir
- Moi aussi je suis pour le maintien de la grammaire, mais d’une grammaire où les exceptions, les remarques, les historiques seraient réduits au minimum (vital).
- Pourquoi ? parce que si hier on s’en est contenté, je constate qu’aujourd’hui certaines règles sont des reliquats d’une époque révolue.
- Il faut s’adapter, sans baisser pavillon d’accord, mais force est de constater que les esprits des jeunes sont plus réactifs à certains problèmes rencontrés, et qu’il devient plus difficile de leur faire admettre ce qu’hier nous avions pour principe de ne pas discuter.
- EXEMPLE : Pourquoi les mots composés ne prendraient-ils pas tous la marque du singulier et du pluriel sur les deux mots : un abat-jour, des abats-jours (actuel. Inv.) --- un wagon-bar actuellement fait des wagons-bars, mais un wagon-poste fait des wagons-poste --- un remonte-pente, des remontes-pentes (actuel : des remonte-pentes)…
- Je sais qu’un verbe ne peut varier dans ces conditions, que, que, que… finalement on restera l’arme au pied et rien ne changera.
Les puristes se réjouiront car il existe aussi un dicton affirmant qu’un pouvoir, qui veut garder tranquillement sa place, s’efforce de ne pas instruire sa « populace », comme au temps des fresques dans les églises.
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