Cela ne presse pas, mais permettez-moi de revenir sur quelques notions qui n'ont pas été éclaircies : Peut-on écrire "D'autres fois, j'ai mangé des pommes" ?
Pareil aussi pour "autrefois" : écrit-on "D'autres fois" ou "d'autre fois".... ? dans le sens de "plusieurs" je pense...
Ensuite, les expressions "il se regarde lui-même" ? N'est-ce pas un pléonasme... à moins que ce soit une redondance ? et "un trompe-l'oeil", des "trompe-yeux" ?
Un gros merci d'avance, ces petits problèmes me tracassent. :cnoel:
Dernière modification par Jérémy (lundi 11 décembre 2006 à 18 h 27)
Bonsoir, Jérémy.
* D’autres fois…
Le pluriel, parce que « d’ » est la réduction de « des ».
Le Petit Robert donne comme emploi : tantôt… tantôt…
* Des fois il boit à crédit. D’autres fois il a de l’argent. (Fargue)
Je reviens à votre énoncé :
* D’autres fois, j’ai mangé des pommes.
En l’absence de parallélisme (tantôt… tantôt), la grammaticalité semble incertaine, mais on peut accepter votre énoncé comme familier : « en d’autres circonstances ».
Dans mon corpus, j’ai trouvé, mais en marge du sujet :
* Je me suis marié une fois à l’église, deux fois à la mairie et les autres fois à la sauvette. (JOSE ARTUR. LES PENSEES)
* Il se regarde lui-même.
C’est une redondance et même un pléonasme vicieux, car il n’ajoute rien à l’expression de la pensée.
On accepte, en raison de sa valeur expressive :
* Je l’ai vu de mes propres yeux.
* Un trompe-l’œil. Des trompe-l’œil. (Invariable selon le Petit Robert.)
Comme ce sujet est dédié plus ou moins aux expressions, j'en profite pour demander quelques éclairages sur "personne n'est tentée pour faire cette critique" ; j'hésite à accorder, même si je serais tenté d'écrire "personne n'est tenté"... / Ensuite, pour "cela ne pose pas de problème", l'écrit-on au pluriel ou au singulier ?
Un gros Merci d'avance :cnoel:
Bonjour !
Ce n'est pas parce que "personne" est invariable que c'est un adverbe.
C'est en réalité un pronom indéfini, au même titre que "quelque chose" et "rien".
La règle est de considérer personne comme un masculin singulier, le genre indifférencié.
* Personne n'est PARFAIT : moi-même, je suis particulièrement sensible aux courants d'air. (Alphonse Allais)
* Il doit y avoir quelque chose de VRAI dans la réincarnation, puisque certaines femmes de trente-cinq ans se souviennent d'événements vieux d'un demi-ciècle. (Jean Rostand)
Par souci d'exactitude, je reviens sur ma réponse, après avoir consulté Grévisse.
Certains grammairiens estiment que, lorsque le sens est "aucune femme", les mots qui s'accordent avec personne PEUVENT se mettre au féminin.
* Personne n'est plus que moi votre servante, votre obligée. (Littré)
* Personne de ces demoiselles n'est sortie. (Sandfeld)
* Je ne connais personne heureuse comme cette femme. (Le Bidois)
Evidemment, il y a une attraction qui vient de servante (serviteur aurait été malvenu), de demoiselles et de femme.
Grevisse conseille de dire plutôt : "aucune femme" ou "aucune personne".
On pourrait aussi écrire "aucune".
C'est peut-être l'avenir dans notre siècle de féminisation équitable.