J'ais lus roméo et juliette et je ne vous le cache pas je flippe un peu pour l'interro que je vais avoir en littérature. Peur d'être dans le sens contraire de ce qu'il fallait comprendre. FAut m'aider :s!!! Enfin je sais que c'est une tragédie qui mêlle la comédie, la comédie qui ce transcrit au travers de la 'Nourrice'. La fatalité de l'amour entre les jeunes.
J'ai lu, dévoré même, la vie de Samuel Belet de C.-F. Ramuz. Je craignais il y a peu que plus rien ne me touche, en voilà le démenti formel. D'une facture assez brute, faite d'accidents (peut-être prémédités), de cette rugosité déjà observée dans les phrases les plus noueuses de Claudel, comme des vieux chênes frappés par la foudre, écrite dans un style qui se veut propre à évoquer la vie de la campagne et qui l'évoque peut-être parce que, tout d'abord, on a bien voulu y croire, un style enfin qui s'autorise les fautes, quoique souvent il demeure sobre et classique, capable de produire ces étrangetés que l'auteur revendique par le droit de mal écrire: "comme quand le vent est tombé, et une faible haleine reste seule, qui agite tout juste le bout des feuilles, ainsi sa voix entrecoupée, laquelle vint, et elle dit:[...]", La vie de Samuel Belet est le récit d'un parcours initiatique où s'enfileraient la série des clichés attendus s'ils ne prenaient pas chez Ramuz de tels accents de vérité, une valeur de figures éternelles, d'archétypes irréductibles: l'orphelin, le travail dur et harassant, l'amour d'adolescence, les ambitions, les bals, le suicide, le voyage, la vie des grandes villes avec leurs divertissements et leurs dessous misérables, la fraternité virile, les ruptures, la maladie, l'enfant couvé par sa mère, la jalousie, la taverne et l'ivresse, la solitude, la nature, l'apaisement, etc.
Dernière modification par Alph (lundi 15 septembre 2008 à 22 h 38)
Je lis La Recluse d'Odette Laplaze-Estorgues. Ca plairait sûrement beaucoup à pas mal de monde sur ce forum, mais moi...
L'auteur a beaucoup de talent, c'est incontestable, elle manie la langue bien mieux que moi, a énormément de vocabulaire mais je trouve le style désuet, très XIXème et donc anachronique, ça manque d'âme, de démarche artistique, de folie...
En plus c'est extrêmement sombre, à ne pas lire en pleine dépression et en écoutant Radiohead sinon c'est la défenestration assurée.
Je vais tenter de le finir mais je ne promets rien...
Après une période, disons, lecture contemporaine et romans junior, j'entame une période "révisons nos classiques". Et je commence avec Madame Bovary. Ce n'est pas mon oeuvre préférée de Flaubert mais c'est celle qui me l'a fait connaître.
Pomcassis a écrit :
Acanthe a écrit :
Novateur autant que déconcertant, n'est-ce pas ? Il faut surtout découvrir, sous le nom de Bassmann également, les Haikus de Prison.
Merci du conseil, j'y jetterai un oeil.
J'avais adoré Songes de Mevlido et Des anges mineurs, qui étaient tout aussi déconcertant mais magnifiques, envoûtants et fascinants.
Je note, merci !