Littérature française
Que lisez-vous en ce moment ?Je relis Il y a d'Apollinaire.
Trois contes de Flaubert. La légende Saint Julien l'Hospitalier, que je ne connaissais pas du tout, est particulièrement intéressante. Flaubert m'a surpris dans cette écriture de la fatalité.
Ca fait plaisir de lire à nouveau des livres sans se demander s'ils seront utiles dans telle ou telle perspective de concours !
Lysdanslavallee a écrit :
Trois contes de Flaubert. La légende Saint Julien l'Hospitalier, que je ne connaissais pas du tout, est particulièrement intéressante. Flaubert m'a surpris dans cette écriture de la fatalité.
C'est celle que j'ai préféré parmi les trois!
Et pour ma part, je suis en train de lire Lolita de Nabokov.
Et pour ma part, je suis en train de lire Lolita de Nabokov.

Je lis les Confessions de Saint Augustin....
J'ai lu tout à l'heure aux deux dames sympathiques du jury de français un extrait de l'Histoire comique de Francion de Charles Sorel (j'avais le choix avec le poème "A Sully Prudhomme" des Poèmes saturniens de Verlaine)... quelqu'un l'a lue ou la connaît ? Je viens de l'acheter, ça a l'air assez sympathique et sera sûrement une de mes lectures de vacances en littérature. 
"Comme j’étais en cette occupation, le sommeil me surprit sans que j’en sentisse rien, et tout du commencement il me sembla que j’étais en un champ fort solitaire où je trouvai un vieillard qui avait de grandes oreilles et la bouche fermée d’un cadenas, lequel ne se pouvait ouvrir que quand l’on faisait rencontrer en certains endroits quelques lettres qui faisaient ces mots, il est temps, lorsqu’on les assemblait. Voyant que l’usage de la parole lui était interdit, je lui demandai pourquoi, croyant qu’il me répondrait par signes. Après qu’il eut mis de certains cornets à ses oreilles pour mieux recevoir ma voix, il me montra de la main un petit bocage comme s’il m’eût voulu dire que c’était là que je pourrais avoir réponse de ce que je lui demandais. Quand j’en fus proche, j’ouïs un caquet continuel et m’imaginai alors que l’on parlait là assez pour le vieillard. Il y avait six arbres, au milieu des autres, qui au lieu de feuilles avaient des langues menues attachées aux branches avec des fils fort déliés, si bien qu’un vent impétueux qui soufflait contre les faisait toujours jargonner. Quelques fois, je leur entendais proférer des paroles pleines de blâme et d’injures. Un grand géant, qui était couché à leur ombre, oyant qu’elles me découvraient ce qu’il avait de plus secret, tira un grand cimeterre et ne donna point de repos à son bras qu’il ne les eût toutes abattues et tranchées en pièces ; encore étaient-elles si vives qu’elles se remuaient à terre et tâchaient de parler comme auparavant. Mais sa rage eut bien après plus d’occasion de s’accroître pource que, passant plus long, il me vit contre un rocher où il connut que je lisais un ample récit de tous les mauvais déportements de sa vie."
Charles Sorel, Histoire comique de Francion, III (publiée en 1623)
Édité par Arthur (samedi 04 juillet 2009 à 20 h 45)
Arthur a écrit:
Je relis Il y a d'Apollinaire.
Un jour qu'il n'était pas inspiré, Apollinaire a écrit n'importe quoi. Écrire était pour lui une habitude dont n'allait pas se séparer sous prétexte que rien ne lui vient. Et l'éditeur avale le morceau avec le reste parce que çà reste cohérent à un genre de vie bohème et permet au lecteur de ne pas quitter son auteur familier même quand celui-ci sommeille. Ainsi Sterne intercalait des pages blanches dans Tristram Shandy comme on garde sa place: je ne suis pas là, mais je vais revenir.
Aussi le texte qui m'intrigue n'est pas tant celui d'Apollinaire, que celui d'Arthur. Il ne nous dit pas qu'il lit Il y a, ce qui peut s'expliquer si on lit à la suite; il nous dit qu'il le relit. Est-ce qu'il va en sortir un lapin comme le prestidigitateur de son chapeau ?
Je pencherais plutôt pour une explication fondée sur l'heure du message. Et j'y vois une compréhension si profonde d'Apollinaire qu'il ne le quitte plus même dans ses rêves. Nietzche parlait d'art hypnotique et je pense qu'à la manière de la Madeleine de Proust, le pouvoir évocateur du poème vide pourrait plus tard rappeler les longues nuits de travail dans les derniers jours précédant le concours.
Putakli a écrit :
Je pencherais plutôt pour une explication fondée sur l'heure du message.
Vous êtes bien matinal..!
Moi, je relis Le Rouge et le noir: Joie.
Parce que j'aime bien commencer l'été avec un roman contemporain, je viens de lire Les Cibles du manchot, d'Alexandra Julhiet : excellent polar, sombre, drôle, désenchanté.
Je lis Siddhartha de Herman Hesse.
Je lis avec joie un livre d ´André Comte-Sponville consacré à l ´un de
mes peintres préférés, Chardin.
Le titre : La Matière heureuse (réflexions sur la peinture de Chardin).
La première phrase : Une exposition peut changer une vie.
Édité par sigfrid77 (mardi 07 juillet 2009 à 14 h 47)
Littérature française
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