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Je dois faire pour mardi un commentaire composé sur l'acte III scène 3 de Phèdre, coupé avant qu'Oenone ne conseille à Phèdre d'accuser Hippolyte. Voici le texte :
ŒNONE
Il faut d'un vain amour étouffer la pensée,
Madame; rappelez votre vertu passée:
Le roi, qu'on a cru mort, va paraître à vos yeux;
Thésée est arrivé, Thésée est en ces lieux.
Le peuple pour le voir court et se précipite.
Je sortais par votre ordre, et cherchais Hippolyte,
Lorsque jusques au ciel mille cris élancés...
PHÈDRE
Mon époux est vivant, Œnone, c'est assez.
J'ai fait l'indigne aveu d'un amour qui l'outrage;
Il vit: je ne veux pas en savoir davantage.
ŒNONE
Quoi?
PHÈDRE
Je te l'ai prédit, mais tu n'as pas voulu:
Sur mes justes remords tes pleurs ont prévalu.
Je mourais ce matin digne d'être pleurée;
J'ai suivi tes conseils, je meurs déshonorée.
ŒNONE
Vous mourez ?
PHÈDRE
Juste ciel! qu'ai-je fait aujourd'hui!
Mon époux va paraître, et son fils avec lui !
Je verrai le témoin de ma flamme adultère
Observer de quel front j'ose aborder son père,
Le cœur gros de soupirs qu'il n'a point écoutés,
L'oeil humide de pleurs par l'ingrat rebutés !
Penses-tu que, sensible à l'honneur de Thésée
Il lui cache l'ardeur dont je suis embrasée ?
Laissera-t-il trahir et son peuple et son roi ?
Pourra-t-il contenir l'horreur qu'il a pour moi ?
Il se tairait en vain: je sais mes perfidies,
Œnone, et ne suis point de ces femmes hardies
Qui, goûtant dans le crime une tranquille paix,
Ont su se faire un front qui ne rougit jamais.
Je connais mes fureurs, je les rappelle toutes:
Il me semble déjà que ces murs, que ces voûtes
Vont prendre la parole, et, prêts à m'accuser,
Attendent mon époux pour le désabuser.
Mourons: de tant d'horreurs qu'un trépas me délivre.
Est-ce un malheur si grand que de cesser de vivre ?
La mort aux malheureux ne cause point d'effroi:
Je ne crains que le nom que je laisse après moi.
Pour mes tristes enfants quel affreux héritage!
Le sang de Jupiter doit enfler leur courage;
Mais, quelque juste orgueil qu'inspire un sang si beau,
Le crime d'une mère est un pesant fardeau.
Je tremble qu'un discours, hélas ! trop véritable,
Un jour ne leur reproche une mère coupable.
Je tremble qu'opprimés de ce poids odieux
L'un ni l'autre jamais n'osent lever les yeux.
J'ai dégagé les enjeux (complication du problème tragique, la tirade de Phèdre, Phèdre comme héroine tragique), qui sont mes axes de lecture. ma problématique est un peu trop bateau à mon goût : En quoi cette scène scelle-t-elle le destin tragique de Phèdre? (ou alors : Quels sont les enjeux de cette scène dans la tragédie?). J'ai déjà pas mal rédigé, mais le problème est que ce que j'ai fait n'est pas assez proche du texte (malgré une lecture analytique précise), je parle trop de l'oeuvre en générale ... Je vois bien que le problème vient de la problématique et du plan, mais je sèche !
Merci de votre aide 
C'est un peu difficile de t'aider (en fait de te dire en quoi tu es trop éloignée du texte) puisqu'on ne sait pas ce que tu as écrit. Tu es peut-être plus proche que tu ne crois de cette tirade ?
Eh bien j'ai presque fini de le rédiger puisque c'est à rendre dans 8h (pas bien de s'y prendre à la dernière minute ...), mais j'ai conservé cette problématique et j'ai resseré mon plan en faisant du II) (la tirade de Phèdre) et du III) (Phèdre héroine tragique) une seule partie car elles se recoupaient, et le III) ne se basait pas trop sur le texte. Donc j'attends la note et je vous tiens au courant !
Bonne chance alors Mimio ; si tu as le temps essaie de résumer les propositions de ton prof ça peut en aider d'autres, merci !
Aucun problème je vous tiens au courant
, mon commentaire est trop gros pour que je le copie en entier ici, je ferai juste partager les remarques du prof quand on aura la correction (la semaine prochaine).
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