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En fait je travail également sur le chapitre V de Candide et j'éprouve certaines difficultés... Dans ce passage, Voltaire dénonce la philosophie de l'optimiste de Leibniz et ce par le personnage de Pangloss ainsi que celui du matelot qui se contredise l'un et l'autre. Ensuite, Voltaire semble dénoncer les maux de la société, mais je n'arrive pas à cibler et dégager assez de matériel pour expliquer cette dénonciation. Je vois bien qu'au début du chapitre (les 5 ou 6 premiers paragraphes), Voltaire énonce beaucoup l'impact irréel de la nature sur les Hommes et notre impuissance face à cela, mais je ne vois pas comment on peut établir clairement qu'il s'agit d'une dénonciation. SVP aidez-moi à y voir plus clair!!!
Bonjour Gen,
Si tu as examiné l'objet d'étude «argumentation», tu as dû percevoir les deux grandes voies littéraires, l'argumentation directe ou explicite, et l'argumentation indirecte ou implicite. La première s'exprime par la forme générale de l'essai, la seconde par la fiction apologétique. Voltaire utilise la seconde par le conte philosophique. Ce qui te dérange, c'est l'absence de morale explicite. Tout est dans l'agencement des éléments du récit pour pointer que notre monde est soumis à la loi implacable du mal. Accessoirement, Voltaire oppose cette succession de malheurs aux propos déconnectés de la réalité émis par Pangloss : leur juxtaposition conduit de fait le lecteur à les juger inadéquats voire mensongers, ce qui constitue une critique implicite de l'optimisme leibnizien.
Revenons aux éléments du récit.
Tu notes d'abord une accumulation amplifiée par une succession rapide. C'est un coup du sort, un véritable retournement de situation imprévisible. L'homme est le jouet des événements. Voilà pour le mal physique, mais s'y surajoute le mal causé par la malignité de l'homme : c'est toute la morale implicite de l'épisode de l'anabaptiste Jacques et du matelot. Ce matelot continue par la suite à se montrer bestial. Si tu y regardes bien, il y a dans toute cette succession un jugement implicite : l'homme de bien est puni, le misérable profite, donc la justice de Dieu est absente soit que Dieu n'existe pas, ou s'il existe, qu'il ne se soucie pas des hommes. Ce sont les propos subversifs de Voltaire.
Comprends-tu mieux maintenant les allusions perfides de Voltaire ? Son habilité à manipuler son lecteur ? Tu es dans le combat philosophique.
Merci pour ces renseignements, le tout m'aide à mieux cerner la volonté de Voltaire par les différents moyens qu'il utilise. Merci pour votre temps
Bonne journée
oui désolé de ne pas l'avoir précisé, mais bien sure que j'ai commencé mon analyse sur mon extrait de candide!
de plus il est à rendre pour demain! je voulais juste avoir votre avis!
voila , merci d'avance!
Bonjour, j'ai une question sur le chapitre V, peut-être que c'est important dans l'étude du chapitre, ou peu^-être pas, en tout cas ça me turlupine :
il s'agit de la scène où L'anabaptiste Jacques (le bon samaritain en quelques sorte) aide un matelot, et à la fin, il finit par en périr :
On lit que, du coup que le matelot donna' il eut lui même une si violente secousse qu'il tomba hors du vaisseau'
Plus loin Jacques va aider le matelot et on lit :
et de l'effort qu'il fit il est précipité dans la mer'
Je touve curieux cette analogie entre les deux personnages : chacun des deux par l'effort qu'il fait (que le but soit honorable ou non) en ressort en quelque sorte 'puni' (si je puis dire, car Voltaire cherche à dénoncer ceux qui croient en la providence)
Je me demandais aussi quelle était la morale de cette petite scène ? Le bon anabaptiste, qui ne croit d'ailleurs pas en la philosophie de pangloss se retrouve mort et non pas le marin qui, il faut le dire, est un personnage horrible à la méchanceté sans raison.
Est-ce l'absurde que Voltaire cherche à mettre en valeur ?
Bonjour Fifou,
Qiu'ajouter à tant de perspicacité ?
Je reprends simplement ce que j'écrivais plus haut :
Tu notes d'abord une accumulation amplifiée par une succession rapide. C'est un coup du sort, un véritable retournement de situation imprévisible. L'homme est le jouet des événements. Voilà pour le mal physique, mais s'y surajoute le mal causé par la malignité de l'homme : c'est toute la morale implicite de l'épisode de l'anabaptiste Jacques et du matelot. Ce matelot continue par la suite à se montrer bestial. Si tu y regardes bien, il y a dans toute cette succession un jugement implicite : l'homme de bien est puni, le misérable profite, donc la justice de Dieu est absente soit que Dieu n'existe pas, ou s'il existe, qu'il ne se soucie pas des hommes. Ce sont les propos subversifs de Voltaire.
Dernière modification par Jean-Luc (vendredi 18 avril 2008 à 15 h 12)
Bonjour ...!
Je suis nouveau sur ce site , et j'ai besoin d'aide pour un commentaire composé . Pendant les cours de francais on s'amuse et maintenant que j'ai un commentaire a faire , je bloque , je cherche dans tout les sites pour savoir comment faire . J'ai un travail sur Candide Chapitre 5 de " A peine " jusqu'à " tout est bien ".
j'ai déjà quelques idées comme : L'expression du cataclysme , les reactions des hommes ( Candide , Le matelot Et Pangloss) ainsi que la "leçon" philosophique ...
Merci d'avance .
Bonjour,
Nous n’avons pas tous les textes littéraires sous la main. La version numérique de votre texte est peut-être disponible sur Internet. Avez-vous vérifié ?
Si vous trouvez l’extrait que vous devez étudier, merci de le recopier dans votre message.
Dernière modification par Muriel H. (dimanche 02 novembre 2008 à 18 h 27)
Bonjour, j'ai un commentaire composé oral à faire sur le chapitre 5 de Candide sur cet extrait:
La moitié des passagers affaiblis, expirants de ces angoisses inconcevables que le roulis d’un vaisseau porte dans les nerfs et dans toutes les humeurs du corps agitées en sens contraire, n’avait pas même la force de s’inquiéter du danger. L’autre moitié jetait des cris et faisait des prières ; les voiles étaient déchirées, les mâts brisés, le vaisseau entrouvert. Travaillait qui pouvait, personne ne s’entendait, personne ne commandait. L’anabaptiste aidait un peu à la manœuvre ; il était sur le tillac ; un matelot furieux le frappe rudement et l’étend sur les planches ; mais du coup qu’il lui donna, il eut lui-même une si violente secousse qu’il tomba hors du vaisseau, la tête la première. Il restait suspendu et accroché à une partie de mât rompue. Le bon Jacques court à son secours, l’aide à remonter, et de l’effort qu’il fait il est précipité dans la mer à la vue du matelot, qui le laissa périr sans daigner seulement le regarder. Candide approche, voit son bienfaiteur qui reparaît un moment, et qui est englouti pour jamais. Il veut se jeter après lui dans la mer : le philosophe Pangloss l’en empêche, en lui prouvant que la rade de Lisbonne avait été formée exprès pour que cet anabaptiste s’y noyât. Tandis qu’il le prouvait a priori, le vaisseau s’entrouvre ; tout périt, à la réserve de Pangloss, de Candide, et de ce brutal de matelot qui avait noyé le vertueux anabaptiste : le coquin nagea heureusement jusqu’au rivage, où Pangloss et Candide furent portés sur une planche.
Quand ils furent revenus un peu à eux, ils marchèrent vers Lisbonne ; il leur restait quelque argent, avec lequel ils espéraient se sauver de la faim après avoir échappé à la tempête.
À peine ont-ils mis le pied dans la ville, en pleurant la mort de leur bienfaiteur, qu’ils sentent la terre trembler sous leurs pas, la mer s’élève en bouillonnant dans le port, et brise les vaisseaux qui sont à l’ancre. Des tourbillons de flammes et de cendres couvrent les rues et les places publiques ; les maisons s’écroulent, les toits sont renversés sur les fondements, et les fondements se dispersent ; trente mille habitants de tout âge et de tout sexe sont écrasés sous des ruines. Le matelot disait en sifflant et en jurant : « Il y aura quelque chose à gagner ici. — Quelle peut être la raison suffisante de ce phénomène ? disait Pangloss. — Voici le dernier jour du monde ! » s’écriait Candide. Le matelot court incontinent au milieu des débris, affronte la mort pour trouver de l’argent, en trouve, s’en empare, s’enivre, et, ayant cuvé son vin, achète les faveurs de la première fille de bonne volonté qu’il rencontre sur les ruines des maisons détruites, et au milieu des mourants et des morts. Pangloss le tirait cependant par la manche : « Mon ami, lui disait-il, cela n’est pas bien, vous manquez à la raison universelle, vous prenez mal votre temps. — Tête et sang, répondit l’autre, je suis matelot et né à Batavia ; j’ai marché quatre fois sur le crucifix dans quatre voyages au Japon ; tu as bien trouvé ton homme avec ta raison universelle ! »
et bon voilà, je dois en premier lieux dégager toutes les manifestations du mal et ensuite montrez comment la neutralité du discours contribue à la réflexion du lecteur.
Premièrement, pour la partie sur les manifestations du mal, ça ne va pas trop pire. Je parle du mal «naturel» qui est la tempête et le tremblement de terre qui s'oppose au mal humain soit lorsque le matelot méchant n'a pas de scrupules pour jeter en bas le pauvre anabaptiste. Bref, je vais développer là-dessus pour ce qui est du mal. Cependant, pour la neutralité du discours, j'ai un peu plus de misère. Je me suis dis que j'allais commencé par parler du registre neutre mais de ma perspective je trouve que ce n'est pas très neutre (surtout lorsqu'il parle des émotions que les marins ressentent et tout).
Je me demandais donc aussi si cette absence de moral démontrait une manifestation du mal ou bien la neutralité du discours.
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